lundi 16 juin 2014

What a shame! ... je suis en couple!

Bonjour à toi ma pomme d'amour! Comment te portes-tu aujourd'hui?

Je viens à toi avec un réel sujet de société, je viens vers toi avec ma honte et ma culpabilité, je viens  pour t'avouer un inavouable secret... et oui, tu as deviné, je sens ta déception... oui, je suis en couple.

Je ne sais pas si cela tient au positionnement marketing de la célibattante dont le public cible est générateur de profits, ou si c'est une véritable révolution, mais il semblerait que pour être dans l'air du temps, il faut détester les hommes, pensez qu'ils sont indignes de confiance, tenter la relation amoureuse mais très vite constater que l'on est mieux seule, et surtout, détester ses consœurs qui filent le parfait amour en décrétant qu'elles sont niaises, dénuées d'intérêt et forcément esclaves de leur homme. Ben du coup, moi je me sens un peu mal à l'aise de dire que je suis en couple et heureuse de l'être.

Alors je n'ai d'autre choix que de m'interroger, je fais le bilan, je me questionne et me demande si, comme bon nombre de célibattantes l'affirme, je ne suis pas qu'une pauvre idiote qui subit le couple pour ne pas être seule. Je me demande si je ne me suis pas transformée en ménagère des années 50, sans but personnel, errant comme une âme en peine entre le lave-vaisselle et la corbeille à linge, le chiffon à poussière à la main, ne pensant qu'à combler mon homme qui, les célibattantes vous le diront, doit certainement être en train de me tromper avec sa jeune et fringante secrétaire. Oui parce qu'en fait, être en couple pour beaucoup de célibataires épanouies et fières de l'être, c'est ne plus être soi, c'est être encombré d'un poids mort qu'on appelle aussi conjoint, qui nous menotte au pied du lit et pas que pour la bagatelle, qui nous vole nos rêves et notre liberté.
Alors après que ma culpabilité et moi nous ayons fait une réunion au sommet face à ce ramassis de clichés, que j'eus passé au crible tous les désespérants états dans lesquels je suis supposé être à cause de mon compagnon dans cette navrante image du couple que l'alliance des célibattantes célibataires dictatatrices à grossièrement brossé à l'aide d'une balayette à chiotte, nous nous regardons, ma culpabilité et moi, et nous hésitons entre pouffer de rire ou lever les yeux aux ciel.
Mais pourquoi faut-il toujours que l'être humain soit dans un perpétuel clivage? Le noir et le blanc, le bien et le mal, la droite et la gauche, les hommes et les femmes, Tintin et Milou, les célibataires et les gens en couple! Non mon caramel, non, je te le dis, nous ne sommes pas obligés de nous déprécier et de critiquer perpétuellement la différences que l'on assimile trop aisément à l'opposition.

Personnellement, je n'ai absolument rien contre les célibataires, qu'ils soient hommes ou femmes. D'ailleurs, puisque nous en sommes aux confidences, je vais même te livrer un petit secret. J'ai moi-même été célibataire, et même plusieurs fois si tu veux savoir, et même longtemps, jusqu'à deux années consécutives. Oui je l'avoue, j'ai été de l'autre bord. Mais bizarrement, je n'ai jamais détester les gens en couple, je n'ai jamais cloué au piloris mes amies célibataires. Étonnamment, j'aime que les gens soient heureux. Je sais, c'est honteux. A une époque ou l'aigreur, la jalousie et la détestation arbitraire de nos semblables est en vogue, je suis une indécrottable gentille fille, incapable d'envier les gens parce qu'ils ont ce que j'aimerais avoir.
Attention, je vous entends déjà, je ne dis pas que célibataire je me rêvais forcément en couple, car je pense que chaque personne doit kiffer la life grave seule, et se construire seule pour un jour être heureux à deux. J'ai adoré mes soirée de flirt, mes apéros entre copines à dénigrer du mâle, parce que bien entendu, nous les filles, ont est toute un peu langue de pute! Néanmoins, je n'ai jamais jugé une nana parce qu'elle était en couple, en assimilant le couple à une prison sur laquelle tout le monde devrait gerber. Et maintenant je ne dénigre pas les filles célibataires qui n'ont pas d'attache et qui n'en veulent pas.
Je voudrais juste vivre dans un monde de bisounours où tout le monde se respecte.

