lundi 28 octobre 2013

Et si on faisait griller de la guimauve tout en discutant du néant dans lequel je me trouve?

Introspection quand tu me tiens, tu mets un peu le bordel dans mes neurones (déjà peu nombreux, ils sont à présent emmêlés!).

Bref, ce blog a presque un an, si ce n'est déjà fait (oui, je sais, je suis une mauvaise mère de blog), et non, c'est décidé, je ne l'abandonnerai pas dans le vaste monde du web. J'ai décidé de m'y accrocher comme une moule à un rocher, voilà une des seules choses dont je suis à peu près sûre en ce moment.

Dans ma quête de la stabilité et de mon fil d’Ariane qui, je l'espère, me permettra de sortir du foutu labyrinthe dans lequel je me trouve perdu en ce moment, et à ce niveau de perdition, je dirais même que je suis quasiment ensevelie, une chose est sûre, je ne peux pas laisser tomber l'écriture. C'est la thérapie des égocentriques teneurs de blog que nous sommes (n'y voyez rien de péjoratif!).

Alors, tels des exercices d'écriture salvatrice, je vais tenter de réaliser des posts jour après jour jusqu'à ce que l'un d'entre eux finisse pas avoir un véritable sujet et une vraie vocation de partage d'expérience réflexive vouée à nous faire tous avancer, vous et moi. Ambitieux, je te l'accorde ma licorne.

L’exercice est donc périlleux, et je vais certainement paumer bon nombre d'entre vous en route, lassés par mes introspections stériles et nombrilistes. Qui sait, on se retrouvera peut-être tous quelque part, genre au bord d'un chemin, pour constater gaiement ensemble l'inévitable dérive de ce blog et de ma personne tout en mangeant des marshmallows grillés. Mais je crois que quand on est pas trop mauvais dans un domaine, même si cela ne doit mener nulle part, il faut s'y accrocher coûte que coûte, histoire de flatter son égo (qui en a, en ce moment, bien besoin!), et de s'auto-congratuler en se disant que notre cas n'est peut-être pas désespérer.

J'admire la blogueuse régulière, celle qui a toujours un truc à dire, sur elle, sur les autres ou sur la vie, celle qui ne semble jamais saisi du syndrome de la page blanche qui la renvoie directement, comme c'est mon cas, à ce vide sidérale qui s'empare parfois de moi.
"Que vais-je leur dire? Raconter uniquement ma vie n'est-il pas dénué d’intérêt? Si même moi parfois je m'auto-saoule avec mes questionnements métaphysiques, que peut bien en penser un pauvre lecteur innocent?" Ne faut-il pas sortir de soit pour devenir brillant?
Un jour, lors d'une folle soirée de ma lointaine jeunesse, je parlais avec un charmant garçon que je trouvait extrêmement brillant et créatif, et je me rappelle lui avoir dit avec ma voix de Kévina "Non mais tu comprends, je suis lassé d'entendre les gens parler d'eux, tu sais, ceux qui s'écoutent parler et qui n'envisagent que leur propre nombril" Et il m'avait très justement répondu "Je pense que les gens qui ne parlent que d'eux parlent du seul sujet qu'ils connaissent et qu'ils maîtrisent, car en définitif, ces adeptes du monologue ne s'intéressent qu'à eux." J'avais trouvé ça très juste comme remarque.
Mais alors, où est la frontière entre l'égocentrisme et le besoin de partage d'expériences d'auteur pour que toi, lecteur, tu puisses aussi réflexionner sur ta vie?

Je crois que j'ai perdu de vu l'utilité de ce blog. Je ne sais pas si je l'ai créé parce que j'adore écrire ou parce que j'ai des choses à dire. Mais toi mon chou à la crème, je t'aime, et je ne veux pas te laisser là en plan comme je l'ai fait pendant tous ces mois. Je vais donc continuer à réfléchir sur le fait de parler des choses, et promis juré craché, je finirais pas te confier des choses intéressantes autres que ma perdition peut-être liée à mon état pré-trentenaire. Mais je ne suis même pas sûre qu'il y ait un lien de cause à effet, car aussi loin que je m'en souviennes, malgré une attitude de simulacre visant à prouver le contraire, je crois que j'ai toujours été perdue fasse à notre vaste monde dont l'injustice et les incohérences m'ont toujours laissée dans une grande perplexité, et dans un questionnement qui pourrait se résumer à un simple déstabilisant POURQUOI?

