vendredi 30 novembre 2012

Ode à ma Georgette!

Alors voilà, on a tous une BFF (best friend forever) ou un BFF d'ailleurs, la fonction n'est pas uniquement féminine. Moi, j'ai des BFF, mais il y a La BFF toute particulière et chère à mon cœur. C'est Georgette!

Georgette ne s'appelle pas vraiment Georgette, parfois je l'appelle Georgetta, mais c'est pas son vrai nom non plus. Et Georgette m'appelle Georgette ou Georgetta aussi, mais je ne m'appelle pas Georgette ou Georgetta non plus! Vous suivez?

Georgette et moi, j'ai fait le calcul hier soir, on se connait depuis 12 ans, puisque lors de notre rencontre j'avais 16 ans, et que maintenant, enfin demain, ne précipitons pas les choses, j'en aurai 28... Par pudeur pour elle, et pour son anonymat, je ne dévoilerais pas l'âge canonique qu'elle va avoir bientôt (Georgette si tu me lis, je rigole!).
Ma Georgette, c'est mon pilier. Quand on s'est connu, au lycée, on allait souvent à des concerts. Et quand il y avait des pogos dans la fosse (parce qu'on était toujours dans la fosse, les gradins c'est nul!), même si je la dépasse d'au moins une tête, et ben c'est elle qui me protégeait des coups et des brutes épaisses, parce qu'elle est super forte ma Georgette! Et depuis, elle a jamais cessé de prendre soin de moi.

Georgette, c'est la meuf extraordinaire que je peux appeler 20 fois par jour quand je me sens seule, quand je suis pas bien, ou que j'ai juste envie de parler, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Ma Georgette et moi, on a tellement de choses à se dire qu'on ne sait pas rester moins de 40 minutes au téléphone. Ma Georgette, c'est celle qui me dit de me méfier de certaines personnes (et elle a toujours raison!) et puis si je l'écoute pas sur le moment, ben elle m'en veut même pas! Ma Georgette, elle a une patience d'ange, et elle sait tout mieux que moi sur ma propre vie. D'ailleurs, elle me dit souvent "Quand tu sais pas, demande moi!". Quand je panique, elle me rassure, quand j'ai un problème, elle a toujours la solution. Elle me juge jamais quand je lui parle des choses qui me turlupinent, même si parfois je suis paniquée pour une raison nulle, comme hésiter entre mettre une robe ou un pantalon pour la soirée organisée par bidule (c'est vrai que parfois je panique vite, je l'avoue!). Ma Georgette, c'est une personne droite et forte, sensible et gentille, fiable. Parfois elle s'emporte contre les gens, mais toujours pour des bonnes raisons. Faut pas la chercher Georgette, je serais vous je me méfierais, faut pas l'agresser.
Ma Georgette, c'est aussi une mère formidable qui a parfaitement réussi sa vie de famille avec son chouchou, et leurs enfants ils sont trop beaux. Même que je suis la marraine de l'un d'entre eux!

Alors voilà ma Georgette, je voulais te dire, et dire au monde entier la personne et l'amie formidable que tu es. Je t'aime, et toi et moi on médira sur les passant quand on sera vieille et échevelée. Toi aussi tu peux m'appeler n'importe quand pour me dire n'importe quoi. Et j'hésiterais pas à botter les fesses de la première personne qui osera te faire du tort. Voilà ma Georgette, je suis loin d'avoir tout dit, parce que tout ne rentrerait pas dans cet article, mais j'ai dit l'essentiel: je te kiffe grave à la vie à la mort ;).

PS: j'ai écris cet article non sans émotions.
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mercredi 28 novembre 2012

(Try to) Move in the right direction...

Bonjour tout le monde.

Aujourd'hui je lance mon blog avec ce premier article. Je ne vous cache pas que, prise d'une angoisse de la page blanche, je l'ai réécrit au moins une dizaine de fois avant d'atteindre un semblant de satisfaction.
Ce premier article, je voulais qu'il inaugure avec prestance et précision mon blog, qu'il scotche au mur, qu'il envoie du lourd quoi! Mais à trop vouloir bien faire, je me suis perdue dans des conjectures stylistiques et des méandres d'explications vaseuses et complètement incompréhensibles. En tout cas, voilà tout de même un premier article qui traduit bien mon humeur du moment... c'est le bordel!

