Bonjour à toi cher lecteur!
Aujourd'hui je m'insurge, aujourd'hui je crie, aujourd'hui j'exprime mon désespoir.
Mais que m'arrive-t-il donc te demandes-tu mon canard sauvage. Il m'arrive que je suis à saturation d'hiver! Mon optimisme ne me suffit plus, je n'arrive plus à entrapercevoir les côtés positifs de l'hiver.
Je sais, en hiver, il y a le chocolat chaud, le thé chaud, le feu de cheminée, les dimanches sous la couette, le vin chaud, les illuminations de Noël, la montagne, le ski, les chalets... Rien à foutre!
Ce que je hais dans l'hiver prend le dessus, et encore j'ai cette chance d'habiter dans le sud de la France!
J'en ai marre de superposer des tonnes de couches de vêtements, parce que quand je vais dans un bar, je sais pas quoi faire de tout ça, et ça me gène pour checker mon booty!
J'en ai marre de gratter la glace de mon pare-brise tous les matins, déjà que je galère pour être à l'heure au bureau!
J'en ai marre de pas respirer le grand air sous peine de bronches qui gèlent.
J'en ai marre de rester enfermée le weekend.
J'en ai marre des plat d'hiver type, pot au feu, soupe et le reste, je veux des salades, du concombre et des tomates de saison.
Je veux plus mettre de collants, je veux avoir les gambettes à l'air.
Je veux du soleil, des débardeurs et être habillée d'un rien.
Je veux grillé en maillot au bord de la piscine en allant tremper mes fesses toutes les 10 minutes quand la température devient trop insoutenable.
je veux faire la sieste sans culpabiliser.
Je veux aller à la plage.
Je veux faire des barbecues.
Je veux partir en vacances.
Je veux voyager.
Je veux avoir la marque du maillot et abandonner mon teint blafard hivernal.
Je veux que la nuit commence à 22h00.
Je veux des apéros tous les soirs.
Parce que l'été, on peut aussi boire du chocolat chaud, du thé
chaud ou glacé. Parce que l'été on peut aussi passer ses dimanches au lit sous un drap fin. Parce que le vin je le préfère rosé avec des glaçons, ou rouge avec des grillades. Parce que la montagne et ses lacs, c'est chouette aussi l'été. Parce que si ça nous chante on peut brancher les décos de Noël aussi en été et que que ça peut nous donner l'air décalé et cool...
... Bref, je veux me tirer de ce putain d'hiver!
jeudi 21 février 2013
vendredi 15 février 2013
La guerre des sexes
Bonjour cher lecteur chéri.
Il y a comme une envie d'article qui gronde en moi depuis déjà quelques temps. Et aujourd'hui, je me suis dit qu'il était temps que j'écrive sur cette thématique qui me taraude depuis un bon moment.
Je t'explique. En furetant de droite et de gauche, en écoutant les uns et les autres, en lisant des articles de ci de là, une constatation m'a sauté au visage. Pourquoi les hommes et les femmes sont-ils si souvent en guerre?
Non, ne nie pas mon chou à la crême, toi aussi, j'en suis sûre tu as généralisé, tu as fait un amalgame et tu as un jour prononcé cette phrase "putain, pourquoi tous les mecs/toutes les femmes sont des connards/des super biatches?"
Je ne sais pas, s'il y a quelques jours je vous parlais d'amour, c'est que, ne le nie pas non plus petit furet des bois, voilà un sentiment qui nous obsède et il se traduit souvent par notre obsession de vie à deux.
Alors, j'ai une théorie. Je pense qu'à l'origine de cette guerre des sexes, cette détestation mutuelle, se joue en fait un terrible frustration de sollitude.
Je précise. Toi, personne seule et célibataire, ou toi, personne amoureuse et en couple, tu veux qu'on t'aime, tu ne veux plus être seule dans ce monde de brute, bref, tu veux tenir la main d'une autre personne jusqu'à la fin de ta vie, et que, comme dans les films, se joue une parfaite complicité avec ton ou ta partenaire dans une tourbillonnante histoire d'amour. Tu veux être heureux, tu veux rire sans jamais te lasser de la personne avec qui tu es. Tu veux l'amour, le vrai et tu y as droit. Je te comprends petit rat musqué, tout le monde à droit au bonheur.
Cependant, pour arriver à tout ça, et tu serais au courant si toi aussi tu avais regarder les téléfilms d' M6 qui passent dans Un jour, Une histoire, tout ce merveilleux équilibre que tu recherches, c'est pas "finger in the nose" que tu l'obtiens. Il te faut, pour avoir droit au bonheur, faire ce qu'on appelle, non ne panique pas, des efforts et des compromis.
Et tout le problème est là.
Non, ne conteste pas, toi même tu sais que parfois tu peux être égoiste, que tu ne veux pas te faire marcher sur les pieds car tu as peur que ta bande de copines ou ta bande de potes te dise "tu vas pas faire ce qu'il/elle te dit, t'es pas son chien tout de même!". Et là, moi je réponds, mais de quoi je me mêle?
La guerre des sexes n'est qu'un simulacre qui incarne la douloureuse vérité de notre société. Tout le monde veut avoir le dessus, et pas tout le monde n'est capable de faire des choix pour le bien de la communauté/du couple, car souvent, la petite personne arrogante que l'on peut être ne veut pas céder un centimètre carré de son territoire, et veut, comme un enfant de 4 ans "faire ce que je veux avec mes jouets! je prête pas, c'est à moi!" Et bien l'enfant méchant, égoïste et pas prêteur joue souvent seul dans la cour de récréation!
Mais fichtre, alors, pas de complaintes, je ne veux plus vous entendre. Certains d'entre vous sont complètement responsables de leur malheur, car ils geignent et se plaignent tout le temps que l'autre ne les comprend pas, mais la réciprocité est souvent la même, car ces gens là, à part leurs propres sentiments et leur propres bien être ne s'intéressent à rien d'autre.
Homme et femme, nous sommes très différents, certes. Et bien, acceptons le pacifiquement au lieu de pointer du doigt vulgairement les moindres travers que possèdent le sexe opposé.
Vous allez dire, mais quelle fleur bleue celle là, le chagrin d'amour, elle a jamais dû connaitre, sinon elle dirait elle aussi que tous les mecs sont des connards.
Je t'arrête tout de suite ma brebis arc en ciel. Je suis effectivement tombée sur des sacrés phénomènes, des lâches briseurs de cœur, des menteurs, des simulateurs de sentiments, mais la part de romantique qui est en moi, celle qui veut toujours et encore croire en l'amour, se refuse à baisser les bras. Je ne veux pas généraliser ni introduire dans mon discours une quelconque hiérarchisation des sexes.