Pour moi le couple c'est l'agrandissement des perspectives et pas l'enfermement, c'est ne pas vivre que pour soi mais vivre pour nous avec des projets communs, c'est ouvrir son esprit avec l'univers de l'autre, c'est partager ce qu'on aime, c'est rire, c'est pleurer aussi, c'est du bonheur, c'est des disputes, c'est des incompréhensions mais aussi des conversations, c'est la diversité, c'est la vie, c'est le foyer et la famille, c'est le choix, c'est la liberté. C'est ma vision du couple. Ça n'a pas toujours marché, je suis partie. Aujourd'hui ça marche, et je vous assure, même si parfois il y a un peu de niaiserie, il y a surtout beaucoup d'amour et de complicité, c'est tout sauf une prison!

Alors célibattante, écoute moi bien, c'est pas parce que tu n'aime pas le couple qu'il faut en dégouter les autres! Et à trop crier ton dégout, moi je n'entends que ta frustration, alors méfie toi, parce qu'avoir l'air mort de faim n'a jamais fait mordre le poisson à l'hameçon!

Sur ceux, paix et amour mes canards, aimez-vous les uns les autres!






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mercredi 4 juin 2014

Retour d’une poète disparue




Que le création est difficile lorsqu’on la chérie mais que l’on n’est pas une régurgitatrice compulsive de création à n’importe quel prix.
Il y a des créatifs qui ne se posent guerre de questions quant à la qualité de la production. Et il y a les autres, ceux auxquels je m’identifie, les craintifs, les prises de tête, ceux à la recherche d’une paralysante attente de perfection plutôt que de sortir de soit le néant, le moyen, le médiocre.
Mais le créatif n’est-il pas le pire juge pour son travail, dans un sens ou dans un autre. Il y a celui qui s’auto congratule en confondant attachement à son projet et pertinence. Le nombre d’heures passées ou la fréquence de présentation ne fait pas la qualité, diantre non !
Et puis, il y a l’insatisfait qui pense que tout ce qu’il produit n’a d’autre place que dans une décharge publique, ou enfouie à une distance minimum de 100 mètres sous le niveau de la mer.
Que faire ? Comment trouver le juste équilibre qui nous permettra de sortir de soi ce qu’on a à exprimer et de le rendre public, à savoir visible ou audible par une tiers paire d’yeux ou d’oreilles. Je dois dire que les mêmes questions me reviennent sans cesse et malgré le fait que j’ai été confronté à plus grave, à plus véridique sur des échelles de vie lambdas, la création reste pour moi ce qu’il y a de plus primordiale et de plus effrayant à la fois. Je dirais aussi difficile même si, dans mon cas, la difficulté n’est pas vraiment centrale, mais plutôt annexe. Elle intervient en second plan, lorsque la création, le premier geste créatif est lancé, le plus dur étant de dépasser son angoisse pour, justement, se lancer dans quelque chose. Pour certain, le fait de se lancer n’est pas le plus paralysant. Ils ont du mal à finir ce qu’ils ont commencé et livrent un corps à corps à 200 projets en même temps.

Nous pouvons au moins nous accorder sur quelque chose, la création est génératrice de questionnements, qu’il s’agisse d’une histoire de shèmes, de gestes ou des contenus esthétiques.
Alors, essayons de sortir de notre coquille, et produisons du début à la fin sans nous attendre à une automatique réussite. Commençons par habituer nos corps et esprits aux conditions de créativité afin de développer certains réflexes, puis trions nos productions, affinons-les. Gardons à l’esprit que l’accident est lui-même créatif, et s’il ne l’est pas, nous ne sommes pas obligé d’aimer tous ce qui sort de nous. Savoir ce que l’on n’aime pas est déjà un grand pas !
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mercredi 29 janvier 2014

Tel un Jedi, moi aussi je maitrise la force!

Bonjour à toi mon canard joli.

