lundi 22 juillet 2013

Par une chaude soirée d'été...

Salut ma chouquette, comment te portes-tu par cette chaude journée d'été?

Je ne sais pas ce qui c'est passé, mais une chose a changé.

Bien que j'en avais pris la décision depuis longtemps et que je m'y tenais tant bien que mal sans y parvenir, je suis revenue aux plaisirs simples et j'ai décidé de dire "fuck" à la baisse de moral.

Comme une bouffée d'air frais, j'ai enfin sortie ma tête de l'eau. Comme si l'accumulation de galères te laissait deux choix. Le premier, tu ne t'en sortiras jamais, tu es condamné à une errance morbide qui te conduira à la détestation de la vie, de tes proches et même des petits chatons que tu n'arriveras plus à trouver mignon (je vous assures qu'il y a des gens qui en arrivent à ces extrêmes là!). Le second choix est celui de se battre sans relâche, lutter contre le laisser-aller, décider que la tristesse et la morosité, qui semblent s'être inviter de force, ne sont que des garces qu'il faut éconduire, et au bout d'un moment, ces mantes religieuses finissent par comprendre qu'elles peuvent t'en rajouter autant qu'elles le veulent sur le dos, non, elles ne passeront pas!

Voilà, j'ai arrêté de faire l'enfant gâtée, j'ai continué à être une guerrière et j'ai fait la nique à la noirceur qui enveloppe toutes choses en ce bas monde. J'ai décidé de faire fit de tout ce qui me déprime, d'être un peu moins rebelle et révoltée contre tout et n'importe quoi. Je vais essayer de me pacifier.

Et puis, et puis il y a eu ce moment magique comme je n'en ai pas eu depuis quelques temps, cet instant d'été, ce moment de parenthèse, ces vacances au bord de la mer qui n'ont duré qu'une soirée. Il y a eu ces moules et ces frites, le mojito, le bruit des vagues et la moiteur de l'air. Les lumières vertes au bout des cannes à pêches, les ricochets, du moins les essais de ricochets. Il y a eu les blagues et les rires, les "attention je vais te mettre à l'eau",  qui même s'ils restaient lointain, comme un murmure à mes oreilles, comme les bruits de la rue derrière une vitre, ont quand même résonné en moi. Et je ne sais pas, j'ai commencé à sortir de ma torpeur, de cette attroce lassitude qui s'est emparée de moi ces derniers temps, un ennui mortel mélangé à une révolte chronique.

Cette douce soirée d'été en bord de mer, ce restaurant entre amis, m'ont soufflé une douce musique et l'air marin m'a approvisionné en air frais. Je recommence à vivre de manière moins automatique, je recommence à être là, pour de bon, sans agiter ce pâle pantin derrière lequel je me cache depuis des jours.

Ce soir là, il flottait dans l'air comme un air de vacances, comme un vieux film qui se déroule en bord de mer, comme les codes d'une quiétude pérenne qui s'installent. J'ai été en vacances pour une soirée dans une ville où les gens reposés semblaient doux et avenants, normaux et détendus.
C'est dans ces moments là que je me dis que rien n'est perdu, qu'il ne faut pas hurler à la noirceur du monde, qu'il existe encore des petits coins de paradis et des instants de bonheur qui surgissent sans crier gare.







A bientôt ma crème glacée.



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