Si parfois les histoires d'amour capotent c'est parce qu'on ne tombe pas sur la personne qui nous convient et à qui on convient. Et parfois, c'est plus vicieux, c'est parce qu'on ne fait aucun effort! Il y a des méchants certes, mais tous les hommes ne sont pas des porcs. Et puis, un peu de remise en question ne fait pas de mal, peut-être que nous les filles, parfois, on est pas très clean non plus. Parfois on s'acharne aussi à toujours rechercher, malgré nous, un type d'homme qui ne nous convient pas. Arrêtons la facilité de toujours se tourner vers un coupable idéal, qui ne sera évidemment pas nous!
Bref, si on veut que l'amour marche, mieux vaut se concentrer sur la personne avec qui on est et ne pas la juger coupable d'avance d'appartenir au sexe opposé.
Il y a comme une envie d'article qui gronde en moi depuis déjà quelques temps. Et aujourd'hui, je me suis dit qu'il était temps que j'écrive sur cette thématique qui me taraude depuis un bon moment.
Je t'explique. En furetant de droite et de gauche, en écoutant les uns et les autres, en lisant des articles de ci de là, une constatation m'a sauté au visage. Pourquoi les hommes et les femmes sont-ils si souvent en guerre?
Non, ne nie pas mon chou à la crême, toi aussi, j'en suis sûre tu as généralisé, tu as fait un amalgame et tu as un jour prononcé cette phrase "putain, pourquoi tous les mecs/toutes les femmes sont des connards/des super biatches?"
Je ne sais pas, s'il y a quelques jours je vous parlais d'amour, c'est que, ne le nie pas non plus petit furet des bois, voilà un sentiment qui nous obsède et il se traduit souvent par notre obsession de vie à deux.
Alors, j'ai une théorie. Je pense qu'à l'origine de cette guerre des sexes, cette détestation mutuelle, se joue en fait un terrible frustration de sollitude.
Je précise. Toi, personne seule et célibataire, ou toi, personne amoureuse et en couple, tu veux qu'on t'aime, tu ne veux plus être seule dans ce monde de brute, bref, tu veux tenir la main d'une autre personne jusqu'à la fin de ta vie, et que, comme dans les films, se joue une parfaite complicité avec ton ou ta partenaire dans une tourbillonnante histoire d'amour. Tu veux être heureux, tu veux rire sans jamais te lasser de la personne avec qui tu es. Tu veux l'amour, le vrai et tu y as droit. Je te comprends petit rat musqué, tout le monde à droit au bonheur.
Cependant, pour arriver à tout ça, et tu serais au courant si toi aussi tu avais regarder les téléfilms d' M6 qui passent dans Un jour, Une histoire, tout ce merveilleux équilibre que tu recherches, c'est pas "finger in the nose" que tu l'obtiens. Il te faut, pour avoir droit au bonheur, faire ce qu'on appelle, non ne panique pas, des efforts et des compromis.
Et tout le problème est là.
Non, ne conteste pas, toi même tu sais que parfois tu peux être égoiste, que tu ne veux pas te faire marcher sur les pieds car tu as peur que ta bande de copines ou ta bande de potes te dise "tu vas pas faire ce qu'il/elle te dit, t'es pas son chien tout de même!". Et là, moi je réponds, mais de quoi je me mêle?
La guerre des sexes n'est qu'un simulacre qui incarne la douloureuse vérité de notre société. Tout le monde veut avoir le dessus, et pas tout le monde n'est capable de faire des choix pour le bien de la communauté/du couple, car souvent, la petite personne arrogante que l'on peut être ne veut pas céder un centimètre carré de son territoire, et veut, comme un enfant de 4 ans "faire ce que je veux avec mes jouets! je prête pas, c'est à moi!" Et bien l'enfant méchant, égoïste et pas prêteur joue souvent seul dans la cour de récréation!
Mais fichtre, alors, pas de complaintes, je ne veux plus vous entendre. Certains d'entre vous sont complètement responsables de leur malheur, car ils geignent et se plaignent tout le temps que l'autre ne les comprend pas, mais la réciprocité est souvent la même, car ces gens là, à part leurs propres sentiments et leur propres bien être ne s'intéressent à rien d'autre.
Homme et femme, nous sommes très différents, certes. Et bien, acceptons le pacifiquement au lieu de pointer du doigt vulgairement les moindres travers que possèdent le sexe opposé.
Vous allez dire, mais quelle fleur bleue celle là, le chagrin d'amour, elle a jamais dû connaitre, sinon elle dirait elle aussi que tous les mecs sont des connards.
Je t'arrête tout de suite ma brebis arc en ciel. Je suis effectivement tombée sur des sacrés phénomènes, des lâches briseurs de cœur, des menteurs, des simulateurs de sentiments, mais la part de romantique qui est en moi, celle qui veut toujours et encore croire en l'amour, se refuse à baisser les bras. Je ne veux pas généraliser ni introduire dans mon discours une quelconque hiérarchisation des sexes.
Si parfois les histoires d'amour capotent c'est parce qu'on ne tombe pas sur la personne qui nous convient et à qui on convient. Et parfois, c'est plus vicieux, c'est parce qu'on ne fait aucun effort! Il y a des méchants certes, mais tous les hommes ne sont pas des porcs. Et puis, un peu de remise en question ne fait pas de mal, peut-être que nous les filles, parfois, on est pas très clean non plus. Parfois on s'acharne aussi à toujours rechercher, malgré nous, un type d'homme qui ne nous convient pas. Arrêtons la facilité de toujours se tourner vers un coupable idéal, qui ne sera évidemment pas nous!
Bref, si on veut que l'amour marche, mieux vaut se concentrer sur la personne avec qui on est et ne pas la juger coupable d'avance d'appartenir au sexe opposé.
mercredi 13 février 2013
ah l'amour!
L’amour.
Voilà un sujet qui nous préoccupe toutes et, j’ose espérer,
tous.
Que l’on soit célibataire ou en couple, ces 5 lettres sont
obsédantes, elles veulent à la fois tout dire puisqu’elles sont notre priorité,
et certaine fois rien dire quand on ne se comprend plus.
Je ne sais pas si c’est ma nature de fille, ou ce que la
société me renvoie, ou tout simplement un désir profond de vie à deux, mais l’amour, ce formidable et terrifiant sentiment humain, me hante et me questionne la plupart du temps. Cela vient peut-être du
fait que je me suis, jusqu’à présent, toujours battue pour le conserver...sans succès.
Et pourtant, lorsque je pense idéalement à l’amour, j’imagine
une chose simple, douce, réconfortante et rassurante qui se passe entre deux
personnes. Entre ces individus s’instaure alors une inconditionnalité. Tout donner à l’autre,
non pas par obligation mais plutôt comme choix inévitable, presque par
instinct.