Alors qu'il y a un an pile poil, je pleurais le jour de mon 27ème anniversaire, envahie par l'horrible sensation d'avoir raté ma vie, pire d'être passé à côté, pour cause de non-boulot, non-copain et non-appartement... (vivre à 27 ans chez ses parents, c'est socialement la loose! Même moi je me serais pas parlé si je m'étais croisé dans une mondanité quelconque), un an plus tard, voilà le bilan.
J'ai un taff, j'ai un mec, j'ai toujours pas d'appart, mais bon, je deviens presque fréquentable. Et je vais essayer de ne pas pleurer le jour de mes 28 ans pour cause de confusion persistante... Enfin, je ne promets rien.
Pendant cette obscure période de chômage, que je qualifierais d'hibernation, pleine de motivations, se juxtaposant tout de même simultanément à la tristesse et l'envie irrépressible de me terrer au fond d'un trou, j'ai essayé de lancer mon premier blog. Autant vous dire que le résultat, bien que pas complètement à mettre à la poubelle, n'était pas non plus méga géant.
Bon ça va, je l'avoue, en presque 8 mois, j'ai écris seulement 4 articles que j’antidatais lors des publications pensant ainsi, un jour, combler mon retard l'air de rien. Mais pas d'affolement mes chers futurs potentiels lecteurs, cette fois-ci c'est promis, je ne vous laisserais pas dans l'expectative et le désarroi, je ne vous trahirais pas une seconde fois, je jure l'assiduité.

Enfin bref, je m'aperçois que je n'ai pas dit grand chose et qu'il m'a fallu beaucoup de mots pour ça. Moi qui voulais vous emballer et vous rendre dépendants de mon flot d'écriture, que vous soyez accrochés à mon blog comme des moules à un rocher, moi qui voulais vous arponner comme un jour d'ouverture de pêche, vous rendre impatient de me lire comme une otarie attendant son poisson-récompense à Marine land (que de métaphores aquatiques), j'espère que je vous ai donné l'envie de revenir me lire... au moins une fois encore.

Alors je vais me recentrer et trouver un fil conducteur à tout ça, et je reviens vite, promis les loulous.

Bisous doux.
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samedi 16 juin 2012

Les mauvaises rencontres

Bonjour chers lecteurs.
 
Cela fait un long moment que je ne me suis pas manifestée, mais comme le nom de mon blog l'indique, prise dans une vie fantastique de chômeuse involontaire, je vous ai été infidèle, absorbée par ma trépidante existence.
 
Alors voilà, comme si ma vie n'était pas assez pathétique du fait que je n'ai pas d'emploi, que je vive chez mes parents et que je n'ai pas de copain (ce point a changé, mais nous en reparlerons!), le destin semble s'être dit qu'un peu plus d'acharnement pourrait être drôle! Ah, sacré destin. Enfin bref, j'ai été l'objet de ce que l'on appelle, les mauvaises rencontres. Pas de celle du genre croiser un voyou dans une ruelle sombre, non, moi je parle des mauvaises rencontres sournoises... et se sont peut-être les pires.
 
Dans notre entourage proche, on a tous une mauvaise rencontre potentielle. Elle est là, tapie dans l'ombre, évoluant à vos côtés depuis des années.
Mais comment reconnaître les mauvaises rencontres? Je dois dire que ce n'est pas chose aisée. En effet, elles peuvent revêtir la peau de votre meilleur(e) ami(e) pendant des années, sans que vous ne vous aperceviez de rien. Vous êtes très proche de ces personnes, vous les voyez tous les jours, vous vous confiez à elles, vous les chérissez. Mais un jour, vous vous rendez compte de la lamentable erreur que vous avez faite.
 
Tout commence doucement, subrepticement. Plusieurs fois, de manière quelque peu surprise et interloquée, vous notez que certaines personnes de votre entourage réutilisent vos propos, vos vannes et diverse boutades de votre cru, devant vos amis communs, en s'en attribuant le mérite. Quelque peu modeste, vous ne ressentez pas la nécessité de faire une remarque du type: "oh, mais c'est ma blague! Rappelle-toi, je te l'ai raconté le 18 novembre dernier, à la soirée de Raoul. Ne t'en souviens donc tu pas?". Parce que pour le coup, l'étiquette du relou sera apposée sur votre front à vous pour toujours! Et évidemment, ce n'est pas ça que vous voulez, et ça, la mauvaise rencontre le sait. Elle vous tient donc prise au piège dans ses griffes de personne malhonnête et arriviste.
Je sais très bien ce que vous vous dites: "oh, cela n'est qu'un détail, cela est du ressort de l'enfantillage" et je répondrais à cela que vous avez tout à fait raison! C'est même ce que je me suis dit sur le coup, et n'étant pas d'un tempérament rancunier, je n'y ai accordé aucune importance. Mais tout cela n'était que l'étape 1 d'un plan diabolique... mouhahahahaha (rire diabolique) : le vol de vos répliques cultes et de vos mimiques.
 