A bientôt ma biche en sucre.


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vendredi 25 octobre 2013

Coincée au dos d'un paquet de céréales!

Voilà mon bouchon, je m'étais absentée depuis un petit moment, et puis me revoilà.

Pourquoi une telle absence, je ne saurais trop quoi te dire. Pourtant, des choses, il s'en est passé, des aventures, j'en ai eu, même pas mal en fait.

Tout d'abord j'ai aménagé avec Chouchou. Et puis, je suis partie en Thaïlande pendant un mois afin de dire bonjour à une partie de ma vie passée, et de déconnecter de la tension de ma vie présente et quotidienne. Ensuite, j'ai eu de nouvelles opportunités comme animer des conférences à l'université. Je dois dire que ma vie n'a pas été triste et morne pendant tout ce temps même si un insidieux questionnement à tout de même parfois tapé à ma porte. Cet inévitable questionnement qui revient tout le temps dans la vie de chacun.
Et puis il y a eu ces problèmes de santé, pas très graves mais très ennuyeux, qui sont toujours là d'ailleurs et qui me tapent sur le système.

Et puis, il a cette chose qui ne va pas tout à fait comme je veux et qui a une terrible mauvaise influence sur ma façon d'être et mon impatience.


En fait, j'ai beaucoup pensé à mon blog pendant ce temps, mais je ne savais plus comment m'y prendre, comme si une amnésie de l'écriture s'était saisie de moi. Comme si en fait au delà de l'écriture oubliée, puisque j'écris tous les jours dans mon travail donc je n'ai pas oublié comment on fait, mais plutôt comme si je ne savais plus quoi dire. Comme si je voulais garder tout pour moi, comme si je voulais changer de style et ne plus parler de moi mais des choses.
Parler des choses...
Je ne sais pas encore exactement ce que ça veut dire, mais je vais y travailler, je vais y penser et je vais trouver.

En attendant, je te laisse là dans un terrible suspense dont même moi je n'ai pas la clé, en même temps, il se pourrait bien qu'en ce moment je n'ai pas la clé de grand chose. J'ai l'impression de flotter dans une espèce de mouvance où je ne sais plus rien, où je ne sais plus me projeter, où j'essaye de résoudre la complexité de ma vie qui, j'en suis sûre, est pourtant simple. Je suis coincée dans un labyrinthe de dos de paquet de céréales, pas si compliqué quand on le voit dans son ensemble, mais vraiment pas simple lorsqu'on est entre les murs ou planté devant l'entrée. C'est peut-être d'ailleurs pour ça que très souvent la consigne est d'aider Pipo à sortir de là. Je ne prendrais plus jamais Pipo avec mépris en pensant "quel naze ce Pipo, c'est pourtant simple, même un enfant de cinq ans y arriverait". Ben ouais mais sans vue globale, c'est pas évident. Il faut savoir prendre de la hauteur!

Enfin bref, Pipo et moi on est un peu perdu et je sens bien que je te perds toi aussi mon bonbon rose. Alors, je vais arrêter là et te retrouver très vite pour un post qui je l'espère, sera bien plus fun que ma litanie égocentrique au sujet de ma terrible perdition et mon état labyrinthique!

Bisous à toi mon chou sucré.



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lundi 22 juillet 2013

Par une chaude soirée d'été...

Salut ma chouquette, comment te portes-tu par cette chaude journée d'été?

Je ne sais pas ce qui c'est passé, mais une chose a changé.

Bien que j'en avais pris la décision depuis longtemps et que je m'y tenais tant bien que mal sans y parvenir, je suis revenue aux plaisirs simples et j'ai décidé de dire "fuck" à la baisse de moral.