L’amour que nous porte une personne, je l’imagine comme un
trésor qui nous fait nous sentir unique, comme l’amour que je donne à quelqu'un le rend unique et spécial à mes yeux.
L’amour nous rend spécial, nous rend heureux, nous fait rire et sourire, nous ouvre l’esprit
dans un échange incessant d’idées, de points de vue, de sensibilité, de
tendresse, de contacts, de chaleur.
Parce que si l’amour est avant tout une question de
sentiments qui nous emportent sans que l’on puisse se raisonner, se contrôler,
juste constater son être là et ne rien pouvoir faire pour lutter contre, c’est
aussi une histoire de corps.
Moi ce que j’aime, c’est les bisous dans le cou, les câlins,
les caresses, les étreintes, les mots doux à l’oreille, les langoureux baisers, c’est sentir que l’autre s’abandonne
et n’a pas peur de dire « je t’aime ».
Ce que j’aime dans l'amour c’est la fusion, le partage
et surtout pouvoir laisser derrière soi la peur, quelle qu'elle soit, grâce à l’autre, ce rempart qu’il
représente. Et puis à deux, avec une personne qui nous fait frissonner, on est toujours mieux équipé pour affronter la vie.
Et puis l’amour, c’est des projets à deux, des petits
projets comme un voyage, des vacances, et puis des plus grands projets comme
vivre ensemble, fonder une famille.
L’amour est adulte puisqu’il est prise de risques, il est dépassement
de soi, il nous met en danger, à découvert, et c'est pour cela qu'on aime aimer, parce que l'amour nous transcende. Il est don et compromis pour faire en sorte d’offrir à l’autre le
meilleur.
Peut-être que tout ceci n’est que ma définition de l’amour,
néanmoins, si chacun a sa définition, il mérite d’être comblé dans ce qu’il
attend de cette chose aussi belle et précieuse qu'est l’amour !
lundi 28 janvier 2013
Ode au super combo tendinite/baskets.
Tu te demandes sûrement pourquoi après
toutes mes promesses je t'ai un peu délaissé mon choux crémeux.
Mais je t'assure, point de trahison à l'horizon même si oui je
sais, cela fait quelque temps que je n'ai rien écris. Mais promis
juré cher lecteur, cela a été indépendant de ma volonté. Oui, un
drame s'est produit !
Je te raconte.
Alors qu'excitée comme une puce je
déambulais joyeusement dans les rues de Marseille lors du week-end
d'ouverture de Marseille Provence 2013, le destin a frappé. Une
violente douleur s'est saisie de ma cheville droite pour ne plus la
quitter jusqu'à aujourd'hui et certainement pour les semaines à
venir !
Alors comment savoir qui est le
coupable. Est-ce ma paire de boots Jonak qui n'était pas adapté à
mon parcours de plus de 15 kilomètres dans la cité phocéenne qui
est en cause ? Est-ce la faute à mon corps pas assez sportif ni
assez musclé ? Est-ce un marabout vaudou qui aurait exercé son
pouvoir à la demande d'un quelconque ennemi ? Nous ne le
saurons jamais.
Néanmoins, le résultat est là, j'ai
une affreuse tendinite à la cheville droite. Je suis contrainte de
porter une chevillère, mais ce n'est pas le plus grave. Mon médecin
m'a fait un arrêt de travail d'une semaine ce qui fait trois jours
de salaire en moins sur la feuille de paie, mais ce n'est pas le plus
grave. La tendinite, c'est douloureux, prenant, pénible, ça prend
la tête et la douleur vous met de mauvaise humeur dès le réveil,
mais ce n'est pas encore le plus grave. Maintenant je ne peux quasiment pas
marcher, je boîte et j'ai une démarche quasimodoesque, mais ce
n'est pas encore le plus grave. Du coup comme j'ai du mal à marcher, je
n'ai quasiment pas pu faire les soldes, mais ce n'est toujours pas le plus
grave non plus. Le seul article en soldes que j'ai pu acheter c'était
avant le drame, une magnifique paire de boots à talons « the Bootshop » que malheureusement je n'ai pu porter qu'une seule
fois, mais ce n'est pas encore le plus grave.
Non, le plus grave, c'est ce que j'ai
été obligé de faire par la suite.
C'est à la pharmacie que j'ai commencé
à réaliser ce qui m'attendait, quand de toute évidence, même en
forçant, j'ai réalisé que mon immonde chevillère strap grise et
verte ne rentrerait jamais dans mon adorable paire de Repetto modèle
Zizi couleur Kamel que je portais alors. Il a fallu que je me rende à
l'évidence. J'allais devoir acheter des... j'ai du mal à écrire le
mot... des BASKETS (imagine la musique de Psychose en fond cher
lecteur!)
Bon fondamentalement, porter des
baskets n'a rien de dramatique, sauf que dans mon monde, où les sacs
et les chaussures sont des créatures géniales, vivantes, tels de
petits animaux de compagnie, la baskets fait un peu office de petit
chien cagneux atteint de pelade. On l'aime, c'est un vieux compagnon,
mais s'il reste à bonne distance c'est bien, il ne faut pas qu'on le voit trop
souvent, il reste comme un doux souvenir ravivant toute notre
affection, mais DE LOIN, exception faite des cours de sport, bien
évidemment.
Porter des baskets a remis en cause
tout mon sens fashion, ça vous donne l'impression d'un mauvais
retour en arrière à votre phase "skateuse" du lycée, qui
combinée à votre démarche boiteuse vous donne l'impression de ne
plus être vous. Au boulot, vous voudriez cacher vos pieds dans un
trou en permanence. Et débarquer en réunion avec des baskets
montantes, déjà que vous êtes la plus jeune, ne participe pas
vraiment à rehausser votre côte de crédibilité.
Moralité, ben je sais pas trop,
camouflé vos baskets avec un manteau, et soyez patient, votre
cheville vaut bien le fait de porter une paire de baskets pendant 3 semaines...oui je sais, c'est tout de même un peu long.
Bonne journée mon perroquet des îles.
mercredi 9 janvier 2013
Quand une méchante femme me parle mal sur facebook, et ben je lui réponds!
Mes chers chouchous au sucre.
Tout d'abord, bonne année 2013 à vous tous, que la joie, la paix et la santé soient votre destin pour cette nouvelle année.
A vrai dire, j'avais initialement un autre article en tête pour commencer l'année. Mais le destin s'en est mêlé, et je ne pouvais pas passer sur cet événement qui m'est arrivé ce matin même, lorsque j'ai allumé mon ordinateur au boulot.
Je t'explique mon petit agneau, tu as besoin d'une remise dans le contexte.
Hier, alors que je furetais sur facebook, je vais sur la page de la ville d'Aix-en-Provence. En ce moment la ville est en ébullition, eu égard à Marseille-Provence 2013 Capitale de la Culture. Un parcours d'art contemporain s'y prépare pour le weekend d'ouverture qui commence samedi.