Ce qui commence à être plus impressionnant, voire même flippant, c'est lorsque la mauvaise rencontre commence à singer vos traits de caractères et passions. Car il faut savoir que les mauvaises rencontres n'ont, intrinsèquement, aucun caractère propre. Perdu dans un méandre d’auto-interrogations égocentriques, elles passent leur temps à envier et jalouser toutes personnes, dans son entourage proche… ou pas d'ailleurs. La mauvaise rencontre est allergique au bonheur des autres, parce qu'elle, finalement, est plutôt aigrie. Voilà donc l’étape 2 de son plan diabolique : le vol de votre personnalité !
Pour ma part, ma mauvaise rencontre à moi, ma plaie purulente amicale, a commencé à aimer l’écriture, la photographie, l’art, le journalisme, tout comme moi. Les mauvaises rencontres ont toutes un côté caméléon, mais vont au-delà de la simple copie, pour être crédibles aux yeux du monde et ne pas paraitre comme la laide contrefaçon de marque qu’elles sont. Ces personnes là se sentent obligées de s’insuffler un enthousiasme artificiel visant à se rendre plus passionnées, plus actives, plus remuantes que l’originale. On sait que les chinois sont maintenant capables de faire des contrefaçons de sacs de marques de luxe mieux que les originaux. Mais ces contrefaçons restent tout de même des contrefaçons. N’est-il pas facile d’établir un concept philosophique lorsque quelqu’un vous en a donné l’idée ou vous en a soufflé les premiers mots ?
 
L’étape 3 du plan diabolique de la mauvaise rencontre pourrait-être le rapprochement avec vos amis et votre éviction de leur cercle. Je sais que cela sonne comme un mauvais téléfilm américain où un malade psychopathe veut se venger d’un individu tranquille, sous prétexte que cet individu se soit moqué de son numéro lors d’un concours de MiniMiss. Cette partie du plan étant légèrement cliché, je ne m’étendrais pas sur la question. Mais sachez que ça m’est déjà arrivé, aussi sournois, fourbe et dingue que cela puisse paraitre (l’étape 3 évidemment, pas l’histoire avec le psychopathe concourophile !).
 
Il y a toujours eu quelque chose de très frustrant et détestable dans l’injustice et le faux et usage de faux. J’ai beaucoup souffert de la trahison qui a été celle de ma mauvaise rencontre. Cela a eu lieu à plusieurs reprises avec la même personne, j’ai toujours pardonné, j’ai toujours tourné la page, parce que cette personne était mon amie, jusqu’à l’ultime fois. Cette fois là, le jugement s’est invité, la compassion a disparu, et pas de ma part, de celle de la mauvaise rencontre qui n’a pas toléré la moindre erreur venant de moi, ou peut-être, mon manque d’intérêt, pour une fois, à son égard… égocentrisme quand tu nous tiens !
 
Finalement, il n’y a pas grand intérêt à fréquenter ces personnes une fois qu’on les a identifiées. Elles n’attendent qu’une seule chose, une erreur de votre part pour vous bondir dessus, peu importe les circonstances de cette erreur, d’ailleurs, ça ne les intéressent pas, car, à part elles-mêmes, leur mal-être et leur sens mesquin de la critique, peu leur importe, alors, ne les regrettons pas !
 
bien à vous mes chers lecteurs, et à très vite.
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samedi 19 mai 2012

Surprise sentimentale

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Chers lecteurs
 
Étant en train de devenir chômeuse professionnelle, obnubilée par la recherche d’un emploi, j’ai quelque peu dévié, contre mon gré, de la route de sérieux et de discipline de fer que je m’étais tracé. Et je suis ravie de vous annoncer qu'après une longue période de misère sentimentale où les boulets et autres messieurs psychopathes, étranges, lâches et méchants se sont succédés, j'ai enfin rencontré l'amour.
 