Comme une bouffée d'air frais, j'ai enfin sortie ma tête de l'eau. Comme si l'accumulation de galères te laissait deux choix. Le premier, tu ne t'en sortiras jamais, tu es condamné à une errance morbide qui te conduira à la détestation de la vie, de tes proches et même des petits chatons que tu n'arriveras plus à trouver mignon (je vous assures qu'il y a des gens qui en arrivent à ces extrêmes là!). Le second choix est celui de se battre sans relâche, lutter contre le laisser-aller, décider que la tristesse et la morosité, qui semblent s'être inviter de force, ne sont que des garces qu'il faut éconduire, et au bout d'un moment, ces mantes religieuses finissent par comprendre qu'elles peuvent t'en rajouter autant qu'elles le veulent sur le dos, non, elles ne passeront pas!

Voilà, j'ai arrêté de faire l'enfant gâtée, j'ai continué à être une guerrière et j'ai fait la nique à la noirceur qui enveloppe toutes choses en ce bas monde. J'ai décidé de faire fit de tout ce qui me déprime, d'être un peu moins rebelle et révoltée contre tout et n'importe quoi. Je vais essayer de me pacifier.

Et puis, et puis il y a eu ce moment magique comme je n'en ai pas eu depuis quelques temps, cet instant d'été, ce moment de parenthèse, ces vacances au bord de la mer qui n'ont duré qu'une soirée. Il y a eu ces moules et ces frites, le mojito, le bruit des vagues et la moiteur de l'air. Les lumières vertes au bout des cannes à pêches, les ricochets, du moins les essais de ricochets. Il y a eu les blagues et les rires, les "attention je vais te mettre à l'eau",  qui même s'ils restaient lointain, comme un murmure à mes oreilles, comme les bruits de la rue derrière une vitre, ont quand même résonné en moi. Et je ne sais pas, j'ai commencé à sortir de ma torpeur, de cette attroce lassitude qui s'est emparée de moi ces derniers temps, un ennui mortel mélangé à une révolte chronique.

Cette douce soirée d'été en bord de mer, ce restaurant entre amis, m'ont soufflé une douce musique et l'air marin m'a approvisionné en air frais. Je recommence à vivre de manière moins automatique, je recommence à être là, pour de bon, sans agiter ce pâle pantin derrière lequel je me cache depuis des jours.

Ce soir là, il flottait dans l'air comme un air de vacances, comme un vieux film qui se déroule en bord de mer, comme les codes d'une quiétude pérenne qui s'installent. J'ai été en vacances pour une soirée dans une ville où les gens reposés semblaient doux et avenants, normaux et détendus.
C'est dans ces moments là que je me dis que rien n'est perdu, qu'il ne faut pas hurler à la noirceur du monde, qu'il existe encore des petits coins de paradis et des instants de bonheur qui surgissent sans crier gare.







A bientôt ma crème glacée.



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vendredi 19 juillet 2013

Dessin prémonitoire ou le besoin urgent d'un désenvoutement!

Voilà les amis, une vague de négativisme s'est emparé de moi depuis mon dernier article. Moi qui vantais les mérites d'une vie où on se réjouie des petits plaisirs, comme tant d'autres, je me suis faite happer par la complainte et la baisse de moral.

Il y a eu un bouleversement, comme si quelqu'un m'avait jeté un sort, et je suis passer du bonheur le plus total à l'avalanche de galères qui m'a donné envie de me rouler en boule.
Alors quoi, même les plus combatifs se font avoir par l'ambiance merdique majoritaire, surplombante et plombante de notre monde d'aujourd'hui.
J'en ai même perdu la conviction et l'envie d'écrire. Et aujourd'hui mon petit chou dorée, je l'avoue, je suis obligée de me forcer pour aligner deux mots potables sur un billet.
Le mojo de l'écriture m'a quitté, il s'en est allé vers d'autres auteurs. Il a préféré se consacrer à des écritures récurrentes, peu importe le sujet, aussi barbant et banal soit-il.

Depuis que je sais écrire, j'ai toujours écrit. J'écris donc depuis mes 7 ans. Bon je te l'accorde ma licorne, ma prose n'a pas toujours été au top, et ne l'ai toujours pas systématiquement, mais j'ai eu le temps de progresser et de faire de l'écriture mon compagnon préféré!
Lorsque j'ai un coup de mou, un coup de révolte ou un coup de bonheur, bien que je ne sois pas une trop mauvaise oratrice, l'écriture a toujours été le moyen le plus efficace pour moi de poser les choses justement.