Je m'arrête sur une photographie, et là, Ô stupeur, je vois une terrible dame qui déverse tout un tas d'insultes sur la création qui y est représentée et dit que l'art contemporain n'est que "merdasserie" et que "où est passé le temps de Kisling et Modigliani" et "Pitié, arrêtez le massacre de cette vision gerbatoire". Un peu surprise par les propos insultants de cette brave dame, je lui réponds:
"Ma
chère @Valérie Abradicadabra [le nom a été modifié], ne vous a-t-on pas informé que l'art
contemporain a continué à vivre depuis Kisling (mort en 1953) et
Modigliani (mort en 1920).
Certes, ces deux peintres étaient des génies,
mais la comparaison entre peinture et sculpture, qui plus est de deux
époques différentes, n'est-elle pas hasardeuse?
Ceci dit, il y a des
réfractaires à tout, et ces œuvres auront eu le mérite de vous faire
réagir puisque vous en parlez!"
J'ai pas eu l'impression de pousser le bouchon un peu trop loin Maurice avec ce commentaire, mais cette folle-dingue a visiblement vu les choses sous un autre angle. Alors, ô surprise ce matin lorsque je découvre ce qu'elle m'a répondu en ayant au préalable lâchement supprimé son commentaire initial, pour effacer toute preuve de sa mauvaise foi. Et bien, je vous le donne en mille, que des méchancetés incohérentes!
La moutarde m'est montée au nez, et je lui ai dit ma façon de penser avec élégance et une pointe de dédain. Et contrairement à elle, je lui ai adressé ma réponse en message privé et non en place publique!
"Bonjour ma chère et très agressive
Valerie Fiammetta Cinq Abadie (ceci est un pseudonyme, voilà pourquoi je me suis permise de le mettre sur le blog!).
Je dois dire que de bon matin, je
trouve vos réactions vraiment méprisantes à mon égard, et le pire
c'est que vous méprisez ce que vous ne comprenez pas. Car il est
clair que vos commentaires décalés, bêtes et méchants, qui se
veulent plein d'esprit et d'intelligence feinte, ne sont que
rhétorique vide et effets de style !
Sachez, ma chère madame, que
contrairement à vous, je ne passe pas ma vie sur Facebook, d'où mon
abandon précipitamment constaté du débat. De plus, mon commentaire
était en réponse à un autre commentaire qui a été lâchement
supprimé, et je me demande si ce n'est d'ailleurs pas par vous qui
auriez éventuellement modifié votre pseudonyme entre temps. Au cas où je
serais dans l'erreur, je vous fait un petit résumé. Cette personne déversait un flot d'insultes à
propos de l'initiative artistique de la ville d'Aix-en-Provence dans
le cadre de MP2013.
Pour ma part, je souhaitais juste rappeler à cette
personne, que l'art ne c'était pas arrêté dans les années 50, et que la critique facile était un peu facile.
Et triste nouvelle que je dois vous
apprendre, vous qui vivez certainement dans une cave, Modigliani et
Kisling sont bel et bien décédés !
Vous vous adressez à quelqu'un qui a un Master Recherche Arts Plastiques obtenu avec une mention très bien... Le fait que vous
employez le mot « didactique » ne fait pas de vous une
intellectuelle ni une spécialiste de l'art, tout au plus, vous êtes
une simple amatrice d'art qui ne sait recracher que les prémices de
l'art contemporain en refusant toute contemporanéïté réelle, se
retranchant derrière des clichés de pseudo connaisseurs bien
pensants. J'adore Modigliani, j'adore Picasso, sans eux, l'art
d'aujourd'hui ne serait pas le même. Mais je pense que ces artistes
étaient ancrés dans la modernité et le mouvement et qu'ils
auraient très certainement, eux qui ont remis en question la forme
et la vision de l'art comme assemblages de schèmes plastiques à
part entière, une image et une représentation ayant sa propre
valeur, beaucoup apprécié que l'art contemporain soit si visible en
ville, qu'on y adhère ou pas.
Contrairement à vous, je ne me réjouie
pas d'humilier prétendument une personne en publique.
Pour moi vous ne voulez rien dire, vous
êtes juste pétrie de suffisance, de médiocrité et de lâcheté.
Mais relisez-vous vous-même, et je
vous en pris, faites moi une explication de texte ! Je ne suis
jamais contre quelques explications, j'aime apprendre.
[voilà ce qu'elle m'avait écrit, entre parenthèses non italique, les questionnements que j'ai ajouté et envoyé]
« Ah oui...."ne vous
a-t-on pas informé que" Julio Junior Modigliani (mais qui
est-il?) a coulé quelques bronzes...où avais-je la tête!! (Je
file au coin, les mains sur la tête). (pouvez-vous m'expliquer
le sous-entendu de cette blague?)
Vous avez, chère Mélanie,
d'illustres repères didactiques.
..et ils sont morts????!!!! (Qui? Mes repères didactiques ou
Kisling et Modigliani ? S'il s'agit des deux artistes, encore
une fois, oui!)
je vais y aller...pas en courant..(je tiens à préciser à
Mélanie que mon champ sémanticale (sémantique non?) s'est adapté à ce que CE que
CELA m'inspire :))) (mais encore????)
@Mélanie: ahhahahah (vous avez le rire facile!) je viens de
vous relire "mais la comparaison entre peinture et sculpture,
qui plus est de deux époques différentes, n'est-elle pas
hasardeuse? Ceci dit, il y a des réfractaires à tout, et ces œuvres
auront eu le mérite de vous faire réagir puisque vous en
parlez!"..........vous êtes totalement "décomplexée"
avec vos approximations exaltées (de quels complexes suis-je
censé souffrir, et de quels approximations
m'accusez-vous?)...relisez ce que Picasso évoquait sur Le chat et
l'Oiseau..(à priori, vous n'avez plus rien à dire) ... »
(conclusion hâtive!)"
Et Vlan, dans les dents!
Tout le monde a le droit d'avoir ses propres goûts et ses propres convictions, mais pour autant, même si le débat est souvent une chose souhaitable, il faut garder l'esprit ouvert et ne pas juger de manière aussi grave, définitive et agressive le travail des autres.
Et puis, mes résolutions pour la nouvelle année n'incluent pas que je dois me faire insulter par une folle inculte sans réagir! Na!
Sur cet acte de rébellion, bisous doux mes perroquets exotiques.
vendredi 28 décembre 2012
La fin d'année ou se sentir comme une dinde farcie...
Bonjour chers lecteurs!
Après ces fêtes de Noël pantagruéliques, j'ai enfin réussi à rouler jusqu'à mon ordinateur pour rédiger cet article.