Tout d'abord, je te souhaite une bonne et heureuse année. En effet, j'ai encore 2 jours devant moi pour te faire mes vœux mais je me suis dit que même si j'étais encore large, je n'avais que trop tardé. J'espère que ton année sera merveilleuse, que tes projets, résolutions et autres belles idées se réaliseront. Je te souhaite l'amour, le bonheur et surtout, la santé.
Je sais, tu penses que seul les vieillards ne pensent qu'à la santé. D'ailleurs quand tatie Jacqueline te bavait sur la joue en une bise sonore pour t'adresser ses voeux et qu'elle te souhaitait la santé, tu trouvais ça bizarre et pas nécessaire, merde, tu avais 13 ans, que pouvait-il t'arriver, au pire avoir un nouvel appareil dentaire. Et pourtant, ma licorne, j'ai appris récemment à quel point ce vœu est le plus beau que l'on puisse t'adresser, les gens qui t'apprécie réellement sont ceux qui te le souhaiteront (bon d'accord, Nicole la sécrétaire du bureau est juste une adepte de la maxime de tatie Jacqueline et n'en a pas vraiment quelque chose à carrer de ta santé ... mais ça fait tout de même plaisir!).

Bref, tout ça pour dire? Et bien pour te dire que ma santé ne se porte pas vraiment comme un charme depuis quelques mois. Certains penseront que mon mal est bénin, certes, je ne suis pas atteinte d'un cancer, mais tout de même ma douleur est là, et loin d'être anodine.
J'ai une hernie discale depuis plus de 6 mois et la souffrance qui en découle est odieuse et permanente. C'est tout mon nerf sciatique qui est enflammé, du haut de la fesse jusqu'à la cheville. Ma jambe me semble étrangère et me donne la sensation d'être trop petite pour moi puisqu'elle ne veut pas se tendre.

Je boite, et à 29 ans, c'est très dure à encaisser.

Marcher pour moi est devenu une épreuve, me déplier, un calvaire. J'ai du mal à rester debout, j'ai du mal à rester assise, la nuit, je suis réveillée par la douleur à chaque fois que je fais un mouvement, et en découle une terrible fatigue et une irritabilité accrue.
Il n'y a pas une minute de la journée où je n'ai pas mal, où je n'ai pas envie de m'arracher la jambe pour l'offrir à un cannibale me disant que je préfère être cul-de-jatte que de continuer à souffrir.
Je te le dis, et non sans émotion, en pesant mes mots et en ayant en tête la véritable signification de cette phrase : j'ai mal!
Lorsque je ris trop fort, ça me tire en une brûlure électrique, j'ai trop mal, et cela me coupe toute envie de m’esclaffer. Lorsque je suis en colère, je ne peux pas quitter la pièce d'un pas énervé. Vu à l'allure à laquelle je marche, la dispute serait terminée bien avant que j'atteigne la porte.

C'est la première fois que je décris ma douleur de cette manière, que je la verbalise ainsi. C'est assez étrange. Bien qu'omniprésente, je l'avais poussé loin de moi. Oui, je ne fais que la pousser loin de moi, je me moque d'elle, je rie d'elle, je lui fais croire qu'elle ne m'atteint pas, qu'elle n'est rien pour moi, que si elle croit qu'elle m'incommode, elle se fourre le doigt dans l'oeil et jusqu'au coude.
Il y a un moment où elle m'a fait craqué, où elle m'a fait pleuré, mais depuis, j'ai décrété qu'elle ne gagnerait pas. Mais la vicieuse est insidieuse. Parfois, elle fait mine de se retirer pour revenir plus forte et plus aigüe le lendemain, vous clouant au sol comme une grosse patate. Vous vous sentez comme un amas de quelque chose, mais non comme un corps dynamique possédant des muscles, des articulations, des veines et un cœur qui bat. Vous êtes une chose trainante et rampante.
Je sais que je suis tout ça, que je ne possède plus ma démarche sexy, que j'ai plus l'air d'un orang-outan possédé par une limace mixomateuse (c'est vous dire!). Mais peu importe, je garderais ma tête jusqu'au bout, je l'ai décidé.
Depuis que j'ai pris cette décision, depuis déjà quelques mois, je n'ai craqué qu'une seule fois. J'étais dans la piscine avec ma kiné en plein séance de balnéothérapie et j'ai éprouvé, l'espace d'un instant, la sensation d'avoir retrouvé ma jambe. Je n'ai pu retenir mes larmes.
Mais je suis tel un guerrier Jedi, je maitrise la force, j'essaye de ne surtout pas basculer du côté obscure. J'apprends à ne plus m'arrêter de rire quand ma jambe me rappelle à l'ordre dans un tiraillement irradiant, je vaincrais le mal, c'est moi qui vous le dis, et sans vanité aucune, c'est juste que les choses ont été décidées comme ça.
En tout cas, cette douleur m'a permis de me renforcer un peu plus. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Je prends beaucoup plus de recul sur les choses. Je rie des geignards chroniques qui se targuent d'être des survivants alors qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'est la douleur contre laquelle on ne peut rien, celle qui à décidé de s'établir, celle qu'on ne provoque pas, celle qu'on ne s'invente pas pour se donner une consistance qu'on ne possède pas et que l'on ne possèdera jamais tant notre âme est creuse.