Je ne suis pas allée le chercher trop loin puisque je le connais depuis ma pré-adolescence. Même si ce n'était que de vue, il était là, habitant tout près de chez mes parents, à environ 500 mètres du lieu où j’ai passé la majeure partie de ma vie… le monde est bien fait !
Moi qui ai parcouru le globe, persuadée que l'amour était ailleurs, et bien, je m'étais fourré le doigt dans l’œil, et jusqu'au coude. Il était là, tout près de moi.
Je vais donc vous narrer l'histoire de ma rencontre avec Chérichou, mon amoureux.
 
Notre vraie re-rencontre a eu lieu il y a à peu près un mois et demi. Il est venu boire l'apéro à la maison, un soir. Il accompagnait un copain à moi.
Nous nous installons donc pour boire du rosé bien frais et la discussion s’engage. Au bout de cinq minutes, en mon fort intérieur, loin d’être subjuguée par cet être du sexe opposé, je me suis dit :
" C'est quoi ce con, quel est cet abruti prétentieux et arrogant?".
Rien n'était alors gagné entre lui et moi, et tout semblait alors catastrophiquement engagé, ne serait-ce que pour une relation amicale!
Plus tard, j'ai appris que ce soir là, Chérichou, qui n’était pas encore Chérichou, m'avait trouvé snobinarde et désagréable… C'est drôle la vie. Il en a même quitté la soirée précipitamment, vexé par mon manque d'attention à son égard. Il est vrai que ce soir là, je l'ai délibérément ignoré, agacée par son côté vantard et « m’as-tu vu ». Bref, il était la parfaite incarnation du genre de connard que je déteste habituellement et que j’évite le plus possible (c'est à dire que, bien évidemment, si un connard me propose un job, c’est avec plaisir que je rentrerais en contact et relation professionnelle régulière avec ce dit connard…à bon entendeur !).
Quelques jours plus tard, il me parle sur Facebook, me demandant mon numéro de téléphone. Je ne veux pas lui donner. Au bout d’un moment, après maintes taquineries, il me propose d'aller manger un morceau en ville le soir même. J’hésite, je le fais languir. Je suis perdue. Je viens de me séparer d'un énième connard immature et sans humour, la transition me semble rapide! Mais ayant terriblement envie de changement dans ma vie, je finis par accepter l'invitation en lui précisant par avance, comme par habitude des quiproquos avec la gente masculine, que restaurant ne rime pas forcément avec "rentre-moi dedans", et que ce diner n'impliquera en aucun cas une partie de jambe en l'air. Ça l'a beaucoup fait rire.
Finalement, quid tu tête à tête ce soir là. Un ami à nous nous rejoint, nous passons la soirée tous les trois, nous rions beaucoup, nous buvons beaucoup, on se raconte nos vie. J’apprends à mieux connaitre mes deux chevaliers servants, et après une période sombre, il est bon de se laisser porter par la nouveauté. La soirée se termine et nous prévoyons de nous revoir le lendemain soir pour remettre ça en version un peu plus corsée : bar, club et fête jusqu’à l’aube sont au programme des festivités.
 
Le lendemain, 19h30, trois potes débarquent à la maison pour l'apéro. 2 heures plus tard, après un jeu d'alcool, un cubi de rosé de 5 litres descendu à 4, quelques révélations et blagues graveleuses, nous débarquons en ville, saouls et pas prêts d'aller nous coucher. Au programme bar à vin et se laisser porter.
Chérichou et son ami nous rejoignent au bar à vin. Au bout d'une heure, me voilà assaillie par la fatigue et l'alcool, je veux rentrer... et oui, je vieilli.
Mais c'était sans compter sur un autre comparse, un pote qui venait juste de débarquer et qui nous interdit de rentrer maintenant. En plus, il a des arguments plus que convainquant, il nous offre un plateau de shooters... en tant qu'alcoolique fêtarde, je ne peux refuser, ma réputation est en jeu ! C'est parti pour un autre bar, un pub dansant.
Les tournées s'enchainent, je danse, je ris, je bois, je n'ai pas le temps de réfléchir à quoi que se soit. Et puis, dans un moment d'euphorie, un pote essaye de me faire boire à la bouteille de la vodka-citron, mais aussi alcoolisé que moi, il me verse tout dans l’œil, sur le T-shirt et les mains. Après un court râle de douleur, parce que l’alcool dans l’œil, ça brûle, je vais aux toilettes pour me rincer et me refaire une tête toute neuve (mission quasi impossible vue mon état d’ébriété). Là, je tombe sur Chérichou en train de se sécher les mains. On se balance deux trois vannes, on se sourit, je me lave les mains et je le rejoins au sèche-mains. Là, je ne me souviens plus exactement ce qu'on s'est dit étant donné que j'étais déjà à trois grammes. Donc je vais faire une réinterprétation libre de nos propos échangés :
 
Intérieur/nuit, toilettes du bar (qui ne sentaient pas l’urine, je précise ! un peu de romantisme bordel, le lieu n’était pas glauque.)
 