Noël fut cette année chargé en émotions, significations, constats et découvertes! Tant de choses me direz-vous. Oui, tant de choses. On peut dire que ces fêtes de noël n'ont pas très bien commencé, et j'aurais dû me méfier de la suite des événements après le terrible repas de Noël du boulot. Mais moi, toujours optimiste et vouant un culte d'adoration à Noël, je ne me suis pas méfié, tout ceci ne m'a pas mis sur la voie et le repas de Noël du 24 décembre fut fort en révélations.
Bref, chers lecteurs, ce soir là des conclusions sous-jacentes depuis un moment se sont imposées à moi!
Je suis en train de changer! Et comme tout changement chez moi, cela se fait dans la douleur et l'interrogation. Moi qui était un cheval fougueux sans limites, je suis en train de m'assagir, et cela me fait peur! Ce n'est pas que je refuse de grandir, c'est juste que à trop devenir adulte et posée, j'ai peur de perdre mon indignation juvénile qui faisait de moi ce que j'étais et qui me permettait de clamer haut et fort "si tu ne t'indignes plus de l'injustice, c'est que tu es résignée, et la résignation c'est le début de ta propre trahison !"
Et aujourd'hui mes amis, je me sens comme une vache ruminante qui observe passer les trains sans aucun intérêt pour rien. Je m'auto-étouffe sous prétexte de sagesse.
Est-on sage lorsqu'on ne réagit plus? Lorsqu'on n'a plus de convictions? Enfin, ce n'est pas que je n'ai plus de convictions, mais mon côté rebelle est absorbé par un calme olympien, moi, la sanguine, moi la fille du sud. Alors se met en place le manège insidieux de l'hypocrisie involontaire. Car voulant être calme, détendue, gentille, non blessante, posée, je me retiens de dire le fond de ma pensée aux éventuels intéressés. Mais, étant d'un tempérament à ne pas pouvoir garder ma langue dans ma poche, car je préfère que les choses soient dehors plutôt que dedans et me rongent, du coup, je déborde et je me répands auprès d'autres personnes que les dits intéressés sous couvert de confidence. On peut se demander alors si ce n'est pas plutôt de la lâcheté que de vouloir éviter le face à face? Enfin, j'ai un peu du mal à suivre ma nouvelle ligne de conduite.
Je crois que lorsqu'un changement s'opère en soi, la frontière est très fine entre la modification de soi et la perte de soi.
J'ai l'impression que tout se mélange en moi, que tout commence à m'envahir, à m'exploser à la figure. Car à force de me taire, de ne vouloir blesser personne, j'ai baissé mes défenses, et j'ai perdu mon répondant. Je me laisse faire. Lorsqu'on me fait une remarque, je ne dis rien, je me tais et je perds peu à peu cette confiance en moi que j'avais mis longtemps à construire. Je me sens comme une dinde aux marrons.
En ce moment, je ne sais pas vraiment qui je suis, je ne sais plus. Et puis, suite à quelques conversations, je ne sais plus si j'avais raisons d'être moi-même comme avant, ou si je dois construire un nouveau moi mou, fade et d'accord avec tout.
Mais d'où viennent toutes ces nouvelles perceptions, et ces changements inopinés? Est-ce cyclique? Est-ce l'âge? Est-ce le milieu de travail où il me semble jouer un rôle chaque jour en me retenant d'être moi même? Ce faux moi besogneux a-t-il pris le dessus sur le vrai moi? Ce moi factice qui ne dit rien, qui se doit de se faire accepter par tout le monde, celui qui est lisse, celui qui sourit même quand l'envie de coller une baffe se fait sentir. Ce moi je le déteste, il m'étrangle jour après jour, il me force à rentrer dans des cases, des catégories, des normes sociales qui ne sont qu'un jeu, le jeu du dénie de soi, pour quelles raisons au fait?
Et puis, il y a toute cette complexité qui est mienne depuis tant de temps, celle que je traîne avec moi en permanence, tel un boulet, celle qui parfois me saigne, me pèse, me tourmente et m'emplie l'intérieur jusqu'à me nouer la gorge. Et il y a cette sensibilité excessive que je combats nuit et jour, celle qui me vexe, qui m'émeut aux larmes, qui me fait de la peine, et qui, mêlée à ma complexité, m’empêche de dormir.
Il y avait un dernier rempart à tout ça, un rempart qui me faisait dire que peut importe finalement tant que j'étais bien avec moi même, un rempart qui me faisait dire que malgré mes vilains défauts, les gens pouvaient m'aimer comme ça de manière inconditionnelle, mais en cette fin d'année 2012, ce rempart est tombé et je me sens nue, même désossée. Je ne sais plus rien.
2012 fut en dents de scie, remplie d'épreuves, de déceptions, de vide, d'un peu d'espoir, d’incompréhension, de quelques bonheurs tout de même. Mais toutes les bonnes choses, on les oublie si vite quand le mal de vivre s'attaque à votre cœur et vos entrailles. Alors comme dirait quelqu'un que j'adore "vivement que cette foutue année 2012 se termine, 2013 sera mon année!" L'année du bonheur, de la compréhension, de la confiance, de la simplification, du juste milieu, de l'apaisement et du reste!
Bisous doux mes agneaux!
Après ces fêtes de Noël pantagruéliques, j'ai enfin réussi à rouler jusqu'à mon ordinateur pour rédiger cet article.
Noël fut cette année chargé en émotions, significations, constats et découvertes! Tant de choses me direz-vous. Oui, tant de choses. On peut dire que ces fêtes de noël n'ont pas très bien commencé, et j'aurais dû me méfier de la suite des événements après le terrible repas de Noël du boulot. Mais moi, toujours optimiste et vouant un culte d'adoration à Noël, je ne me suis pas méfié, tout ceci ne m'a pas mis sur la voie et le repas de Noël du 24 décembre fut fort en révélations.
Bref, chers lecteurs, ce soir là des conclusions sous-jacentes depuis un moment se sont imposées à moi!
Je suis en train de changer! Et comme tout changement chez moi, cela se fait dans la douleur et l'interrogation. Moi qui était un cheval fougueux sans limites, je suis en train de m'assagir, et cela me fait peur! Ce n'est pas que je refuse de grandir, c'est juste que à trop devenir adulte et posée, j'ai peur de perdre mon indignation juvénile qui faisait de moi ce que j'étais et qui me permettait de clamer haut et fort "si tu ne t'indignes plus de l'injustice, c'est que tu es résignée, et la résignation c'est le début de ta propre trahison !"
Et aujourd'hui mes amis, je me sens comme une vache ruminante qui observe passer les trains sans aucun intérêt pour rien. Je m'auto-étouffe sous prétexte de sagesse.