Même moi qui souffre tous les jours, sans me culpabiliser, je me dis que d'autres ne se relèvent pas de ce qui leur arrive, poignardés par la vie à cause d'une maladie contre laquelle on ne peut rien. Et puis, je me dis que même si ma vie n'est pas parfaite à de nombreux égards, même si ma douleur me perd parfois un peu dans ses méandres et me fait me poser des questions sur ce que j'attends de la vie, j'ai quand même de la chance.

Merci à ceux qui me soutiennent, ma famille, mon chéri, mes amis qui réalisent ce que je vis (ce qui n'est pas le cas de tous, mais en même temps il est difficile de se représenter ce que je souffre, même moi je n'y arrive pas toujours car je m'amuse à minimiser ma douleur et je sens que ça l'énerve la garce!), merci à tous et promis, je ne basculerais pas du côté obscure de la force, je suis un Jedi, un vrai!

Bonne et heureuse année 2014, qui, c'est sûr, sera grandiose!





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mardi 3 décembre 2013

Qu'est-ce qui nous retient?

Parler des choses, voilà donc la mission que je m'étais fixée. Après une réflexion permanente qui semble habiter mon cerveau en ce moment, et refusant de tourner en rond, je me suis demandé quel tournant je voulais que ma vie prenne.
Boom! la question était lancée, ou plutôt devrais-je dire, LA question! Si certain parle de leur trentaine approchante comme un fait majeur déstabilisant, la mienne ne me stresse pas. Preuve en est que j'ai fêté mon 29ème anniversaire et que j'adore toujours autant mon anniversaire, donc, de ce côté là au moins, pas de névroses. Non, moi je souffre plutôt d'une angoisse générale liée au fait de faire un grand saut dans la vie, nager le crawl, plonger, barboter avec insouciance dans le bain bouillonnant qu'est le vaste monde, sans se poser de question. J'analyse tout et trop, et je crois que j'ai une peur chronique de décevoir. Du coup, même si je me suis assez souvent considérée comme une rebelle qui n'a peur de personne, ce qui est vrai, je crois que ma plus grande peur nait face à moi-même et aux possibles que je peux m'offrir.
Tu vois, c'est comme si parfois, je voulais hurler et tout envoyer promener, changer de vie, complètement, changer de boulot, devenir artiste, partir en méditation dans un ashram en Inde et monter sur le dos d'un lama... 

L'autre jour, j'ai eu une petite dispute avec cher et tendre, et dans l'énervement, j'ai fait un truc dingue, j'ai poussé la table basse, et un verre de vin est tombé et s'est brisé en mille morceaux propulsant du vin rouge un peu partout sur le sol et sur les murs. Et bien, bizarrement, si j'ai été tout d'abord surprise et indigné par ma réaction, un peu honteuse de ce petit accès de colère inconsidéré, en moi, j'ai tout de même ressenti un truc génial. J'avais extériorisé, et j'avais brisé un truc. C'était comme si je m'étais délesté d'un poids énorme, comme si j'avais laissé sur le bord du chemin un peu de la colère qui m'habite. J'ai même envisagé d'acheter des assiettes uniquement pour les jeter par terre!
Ce que je veux dire avec tout ça, c'est juste que je me demande si en fait, parfois, on est pas le propre responsable de la frustration que la vie peut nous faire ressentir.
Est-ce qu'on ne s'auto-bride pas par moment? Alors, évidemment, notre responsabilité dans tout ça est légèrement conditionnée par notre éducation, notre culture, nos proches. Mais, une fois qu'on a compris tout ça, est-ce que l'on ne peut pas enfin se réinventer comme on le souhaite?