Et là, je ne suis que vide et désolation, dénuée de bons mots et d'humour décapant (en espérant avoir eu l'humour décapant un jour).

Ma brebis, je te le confis aujourd'hui, j'ai mal de ne plus écrire, en fait j'ai peut-être mal tout court.
Je crois que ce qui me fais le plus mal c'est la constatation de mon côté chiffe mole qui lutte pour dépasser les galères qui lui arrivent et qui pourtant arrivent tous les jours à un tout un chacun.
Suis-je une extrasensible nombriliste? Pourquoi ne suis-je pas capable de prendre de la hauteur. Ai-je perdu de vue ce qui fait que la vie est chouette et qui l'emporterait puissance dix milles sur l'infâme merde quotidienne de notre routine à nous tous?

Me voilà pessimiste et j'ai horreur de ça. Je ne semble plus capable d'apprécier la chance que j'ai en me concentrant sur les belles choses qui m'arrivent. Je ne vois que la mer mazoutée qui englue de pauvres mouettes. Il n'y a pas de canot de sauvetage à l'horizon, d'ailleurs, il n'y a pas d'horizon mais seulement une épaisse brume qui tapisse le ciel et qui m'étouffe.


Aujourd'hui je fais mon timide retour et j'espère revenir bloguer plus souvent.

Je n'ai jamais cessé de vous lire mes amis blogueurs et je n'ai jamais cesser de penser à vous mes chers lecteurs. D'ailleurs, d'avoir écrit, enfin, après tout ce temps, je me sens déjà un peu mieux.

A très vite mes marshmallows!




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vendredi 14 juin 2013

Allez les kikis, on rit?

Salut mes loutres jolies. C'est vendredi, le jour où j'écris!

Aujourd'hui, je vais tenter d'aborder le sujet de l'apitoiement chronique, comportement humain qui semble, ces derniers temps, se répandre chez les membres du genre humain comme une traînée de poudre!

Partout, absolument partout, les gens ne sont que complaintes, râles et pleurnicheries. En fait, le phénomène a de nombreux épicentres. Par exemple, la boulangère se plaint du temps qu'il fait. Les collègues de boulot ont chaque semaine les mêmes phrases comme des rengaines automatiques "ça va aujourd'hui? tu as passé un bon weekend?" "oh, ça irait mieux si on était pas lundi! c'est reparti pour une semaine de boulot, vivement vendredi! il va falloir travailler (nianianinianiania!)". Dans votre entourage proche, il y a toujours un être négatif qui se plaint quand il fait trop froid, et cette même personne se plaint AUSSI quand il fait trop chaud, ou trop humide, ou parce qu'il a pas bien dormi, ou trop bien du coup, il est encore fatigué... c'est un cercle vicieux duquel on ne sort jamais, c'est épuisant.

Alors voilà, je voulais faire un petit topo afin d'exposer la manière dont je vois les choses.

Vous, les relous, les insatisfaits, ceux qui trouvent toujours un coupable à la situation dans laquelle vous vous trouvez, entendez moi bien bande de pleurnichards, il va falloir que tout ça cesse. Je ne veux plus être le bureau des plaintes et servir d'exutoires à vos faux problèmes que je subis malgré moi tant votre rengaine ne peut passer inaperçue! Vous me pourrissez mon paysage auditif, je n'entends que vos gémissement et votre égoïsme.
Sachez, si vous l'avez oublié, que les chiffres du chômage augmentent tous les jours. Il y a des gens qui galèrent, la société va mal et nous en subissons tous les conséquences! Il y a des drames qui se jouent quotidiennement autour de nous, des gens malades, des personnes poursuivies par les huissiers, la famine, la guerre et tout le toutime. Alors, relativisez vos tous petits pépins qui n'en sont pas, traduction de votre ennui et de votre vie si calme.