Est-on sage lorsqu'on ne réagit plus? Lorsqu'on n'a plus de convictions? Enfin, ce n'est pas que je n'ai plus de convictions, mais mon côté rebelle est absorbé par un calme olympien, moi, la sanguine, moi la fille du sud. Alors se met en place le manège insidieux de l'hypocrisie involontaire. Car voulant être calme, détendue, gentille, non blessante, posée, je me retiens de dire le fond de ma pensée aux éventuels intéressés. Mais, étant d'un tempérament à ne pas pouvoir garder ma langue dans ma poche, car je préfère que les choses soient dehors plutôt que dedans et me rongent, du coup, je déborde et je me répands auprès d'autres personnes que les dits intéressés sous couvert de confidence. On peut se demander alors si ce n'est pas plutôt de la lâcheté que de vouloir éviter le face à face? Enfin, j'ai un peu du mal à suivre ma nouvelle ligne de conduite.
Je crois que lorsqu'un changement s'opère en soi, la frontière est très fine entre la modification de soi et la perte de soi.
J'ai l'impression que tout se mélange en moi, que tout commence à m'envahir, à m'exploser à la figure. Car à force de me taire, de ne vouloir blesser personne, j'ai baissé mes défenses, et j'ai perdu mon répondant. Je me laisse faire. Lorsqu'on me fait une remarque, je ne dis rien, je me tais et je perds peu à peu cette confiance en moi que j'avais mis longtemps à construire. Je me sens comme une dinde aux marrons.
En ce moment, je ne sais pas vraiment qui je suis, je ne sais plus. Et puis, suite à quelques conversations, je ne sais plus si j'avais raisons d'être moi-même comme avant, ou si je dois construire un nouveau moi mou, fade et d'accord avec tout.
Mais d'où viennent toutes ces nouvelles perceptions, et ces changements inopinés? Est-ce cyclique? Est-ce l'âge? Est-ce le milieu de travail où il me semble jouer un rôle chaque jour en me retenant d'être moi même? Ce faux moi besogneux a-t-il pris le dessus sur le vrai moi? Ce moi factice qui ne dit rien, qui se doit de se faire accepter par tout le monde, celui qui est lisse, celui qui sourit même quand l'envie de coller une baffe se fait sentir. Ce moi je le déteste, il m'étrangle jour après jour, il me force à rentrer dans des cases, des catégories, des normes sociales qui ne sont qu'un jeu, le jeu du dénie de soi, pour quelles raisons au fait?
Et puis, il y a toute cette complexité qui est mienne depuis tant de temps, celle que je traîne avec moi en permanence, tel un boulet, celle qui parfois me saigne, me pèse, me tourmente et m'emplie l'intérieur jusqu'à me nouer la gorge. Et il y a cette sensibilité excessive que je combats nuit et jour, celle qui me vexe, qui m'émeut aux larmes, qui me fait de la peine, et qui, mêlée à ma complexité, m’empêche de dormir.
Il y avait un dernier rempart à tout ça, un rempart qui me faisait dire que peut importe finalement tant que j'étais bien avec moi même, un rempart qui me faisait dire que malgré mes vilains défauts, les gens pouvaient m'aimer comme ça de manière inconditionnelle, mais en cette fin d'année 2012, ce rempart est tombé et je me sens nue, même désossée. Je ne sais plus rien.
2012 fut en dents de scie, remplie d'épreuves, de déceptions, de vide, d'un peu d'espoir, d’incompréhension, de quelques bonheurs tout de même. Mais toutes les bonnes choses, on les oublie si vite quand le mal de vivre s'attaque à votre cœur et vos entrailles. Alors comme dirait quelqu'un que j'adore "vivement que cette foutue année 2012 se termine, 2013 sera mon année!" L'année du bonheur, de la compréhension, de la confiance, de la simplification, du juste milieu, de l'apaisement et du reste!
Bisous doux mes agneaux!
jeudi 20 décembre 2012
Le repas de Noël du boulot ou le repas de l'angoisse!
Chers amis.
Mon assiduité à quelque peu flanchée ces derniers temps, mais chose incroyable, j'ai été débordée au boulot!!! (enfin débordée en mode fonction publique, donc, j'ai simplement eu des choses à faire.)
Bref, si je vous écris aujourd'hui, c'est que j'ai vécu pour la première fois l'expérience traumatisante du repas de Noël du boulot! Je ne pouvais pas garder cela pour moi, voilà qui était bien trop dur à porter sur mes frêles épaules (Et le premier qui sous-entendra que mes épaules sont tout sauf frêles aura à faire à moi!).
En amont, je fus quelque peu briefer sur le déroulement habituel du repas de Noël par mon boss, et déjà quelques jours avant la date fatidique, je ne sais pas pourquoi, j'avais comme une sorte d'appréhension. Aujourd'hui je qualifierais cette appréhension d'intuition visionnaire!
Donc telle une adolescente de série américaine en attente d'une invitation au bal de promo, j'attendais avec impatience mon invitation à une table pour le repas fastueux de Noël. Mais le jour J, Anne ma sœur Anne, toujours rien à l'horizon, aucune invitation. Je décrochais donc mon téléphone dans la matinée pour appeler une collègue et lui demander à quelle heure elle comptait se rendre à ce rendez-vous annuel de la fête et de la débauche municipale. Enfin vous vous doutez bien que je lui ai juste demandé "tu y vas à quelle heure toi au repas de Noël?" d'un air tout à fait innocent mais qui était emplie de l'angoisse cachée de me retrouver à une table de relous!
Et bien, je vous le donne en mille, malgré toutes mes précautions, des relous se sont tout de même glisser à ma table! Horreur.
Enfin, revenons à nos moutons immédiats, nous fixons un rendez-vous par téléphone afin de convoyer ensemble vers le lieu des incidents. Je rejoins donc ma collègue A dans son bureau où attendait également la collègue B avec qui j'ai quelques difficultés relationnelles, mais la collègue B ignore à quel point je lui flaquerais bien une paire de gifles! Et là, tout de suite, B me donne l'occasion de penser que je lui mettrais bien un coup de tête par sa première attaque sournoise. De son plus bel accent belge elle me sort sur un ton glacial et terriblement autoritaire, à la limite de l'esclavagisme, un "Tiens, pendant que tu y es, enlève le papier sur la porte! rrrrrrr (supposés grognements)". Alors, premièrement, j'y étais pas vraiment, et deuxièmement, ne faut-il pas finir sa phrase par une formule de politesse type "s'il te plaît" quand on est quelqu'un de bien élevé? P... (l'incident à l'air banal, mais elle et moi, on a comme un passif toutes les deux, putain elle me prend pour une stagiaire larbin alors que merde, je ne suis ni stagiaire, vu que je suis chargée de comm, et en plus je suis pas larbin non plus!)