Quelques fois, je vois ou je rencontre des gens qui sont d'éternels optimistes et qui on toujours l'air heureux. Comme s'ils savaient doser la vie et leur réactions par rapport à elle. Ils relativisent, ils aiment, ils respirent la joie de vivre. Mais comment font-ils? Y aurait-il une recette secrète du bonheur que je ne possède pas? J'ai aussi rencontré d'autres personnes qui ne se posent jamais de questions. Ils n'ont pas d'argent à la fin du mois, c'est pas grave. Ils n'ont que 200 euros sur leur compte en banque et ils veulent partir faire le tour du monde, ils le font sans réfléchir. Ils picorent tout ce qu'il y a autour d'eux sans réfléchir aux conséquences, se créant ainsi une vie à leur image, décrétant que les galères ne sont pas grave, que demain est un autre jour, vivant l'instant présent. Mais moi, la pseudo-cool-rebelle, je n'arrive pas à me détacher du côté angoissant de la vie. Alors, qu'est-ce qui me retient?

Suis-je trop entière, trop soucieuse de l'avenir, trop ancrée dans la réalité, plus que je n'ose me l'avouer, étant, paradoxalement, et par moment une rêveuse. Je crois que j'ai changé, et trop vite pour m'y habituer. Je suis devenue trop sérieuse, pas assez rieuse, trop indignée et trop affectée par la tournure que prend le monde et par les responsabilités qui sont inhérentes à mon âge avançant. Et puis, avec tous ces trentenaires dépressifs qui ont l'impression qu'à trente ans on est bon à jeter à la poubelle, adulescents qui vieillissent mal, ben moi, même si je suis indignée par le fait que je les écoute, j'ai l'impression qu'ils m'entrainent dans leur spirale démoniaque.
Mais merde, 30 ans, c'est cool, on est pas encore mort bordel. Aujourd'hui, si t'es pas un prodige du violon à 8 ans, ou un surdoué des math à 12, on te dit que tu es incroyablement insipide et que ta vie ne sera jamais drôle. Et ben fuck, je ne veux plus que de stupides discours sur le jeunisme ambiant parviennent à m'atteindre. Je ne veux pas brimer ma vie, et je voudrais décider que si je veux, je peux, encore une fois recommencer. Je veux me souvenir de la petite fille que j'étais, celle qui ne comprenait pas que certaines personnes éprouvaient des difficultés à rire 30 minutes par jour. Je veux agir et n'avoir peur de rien.

C'est une affaire à suivre, pas simple à mettre en place. Mais si on décidait de croire que rien n'est impossible, et qu'on verra bien. Demain, quoi qu'il arrive, le soleil se lèvera!









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lundi 28 octobre 2013

Et si on faisait griller de la guimauve tout en discutant du néant dans lequel je me trouve?

Introspection quand tu me tiens, tu mets un peu le bordel dans mes neurones (déjà peu nombreux, ils sont à présent emmêlés!).

Bref, ce blog a presque un an, si ce n'est déjà fait (oui, je sais, je suis une mauvaise mère de blog), et non, c'est décidé, je ne l'abandonnerai pas dans le vaste monde du web. J'ai décidé de m'y accrocher comme une moule à un rocher, voilà une des seules choses dont je suis à peu près sûre en ce moment.

Dans ma quête de la stabilité et de mon fil d’Ariane qui, je l'espère, me permettra de sortir du foutu labyrinthe dans lequel je me trouve perdu en ce moment, et à ce niveau de perdition, je dirais même que je suis quasiment ensevelie, une chose est sûre, je ne peux pas laisser tomber l'écriture. C'est la thérapie des égocentriques teneurs de blog que nous sommes (n'y voyez rien de péjoratif!).

Alors, tels des exercices d'écriture salvatrice, je vais tenter de réaliser des posts jour après jour jusqu'à ce que l'un d'entre eux finisse pas avoir un véritable sujet et une vraie vocation de partage d'expérience réflexive vouée à nous faire tous avancer, vous et moi. Ambitieux, je te l'accorde ma licorne.

L’exercice est donc périlleux, et je vais certainement paumer bon nombre d'entre vous en route, lassés par mes introspections stériles et nombrilistes. Qui sait, on se retrouvera peut-être tous quelque part, genre au bord d'un chemin, pour constater gaiement ensemble l'inévitable dérive de ce blog et de ma personne tout en mangeant des marshmallows grillés. Mais je crois que quand on est pas trop mauvais dans un domaine, même si cela ne doit mener nulle part, il faut s'y accrocher coûte que coûte, histoire de flatter son égo (qui en a, en ce moment, bien besoin!), et de s'auto-congratuler en se disant que notre cas n'est peut-être pas désespérer.