Devant une file d’attente d’une dizaine de personnes attendant leur tour pour se soulager, pendant qu’ils se sèchent les mains au sèche-mains, nos deux héros s’échangent quelques propos.
 
Lui: qu'est-ce que tu fais là, tu m'as suivi?
Moi: pas du tout, tu crois que j'ai que ça à faire!
Lui: je sais que tu veux que je t'embrasse!
Moi: Ouais c'est ça, n'importe quoi...

Pas le temps de finir ma phrase, j'avais déjà son incroyable langue dans ma bouche!

La soirée s’est poursuivit jusqu’à l’aube, j’ai perdu une boucle d’oreille, mon sac a été ravagé par l’alcool après avoir croisée une idiote saoule aux mains en mousses, mais Chérichou et moi, on ne se quitte plus depuis ce soir là ! Alors méfiez-vous des mecs qui vous énervent. Parmi eux se cachent peut-être l’homme de votre vie.
 
Bonne journée à vous mes chers lecteurs.

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lundi 12 mars 2012

Premier(s) Rendez-vous, le concept étrange du "date"

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Comme je l'ai déjà précisé, en ce moment ma vie se tient dans la triangulation étrange de la recherche d'emploi, d'un logement et éventuellement, de l'amour, du moins, calmons-nous, d'une relation naissante.
Alors voilà, bien que je sois durement concentré sur le fait de trouver un job, et que je ne pense qu'à ça, la vie décide parfois pour vous.
 
En effet, il y a peu, j'ai rencontré quelqu'un. Bon d'accord, on ne peut pas dire qu'il s'agisse, selon les critères de la rencontre parfaite, d'une rencontre parfaite, genre chevalier servant venant à votre secours, ou fendant la foule et vous disant en arrivant à vos côtés, qu'il ne voit que vous depuis des heures.
Non, moi j’ai juste croisé ce garçon dans un bar, et je vous l'accorde, ce n'est pas forcément follement romantique. Néanmoins, ce jeune homme m'a plutôt tapé dans l'œil. Grand, très charmant, intelligent et drôle, il ne ressemble en rien au stéréotype du gars de bar, qui lui est en général, alcoolisé, relou et sautant sur tout ce qui bouge, ce qui vous permet, grâce à lui, de vous rendre compte, que vous êtes loin d'être unique puisqu'il affectionne tout ce qui a un vagin, et papillonne dans la foule au rythme endiablé des râteaux successifs!
Enfin bref, revenons à nos moutons (sans mauvais jeu de mots, certains comprendrons). Nous voilà donc, avec ce jeune homme que nous nommerons "gentil garçon" (au sens élogieux du terme), prenant un verre, puis deux, et puis, nous commençons à flirter mais il est déjà 6 heures du mat. Nous échangeons donc nos numéros de téléphone et chacun rentre chez soi. Trop excitée par la rencontre, je ne peux fermer l'œil et pense déjà à notre prochain rendez-vous. Mais, comme je vous l'ai déjà précisé, chers lecteurs, j'ai 27 ans et plus 15, du coup, même si je me projette dans ce futur rendez-vous avec un sourire niais aux lèvres, cette fois-ci, je veux prendre mon temps. A 27 ans, on est un peu plus désillusionnée qu'à 15, et des méchants garçons mal intentionnés, on en a croisé un certain nombre!
 
Dans les jours qui suivent, un petit échange de textos se mets en place entre le gentil garçon et moi-même. Et nous finissons par convenir d’une date pour aller boire un verre.
Le jour du verre arrive, et là, je me transforme en fille complètement irrationnelle à la recherche de la tenue idéale et angoissant à mort, la boule au ventre, tellement énorme cette boule, qu'il n'y a même pas de place pour les papillons dans l'estomac qui vont normalement avec.
Je veux prendre mon temps, et je n'ai jamais fait ça avant. Je veux être, jolie, intelligente, drôle et épousable (même si nous n'en sommes pas là !) aux yeux de ce garçon. Pression!
Mais en voulant prendre mon temps, je ne m'étais pas douter que notre toute jeune non-relation allait déboucher sur une série de "date" (à prononcer avec l'accent américain).
 