Nous voilà donc parties vers notre destin festoyant et là, arrivée devant la salle, le plus grand et le plus long moment de solitude de ma vie a débuté pour moi, où comme j'aime à l'appeler autrement "le repas de Noël de l'angoisse qui dura 4h!!!!".
Après une bataille acharnée des employés municipaux actifs et retraités pour trouver une place à une table qu'ils affectionnent avec des gens qu'ils, minimum, tolèrent, tout le monde se met en conditions pour écouter le discours de Monsieur M notre maitre à tous. Moi, je me retrouve à table entre A et B (putain B me cherche, je le sens bien). Un espèce de quarantenaire mode vieux beau(f) en pleine crise du quadra se joint à nous, c'est un copain de B. Dans une tentative minable et pathétique de draguer une minette (en l’occurrence moi), il décide de m'appeler Sandra toute la journée sauf que je m'appelle pas comme ça, et ça, ça le fait marrer le type, mais genre à s'en taper le cul par terre! Cette situation de séduction lourde à laquelle s'adonne notre quadra relou, ne plait pas du tout à B, qui, ça se lit sur son visage, se ferait bien soulevé par la police municipale. Elle sort donc ses griffes à la moindre occasion, en me coupant la parole à tout bout de champ et en me donnant même, soit disant sans faire exprès, des coups de pieds sous la table.
Sur ma gauche éloignée, une autre pauvre truffe s'installe. C'est une dame qui a un contentieux inavoué avec moi et qui aime à dire à qui veux l'entendre, la garce, que je suis stagiaire. Je me plais à la surnommer "l'hystéro de l'appareil photo" depuis son agression téléphonique sur ma personne. En effet, un jour de quiétude au boulot, mon téléphone sonna, chose rare à cette époque, et mon interlocutrice, elle, trouva normal de me parler comme à un bichon maltais qui aurait eu le rage et qui aurait voulu manger un enfant. Tout ça parce que je n'ai pas voulu exécuter ses ordres injustifiés. Et cette adorable femme n'a pas hésiter une seule seconde à lancer à travers la tablée un tonitruant "Ah ouiiii, on se connait, c'est moi qui vous avais appelé pour l'appareil photo, et c'est vous qui ne me l'avez pas apporté, vous êtes la stagiaire de J non?" Putain, je suis pas stagiaire, et J le premier m'appelle sa collaboratrice! Je lui aurait bien péter les dents mais j'ai préférer lui répondre d'une voix angélique "Oh, ne soyons pas fâchées, la rancune n'est pas une qualité pour une femme élégante et tout ça est derrière nous. Au fait, j'ai été obligé de faire le tri pour la prochaine publication, on est trop juste, du coup, pas d'article sur votre structure!" Bon c'est pas vrai, mais ça elle est pas censée le savoir. Œil pour œil, dent pour dent!
Bref, autant vous dire que dès le début du repas, je ne sentais pas trop les choses, et vous pensez que j'ai touché le fond, et bien non, parce qu'après le fond, il y a le sous-fond.
Comme ce grand moment du foie gras, celui qui a suivit le moment où le gros lourd de 40 ans m'a très distinctement hurlé que mes boucles d'oreilles couleur sapin, cadeaux offert la veille par une très bonne amie, ressemblaient à un étron... Comment vous dire, poésie quand tu nous tiens!
Et lorsque j'ai eu le malheur de me resservir du fois gras, cet être délicat a hurler à qui voulait l'entendre (oui, il ne savait pas parler normalement) "Eh ben Sandra, vaut mieux t'avoir en photo qu'à table!". Solitude.
Le spectacle cabaret choisi par "l'hystéro de l'appareil photo" a commencé. Se sont succédés des numéros les plus médiocres les uns que les autres dans l'indifférence la plus totale des 200 convives. Pantalons pattes d'eph en lycra moulant dorés ont côtoyé des bottes type sado-maso en sky noires vernis qui, elles, ont virevolté au son du chant faux d'une artiste interprète de seconde zone et d'une mélodie de trompette à se tirer une balle, surtout lorsque les artistes, où les "boys ans girls" comme ils aiment à se faire surnommer, ont entamé "Dans le port d'Amsterdam" déguisés en pirates des caraibes...Nous touchions les abîmes des entrailles de la terre, enfin c'est ce que je croyais jusqu'à ce que "l'hystéro" prenne le micro pour faire une annonce.
Cette annonce microphonique demandait aux hommes d'arrêter de se rendre dans les loges pour ne pas troubler la "pudeur" des danseuses pendant qu'elles se changeaient. C'est à dire qu'une bande de pervers municipaux en rûte, excités par les danseuses semi-dénudées dans leur tenue Moulin Rouge tout en strass et paillettes, se ruaient dans les coulisses, certainement plus qu'émécher, pour harceler ces pauvres femmes, terrorisées au point de demander une annonce micro pour qu'on cesse de les importuner...Tristesse! Là je me suis dit qu'il était temps de partir, que je ne pouvais pas vivre cette épanouissante expérience plus longtemps. J'ai donc salué tout le monde poliment et je me suis tirée, loin! Heureusement le repas était très bon, tout en foie gras, saumon fumé, canard, gratin, fromage, mignardises et papillotes. J'aurais au moins gagné ça.
En conclusion, sans appel et définitive, je déteste les repas de Noël du boulot!
Bisous doux à vous et joyeuses fêtes! Que votre réveillon ne ressemble en rien à cette expérience traumatisante.
Mon assiduité à quelque peu flanchée ces derniers temps, mais chose incroyable, j'ai été débordée au boulot!!! (enfin débordée en mode fonction publique, donc, j'ai simplement eu des choses à faire.)
Bref, si je vous écris aujourd'hui, c'est que j'ai vécu pour la première fois l'expérience traumatisante du repas de Noël du boulot! Je ne pouvais pas garder cela pour moi, voilà qui était bien trop dur à porter sur mes frêles épaules (Et le premier qui sous-entendra que mes épaules sont tout sauf frêles aura à faire à moi!).
En amont, je fus quelque peu briefer sur le déroulement habituel du repas de Noël par mon boss, et déjà quelques jours avant la date fatidique, je ne sais pas pourquoi, j'avais comme une sorte d'appréhension. Aujourd'hui je qualifierais cette appréhension d'intuition visionnaire!
Donc telle une adolescente de série américaine en attente d'une invitation au bal de promo, j'attendais avec impatience mon invitation à une table pour le repas fastueux de Noël. Mais le jour J, Anne ma sœur Anne, toujours rien à l'horizon, aucune invitation. Je décrochais donc mon téléphone dans la matinée pour appeler une collègue et lui demander à quelle heure elle comptait se rendre à ce rendez-vous annuel de la fête et de la débauche municipale. Enfin vous vous doutez bien que je lui ai juste demandé "tu y vas à quelle heure toi au repas de Noël?" d'un air tout à fait innocent mais qui était emplie de l'angoisse cachée de me retrouver à une table de relous!