Il est vrai qu'il n'y a pas d'échelle des souffrances, et qu'un malheur ne peut pas forcément être comparé à un autre, mais diantre, battez-vous. Ne soyez plus d’immondes limaces qui se trainent et attendent que la vie décide pour elles. Relevez la tête, et posez-vous des vraies questions. 
Lorsque j'entends les problèmes existentiels de certains qui se plaignent de manière redondantes, voire systématiques, des mêmes choses, je ne sais pas, ça ne leur donne pas envie de réagir, de briser le cercle. Et puis quelle importance vraiment de faire étalage de choses si futiles qu'elles ne concernent qu'eux-même. Arrêtez de croire que vos stupides minuscules problèmes résonnent en nous. Tout le monde s'en tapent le coquillard hormis les autre hypochondriaques de la vie qui pensent que se casser un ongle et galèrer pour payer son loyer c'est la même chose. Personne ne trouve échos dans ces pseudos souffrances parce que les vrais gens, en ce moment, ils se demandent plutôt comment ils vont remplir le frigo et payer les factures plutôt que "tu crois que c'est lui, où ça vient de moi", "il fait pas beau, je suis déprimé",  "tu te rends compte, Solange pense ça de moi, et elle m'a dit que Geneviève et Myrtille étaient d'accord".

Moi, malgré la crise, même si je ne suis pas toujours au top de ma forme, j'ai décidé, autant que faire se peut, d'aller bien! De me réjouir des plus petites choses. D'arrêter de ne penser qu'à moi et à mes questionnements métaphysiques. De ne pas avoir un nombril aussi gros que la planète terre, et surtout de relativiser.

Alors à ceux qui s'apitoient sur leur sort en permanence, prenez en de la graine et surtout prenez de la hauteur. Ne vous enfermez plus dans votre mini-monde rempli de mini-vous. Riez à gorge déployée et vous verrez que ça ira tout de suite beaucoup mieux. La vie nous impose déjà suffisamment de désagréments contre lesquels, souvent, on ne peut pas grand chose, qu'il est bon de ne pas s'en rajouter sur le dos.

Inviter la bonne humeur chez vous pour un long séjour, et pleurez quand vraiment vous n'avez plus le choix.


Bisous mes agneaux.



PS: Hier Chérichou s'est fait déféquer dessus par un pigeon à deux reprises... j'avais promis que j'en parlerais sur mon blog, mais je me suis dit qu'y consacrer tout un article, ça ferait un peu long tout de même. Le PS m'a paru un bon compromis, et ça m'a fait beaucoup rire.

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vendredi 7 juin 2013

wedding or not wedding?

Bonjour à toi mon chou à la crème. J'espère que tu vas bien aujourd'hui et que comme moi, tu te réjouies qu'on soit vendredi.

Aujourd'hui j'ai décidé de m'interroger sur le mariage. Je dirais que c'est de saison.
Vaste sujet n'est-ce pas. Il y a les pour, il y a les contre, et il y a les indécis. Attention ma licorne, je parle du concept du mariage en général, qu'il soit hétéro ou gay, peu m'importe.

Lorsque j'étais petite fille, je rêvais de ce grand jour où je porterais une sublime robe blanche de princesse, et que le prince charmant (Éric de la Petite Sirène ou le Prince de Cendrillon) m'attendrait à l'autel, me dévorant du regard, en pensant que j'étais la plus belle. Évidemment je l'aimais d'amour, j'étais trop contente, et j'étais la plus belle. Bon je devais avoir 7 ou 8 ans.

Après cette période où j’idolâtrais le mariage, il y a eu la vie, la vraie, pas celle de Barbie et Ken chevelure (ouais c'était mon préféré) qui se mariaient et avaient beaucoup d'enfants. 
Et là je sais pas, ben le mariage ça ne m'a plus du tout attiré. Entre les chagrins d'amour, et les divorces autour de moi, sans parler de la crise économique et du prix d'un tel événement, ça m'a comme qui dirait, refroidie. Mais pas de méprise, je n'ai rien contre le mariage et je me réjouie toujours pour ceux dont c'est le grand jour (ça me permet d'avoir une excuse pour acheter robes, chaussures, vestes, sacs, pochettes... le tout au pluriel évidemment!). Mais personnellement, je ne sais pas si le mariage serait un aboutissement, un finalité, un rêve quoi.

Ce weekend pourtant, je me demande si je n'ai pas basculé dans le camp des indécis. Oui, je l'avoue, j'ai réflexionné grave, et je me suis interrogée.
Ce weekend j'étais invitée à un mariage, et il y a eu ces quelques moments forts en émotion qui m'ont fait me dire, oui je l'avoue, "et en fin de compte, pourquoi pas?"
Le déclic vers une indécision plutôt qu'une négation totale vis à vis du mariage s'est fait en trois temps.