J'admire la blogueuse régulière, celle qui a toujours un truc à dire, sur elle, sur les autres ou sur la vie, celle qui ne semble jamais saisi du syndrome de la page blanche qui la renvoie directement, comme c'est mon cas, à ce vide sidérale qui s'empare parfois de moi.
"Que vais-je leur dire? Raconter uniquement ma vie n'est-il pas dénué d’intérêt? Si même moi parfois je m'auto-saoule avec mes questionnements métaphysiques, que peut bien en penser un pauvre lecteur innocent?" Ne faut-il pas sortir de soit pour devenir brillant?
Un jour, lors d'une folle soirée de ma lointaine jeunesse, je parlais avec un charmant garçon que je trouvait extrêmement brillant et créatif, et je me rappelle lui avoir dit avec ma voix de Kévina "Non mais tu comprends, je suis lassé d'entendre les gens parler d'eux, tu sais, ceux qui s'écoutent parler et qui n'envisagent que leur propre nombril" Et il m'avait très justement répondu "Je pense que les gens qui ne parlent que d'eux parlent du seul sujet qu'ils connaissent et qu'ils maîtrisent, car en définitif, ces adeptes du monologue ne s'intéressent qu'à eux." J'avais trouvé ça très juste comme remarque.
Mais alors, où est la frontière entre l'égocentrisme et le besoin de partage d'expériences d'auteur pour que toi, lecteur, tu puisses aussi réflexionner sur ta vie?

Je crois que j'ai perdu de vu l'utilité de ce blog. Je ne sais pas si je l'ai créé parce que j'adore écrire ou parce que j'ai des choses à dire. Mais toi mon chou à la crème, je t'aime, et je ne veux pas te laisser là en plan comme je l'ai fait pendant tous ces mois. Je vais donc continuer à réfléchir sur le fait de parler des choses, et promis juré craché, je finirais pas te confier des choses intéressantes autres que ma perdition peut-être liée à mon état pré-trentenaire. Mais je ne suis même pas sûre qu'il y ait un lien de cause à effet, car aussi loin que je m'en souviennes, malgré une attitude de simulacre visant à prouver le contraire, je crois que j'ai toujours été perdue fasse à notre vaste monde dont l'injustice et les incohérences m'ont toujours laissée dans une grande perplexité, et dans un questionnement qui pourrait se résumer à un simple déstabilisant POURQUOI?

A bientôt ma biche en sucre.


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vendredi 25 octobre 2013

Coincée au dos d'un paquet de céréales!

Voilà mon bouchon, je m'étais absentée depuis un petit moment, et puis me revoilà.

Pourquoi une telle absence, je ne saurais trop quoi te dire. Pourtant, des choses, il s'en est passé, des aventures, j'en ai eu, même pas mal en fait.

Tout d'abord j'ai aménagé avec Chouchou. Et puis, je suis partie en Thaïlande pendant un mois afin de dire bonjour à une partie de ma vie passée, et de déconnecter de la tension de ma vie présente et quotidienne. Ensuite, j'ai eu de nouvelles opportunités comme animer des conférences à l'université. Je dois dire que ma vie n'a pas été triste et morne pendant tout ce temps même si un insidieux questionnement à tout de même parfois tapé à ma porte. Cet inévitable questionnement qui revient tout le temps dans la vie de chacun.
Et puis il y a eu ces problèmes de santé, pas très graves mais très ennuyeux, qui sont toujours là d'ailleurs et qui me tapent sur le système.

Et puis, il a cette chose qui ne va pas tout à fait comme je veux et qui a une terrible mauvaise influence sur ma façon d'être et mon impatience.


En fait, j'ai beaucoup pensé à mon blog pendant ce temps, mais je ne savais plus comment m'y prendre, comme si une amnésie de l'écriture s'était saisie de moi. Comme si en fait au delà de l'écriture oubliée, puisque j'écris tous les jours dans mon travail donc je n'ai pas oublié comment on fait, mais plutôt comme si je ne savais plus quoi dire. Comme si je voulais garder tout pour moi, comme si je voulais changer de style et ne plus parler de moi mais des choses.
Parler des choses...
Je ne sais pas encore exactement ce que ça veut dire, mais je vais y travailler, je vais y penser et je vais trouver.