Et bien, je vous le donne en mille, malgré toutes mes précautions, des relous se sont tout de même glisser à ma table! Horreur.
Enfin, revenons à nos moutons immédiats, nous fixons un rendez-vous par téléphone afin de convoyer ensemble vers le lieu des incidents. Je rejoins donc ma collègue A dans son bureau où attendait également la collègue B avec qui j'ai quelques difficultés relationnelles, mais la collègue B ignore à quel point je lui flaquerais bien une paire de gifles! Et là, tout de suite, B me donne l'occasion de penser que je lui mettrais bien un coup de tête par sa première attaque sournoise. De son plus bel accent belge elle me sort sur un ton glacial et terriblement autoritaire, à la limite de l'esclavagisme, un "Tiens, pendant que tu y es, enlève le papier sur la porte! rrrrrrr (supposés grognements)". Alors, premièrement, j'y étais pas vraiment, et deuxièmement, ne faut-il pas finir sa phrase par une formule de politesse type "s'il te plaît" quand on est quelqu'un de bien élevé? P... (l'incident à l'air banal, mais elle et moi, on a comme un passif toutes les deux, putain elle me prend pour une stagiaire larbin alors que merde, je ne suis ni stagiaire, vu que je suis chargée de comm, et en plus je suis pas larbin non plus!)
Nous voilà donc parties vers notre destin festoyant et là, arrivée devant la salle, le plus grand et le plus long moment de solitude de ma vie a débuté pour moi, où comme j'aime à l'appeler autrement "le repas de Noël de l'angoisse qui dura 4h!!!!".
Après une bataille acharnée des employés municipaux actifs et retraités pour trouver une place à une table qu'ils affectionnent avec des gens qu'ils, minimum, tolèrent, tout le monde se met en conditions pour écouter le discours de Monsieur M notre maitre à tous. Moi, je me retrouve à table entre A et B (putain B me cherche, je le sens bien). Un espèce de quarantenaire mode vieux beau(f) en pleine crise du quadra se joint à nous, c'est un copain de B. Dans une tentative minable et pathétique de draguer une minette (en l’occurrence moi), il décide de m'appeler Sandra toute la journée sauf que je m'appelle pas comme ça, et ça, ça le fait marrer le type, mais genre à s'en taper le cul par terre! Cette situation de séduction lourde à laquelle s'adonne notre quadra relou, ne plait pas du tout à B, qui, ça se lit sur son visage, se ferait bien soulevé par la police municipale. Elle sort donc ses griffes à la moindre occasion, en me coupant la parole à tout bout de champ et en me donnant même, soit disant sans faire exprès, des coups de pieds sous la table.
Sur ma gauche éloignée, une autre pauvre truffe s'installe. C'est une dame qui a un contentieux inavoué avec moi et qui aime à dire à qui veux l'entendre, la garce, que je suis stagiaire. Je me plais à la surnommer "l'hystéro de l'appareil photo" depuis son agression téléphonique sur ma personne. En effet, un jour de quiétude au boulot, mon téléphone sonna, chose rare à cette époque, et mon interlocutrice, elle, trouva normal de me parler comme à un bichon maltais qui aurait eu le rage et qui aurait voulu manger un enfant. Tout ça parce que je n'ai pas voulu exécuter ses ordres injustifiés. Et cette adorable femme n'a pas hésiter une seule seconde à lancer à travers la tablée un tonitruant "Ah ouiiii, on se connait, c'est moi qui vous avais appelé pour l'appareil photo, et c'est vous qui ne me l'avez pas apporté, vous êtes la stagiaire de J non?" Putain, je suis pas stagiaire, et J le premier m'appelle sa collaboratrice! Je lui aurait bien péter les dents mais j'ai préférer lui répondre d'une voix angélique "Oh, ne soyons pas fâchées, la rancune n'est pas une qualité pour une femme élégante et tout ça est derrière nous. Au fait, j'ai été obligé de faire le tri pour la prochaine publication, on est trop juste, du coup, pas d'article sur votre structure!" Bon c'est pas vrai, mais ça elle est pas censée le savoir. Œil pour œil, dent pour dent!
Bref, autant vous dire que dès le début du repas, je ne sentais pas trop les choses, et vous pensez que j'ai touché le fond, et bien non, parce qu'après le fond, il y a le sous-fond.
Comme ce grand moment du foie gras, celui qui a suivit le moment où le gros lourd de 40 ans m'a très distinctement hurlé que mes boucles d'oreilles couleur sapin, cadeaux offert la veille par une très bonne amie, ressemblaient à un étron... Comment vous dire, poésie quand tu nous tiens!
Et lorsque j'ai eu le malheur de me resservir du fois gras, cet être délicat a hurler à qui voulait l'entendre (oui, il ne savait pas parler normalement) "Eh ben Sandra, vaut mieux t'avoir en photo qu'à table!". Solitude.
Le spectacle cabaret choisi par "l'hystéro de l'appareil photo" a commencé. Se sont succédés des numéros les plus médiocres les uns que les autres dans l'indifférence la plus totale des 200 convives. Pantalons pattes d'eph en lycra moulant dorés ont côtoyé des bottes type sado-maso en sky noires vernis qui, elles, ont virevolté au son du chant faux d'une artiste interprète de seconde zone et d'une mélodie de trompette à se tirer une balle, surtout lorsque les artistes, où les "boys ans girls" comme ils aiment à se faire surnommer, ont entamé "Dans le port d'Amsterdam" déguisés en pirates des caraibes...Nous touchions les abîmes des entrailles de la terre, enfin c'est ce que je croyais jusqu'à ce que "l'hystéro" prenne le micro pour faire une annonce.
Cette annonce microphonique demandait aux hommes d'arrêter de se rendre dans les loges pour ne pas troubler la "pudeur" des danseuses pendant qu'elles se changeaient. C'est à dire qu'une bande de pervers municipaux en rûte, excités par les danseuses semi-dénudées dans leur tenue Moulin Rouge tout en strass et paillettes, se ruaient dans les coulisses, certainement plus qu'émécher, pour harceler ces pauvres femmes, terrorisées au point de demander une annonce micro pour qu'on cesse de les importuner...Tristesse! Là je me suis dit qu'il était temps de partir, que je ne pouvais pas vivre cette épanouissante expérience plus longtemps. J'ai donc salué tout le monde poliment et je me suis tirée, loin! Heureusement le repas était très bon, tout en foie gras, saumon fumé, canard, gratin, fromage, mignardises et papillotes. J'aurais au moins gagné ça.
En conclusion, sans appel et définitive, je déteste les repas de Noël du boulot!
Bisous doux à vous et joyeuses fêtes! Que votre réveillon ne ressemble en rien à cette expérience traumatisante.
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