Tout d'abord, il y a eu ce très joli moment à la mairie, où l'émotion des mariés au moment du consentement, dans un "oui" doux et timide et un "oui" clamé haut et fort, était si forte que j'ai été parcourue d'un frisson, et je me suis dit que c'était sacrément beau tout de même.

Ensuite, il y a eu le discours des pères des mariés. Quelle émotion.
Le père de la mariée m'a particulièrement bouleversée. Ce qu'il a dit été parfait. Il a tout simplement rendu hommage à sa fille en ne disant que des belles choses sur elle. Comme s'il la perçait à jour devant tout le monde, comme s'il lui disait "je te connais si bien mon ange, tu es mon enfant et tu me rends si fier".
A ce moment là, dans ma tête, je me projetais, et je me demandais ce que mon papa à moi (non, qui n'est pas un gangster) dirait dans une pareille occasion. Et ça m'a bouleversé car la réponse est "je l'ignore". Mon père et moi on est un peu, même très, différent, et je me demande parfois, même si je sais qu'il m'aime fort, ce qu'il pourrait dire de moi. Je sais que le fait que je sois différente de lui occasionne quelques incompréhensions. Et puis même si on parle assez aisément avec mon père, de tout et de rien, de choses légères et de choses graves, je ne sais pas toujours ce qu'il pense de moi car il n'est pas vraiment du genre à se livrer. Est-il fier de moi? A quel point m'aime-il?
Du coup, je me dis, rien que pour le discours, rien que pour entendre ce qu'il retient de moi, ce qu'il a envie de partager à propos de moi, ben je me marierais bien car voilà bien une occasion où les gens se livrent dans la bonne humeur et allégresse.
Et puis, pendant le discours, Chérichou et moi on était aussi ému l'un que l'autre. Il m'a attrapé la main et me l'a serrée fort. Je me suis dit que s'il me serrait si fort lors du mariage d'autres, quel tourbillon de bonheur nous submergerait si on se mariait un jour!

Enfin, un dernier moment qui m'a troublé, l'ouverture de bal bien évidemment.
Après une petite mise en scène, les jeunes mariés ont ouvert le bal sur La foule d'Édith Piaf. Ils étaient beaux, ils sentaient le bonheur à plein nez, ils étaient si mignons en dansant. Pendant tout le temps où ils ont dansé ensemble, le marié n'arrêtait pas de sourire et dévorait sa belle des yeux, la mariée lui souriait tendrement en retour... la quiétude, le bonheur, l'amour, la joie d'être unis pour la vie... c'était si beau à regarder. Nous avons tous été éclaboussés d'amour, inondés de bonheur. Toute l'assistance les regardait, remuée par toutes ces émotions positives.
Et je me suis dis, si Chérichou et moi on en venait à se passer la bague au doigt, je pense que nous aussi on n'arrêterait pas de sourire en se disant juste par le regard qu'on s'aime tellement.

Alors voilà avec tout ça, je ne suis plus si inintéressée par le mariage. Je ne suis pas encore convaincue, mais je me sens moins réfractaire. Peut-être qu'il suffit de trouver le mariage qui nous convient, bien entendu, une fois qu'on a trouvé le futur marié, et surtout s'il fait sa demande.
Ben oui malgré mon côté rebelle et anticonformiste, en fin de compte, j'ai, au fond de moi, un petit côté "tradi" qui sommeille!

Et toi mon canard, t'en penses quoi du mariage?

Bisous bisous


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vendredi 31 mai 2013

Oh la vilaine!

Bonjour à toi mon canard en sucre.

Aujourd'hui je vais te parler de la nature pestouille de la gente féminine. Je sais, c'est un vaste sujet et un article ne suffirait pas à faire le tour de la question, mais tout de même, je vais tenter de réflexionner (je sais ce mot n'existe pas, mais à sujet exceptionnel, mot inventé, c'est un proverbe très célèbre!).

Voilà, mon chou à la crème, je te dis la vérité, la méchanceté humaine n'est pas un mythe, et dans beaucoup de femmes se cachent la méchante fille populaire des séries américaines. Mais je pense que tu t'en doutais!