Mais qu'est-ce que le "date" mesdemoiselles? Voilà notre pire cauchemar en provenance directe d’outre-Atlantique!
 
Le système du rendez-vous n'est déjà pas simple car il génère, chez nous toutes un certain stress, une nervosité plus que palpable, même chez les moins romantiques d’entre nous. Qu’allons-nous porter ce soir là pour briller de mille feux sans avoir l’air vulgaire? Quelle attitude adopter pour ne pas avoir l'air trop facile sans avoir l'air frigide? Comment envisager la première prise de contact, bise ou baiser ? (Cette question tortueuse ne se pose que s’il y a déjà eu flirt au préalable et que votre état, et le sien, ne pouvaient pas vraiment être associés, au moment du dit flirt, à un état sain et à jeun) Comment allons-nous réussir à ne pas rire niaisement à chacune de ses blagues, surtout les plus pourries ?
 
Le « date », venu d’outre-Atlantique, ce rendez-vous que nous pourrions qualifier de rendez-vous test, pourrait presque s’apparenter à un entretien d’embauche.
Le rendez-vous classique, rencontre entre un aspirant et une aspirante, n’inclut pas forcément une suite, mais en général, il se déroule entre deux personnes qui se connaissent au préalable et où, l’une des deux parties invite l’autre « à prendre un verre ». En général, lors du rendez-vous on peut donc parler d’une affinité partagée antérieure conduisant « presque », et j’insiste sur le presque, à une inévitable suite.
En ce qui concerne le « date », les choses sont bien différentes. Les deux parties ne se sont vu qu’une fois, grand maximum, et voire, parfois, ne se sont jamais rencontrées. L’invitation au verre a été lancé lors de cette unique rencontre, ou arranger pas une ou plusieurs personnes qui connaissent les deux parties, ou encore à lieu suite à une rencontre internet. Le « date » ne comprend aucune pérennité, ni aucun engagement, ni aucune démonstration sentimentale. C’est juste un premier contact sans promesse, ne régissant pas les participants au savoir vivre, tous les coups sont permis ! Lors du « date », les deux parties se jaugent et les conduites mufles sont souvent de mise. On entend par là que le « date » peut déboucher sur une coucherie du premier soir n’engageant que ce premier soir, comme l’amorce d’un jeu sexuel entre deux partenaires adultes consentants. Il peut n’engager qu’une seule utilisation. S’il y a plusieurs confrontations, cela ne garanti en rien la relation sérieuse, cela établi au mieux, un statut de plan cul ou PC.
 
Voici donc, selon moi, la définition de la différence entre le « rendez-vous » et le « date ». Me voilà donc ultra nerveuse, perdue dans la jungle des règles de l’amour et du sexe version 2012. Me voilà comme une adolescente de 15 ans ayant conscience qu’elle n’a plus 15 ans et malgré ça, tout reste aussi compliqué qu’à cet âge rebelle.
 
 
Epilogue :
 
A l’époque où les sentiments ne sont plus à la mode, il était quasi certain que cette non-relation avec ce gentil garçon était vouée à l’échec. Nous n’avons jamais franchi le cap qui fait basculer la série de « dates » vers une relation sérieuse. Moi qui voulais prendre mon temps ayant eu une douce impression au contact de ce garçon, je n’ai pas été déçue. Nous avons été doucement, et même à reculons. Mais, malgré le fait que cette histoire fut fatigante, compliquée, longue et totalement inaboutie, rendons à César ce qui est à César. Ce gentil garçon à fait preuve d’un grand respect à mon égard (euh, trop d’respect tu le respect, nan ?), ce qui, venant d’un membre de la gente masculine d’aujourd’hui, est à souligner (on ne va pas aller jusqu’à l’applaudir tout de même !).
 
En bref, luttons contre le « date » ! Ne donnons pas à nos sentiments des hamburgers gras, lourds et manquants cruellement de finesse. Nous sommes le pays de la baguette et de l’amour. Je vous en pris jeunes gens et moins jeunes gens, restons simple et ne nous engluons pas dans notre peur de l’attachement.
Pourquoi serions-nous si nombreux sur terre si nous étions voués à rester seuls ? Passer de non-relations en non-relation, c’est être seul. Et si c’est être seul qui vous convient, faites les choses bien, avec respect, soyez clairs et ne faites pas vainement espérer.
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