En attendant, je te laisse là dans un terrible suspense dont même moi je n'ai pas la clé, en même temps, il se pourrait bien qu'en ce moment je n'ai pas la clé de grand chose. J'ai l'impression de flotter dans une espèce de mouvance où je ne sais plus rien, où je ne sais plus me projeter, où j'essaye de résoudre la complexité de ma vie qui, j'en suis sûre, est pourtant simple. Je suis coincée dans un labyrinthe de dos de paquet de céréales, pas si compliqué quand on le voit dans son ensemble, mais vraiment pas simple lorsqu'on est entre les murs ou planté devant l'entrée. C'est peut-être d'ailleurs pour ça que très souvent la consigne est d'aider Pipo à sortir de là. Je ne prendrais plus jamais Pipo avec mépris en pensant "quel naze ce Pipo, c'est pourtant simple, même un enfant de cinq ans y arriverait". Ben ouais mais sans vue globale, c'est pas évident. Il faut savoir prendre de la hauteur!

Enfin bref, Pipo et moi on est un peu perdu et je sens bien que je te perds toi aussi mon bonbon rose. Alors, je vais arrêter là et te retrouver très vite pour un post qui je l'espère, sera bien plus fun que ma litanie égocentrique au sujet de ma terrible perdition et mon état labyrinthique!

Bisous à toi mon chou sucré.



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lundi 22 juillet 2013

Par une chaude soirée d'été...

Salut ma chouquette, comment te portes-tu par cette chaude journée d'été?

Je ne sais pas ce qui c'est passé, mais une chose a changé.

Bien que j'en avais pris la décision depuis longtemps et que je m'y tenais tant bien que mal sans y parvenir, je suis revenue aux plaisirs simples et j'ai décidé de dire "fuck" à la baisse de moral.

Comme une bouffée d'air frais, j'ai enfin sortie ma tête de l'eau. Comme si l'accumulation de galères te laissait deux choix. Le premier, tu ne t'en sortiras jamais, tu es condamné à une errance morbide qui te conduira à la détestation de la vie, de tes proches et même des petits chatons que tu n'arriveras plus à trouver mignon (je vous assures qu'il y a des gens qui en arrivent à ces extrêmes là!). Le second choix est celui de se battre sans relâche, lutter contre le laisser-aller, décider que la tristesse et la morosité, qui semblent s'être inviter de force, ne sont que des garces qu'il faut éconduire, et au bout d'un moment, ces mantes religieuses finissent par comprendre qu'elles peuvent t'en rajouter autant qu'elles le veulent sur le dos, non, elles ne passeront pas!

Voilà, j'ai arrêté de faire l'enfant gâtée, j'ai continué à être une guerrière et j'ai fait la nique à la noirceur qui enveloppe toutes choses en ce bas monde. J'ai décidé de faire fit de tout ce qui me déprime, d'être un peu moins rebelle et révoltée contre tout et n'importe quoi. Je vais essayer de me pacifier.

Et puis, et puis il y a eu ce moment magique comme je n'en ai pas eu depuis quelques temps, cet instant d'été, ce moment de parenthèse, ces vacances au bord de la mer qui n'ont duré qu'une soirée. Il y a eu ces moules et ces frites, le mojito, le bruit des vagues et la moiteur de l'air. Les lumières vertes au bout des cannes à pêches, les ricochets, du moins les essais de ricochets. Il y a eu les blagues et les rires, les "attention je vais te mettre à l'eau",  qui même s'ils restaient lointain, comme un murmure à mes oreilles, comme les bruits de la rue derrière une vitre, ont quand même résonné en moi. Et je ne sais pas, j'ai commencé à sortir de ma torpeur, de cette attroce lassitude qui s'est emparée de moi ces derniers temps, un ennui mortel mélangé à une révolte chronique.

Cette douce soirée d'été en bord de mer, ce restaurant entre amis, m'ont soufflé une douce musique et l'air marin m'a approvisionné en air frais. Je recommence à vivre de manière moins automatique, je recommence à être là, pour de bon, sans agiter ce pâle pantin derrière lequel je me cache depuis des jours.

Ce soir là, il flottait dans l'air comme un air de vacances, comme un vieux film qui se déroule en bord de mer, comme les codes d'une quiétude pérenne qui s'installent. J'ai été en vacances pour une soirée dans une ville où les gens reposés semblaient doux et avenants, normaux et détendus.
C'est dans ces moments là que je me dis que rien n'est perdu, qu'il ne faut pas hurler à la noirceur du monde, qu'il existe encore des petits coins de paradis et des instants de bonheur qui surgissent sans crier gare.







A bientôt ma crème glacée.



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