J'ai des copines formidables, mais j'ai aussi eu l'honneur et le privilège (non j'déconne!) de croiser la pire vilénie féminine. Tu sais le genre de filles qui se disent ton amie et qui en fait est en mode  "je te plante un couteau rouillé dans le dos et à multiples reprises" activé.
Alors, on la trouve un peu partout.
Par exemple, tapie dans un groupe de copines, prête à saisir la moindre occasion pour vous faire un méga-coup-de-pute catégorie intersidérale qui vous achèvera, parce qu'on trouve que vous dite trop ce que vous pensez. Évidemment, tout le monde tombe dans le panneau, même vous, et vous devenez la pestiférée dite hypocrite du groupe. Mais vous ne réalisez que bien bien plus tard d'où venait, en fait, la déflagration. Pas forcément de là où on pensait. Mon conseil: ne faites jamais confiance ni n'accordez jamais votre sympathie à une fille frustrée, jalouse, et mal dans sa peau.
Autre cas, la super copine qui vous kiffe trop, et en fait surtout vos potes. Elle vous kiffe tellement qu'à la première occasion elle se réjouie de vous enchainer des high-kicks de la mort de la trahison, pour dès que vous avez le dos tourné, vous évincer de votre propre groupe de potes. Bon, ce coup-ci ça n'a pas fonctionné parce que mes amis sont géniaux, qu'ils me sont fidèles, et je crois qu'ils m'aiment un peu aussi (moi en tout cas je vous kiffe grave mes poulets d'amour!).

Et puis, au delà de votre cercle de relations choisies, qui est le cas le plus douloureux tout de même en cas de vacheries inter-féminines, il y a l'autre cercle, celui du boulot.
Oh, je te vois derrière ton écran, toi aussi tu penses à Geneviève, la méchante qui répand à la moindre occasion des vilaines rumeurs sur à peu près tout le monde. C'est aussi elle qui harcèle Martine parce qu'il y a à peu près 10 ans, il y a eu un conflit à cause d'une agrafeuse! Ou juste parce qu'en fait elle aime pas sa gueule.
En ce moment au travail, l'ambiance est quelque peu morose. Le manque de chaleur estivale peut-être? En tout cas, ça fuse de tous les côtés, les coups de putes s'enchainent et les langues de vipères ne cessent de siffler. Pour une fois, je passe entre les balles, personne ne semble vouloir me prendre pour cible et c'est tant mieux.
Mais d'un regard extérieur et d'un point de vue sociologique, voire ethnologique tant la femelle répond à des codes quasi tribaux en cas de plans d'attaque de pourrissage de vie d'une de ses consœurs, la méchanceté féminine m’effraie.
C'est un peu comme lorsque j'ai vécu ça dans ma vie personnelle. On ne voit rien arriver. Lorsque ça commence, on fait l'erreur de se défendre à corps et à cris, et là, il est déjà trop tard, la bombe H vous arrive en pleine face. Car en fait, ce qu'on vous balance dans la gueule n'est que la partie émergé de l'iceberg. Il y a en fait un travail de fond qui se fait depuis bien longtemps, dans la pénombre, sans que vous vous en doutiez.
C'est parfois à la limite du harcèlement morale. C'est à la première qui arrivera à faire pleurer l'autre. De vraies stratégies militaires sont mises en œuvre. Les sentiments, la compassion et les frêles souvenirs d'une entente passée sont balayés.

Alors, je me réjouie de ne pas être sous les bombes en ce moment. Je soutiens comme je peux celles qui le sont. Et surtout je me rappelle les injustices et les rancœurs de femmes dont j'ai été victime tout au long de ma vie.

Certaines passent leur temps à dire que les hommes sont des salauds, des briseurs de cœur, qu'il faut se serrer le coudes entre nanas... encore faudrait-il savoir balayer devant sa porte et arrêter d'être une peste avec les autres filles.

Surtout mesdames, réfléchissez bien à ce que vous infligez à d'autre car un jour, il se pourrait bien que ça vous arrive à vous aussi. Lorsque l'on n'est pas fidèle, il n'y a pas de raison que les autres le soient avec vous.






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