Si toi aussi tu es téléphile et que tu es honnête, tu as certainement déjà vu l'équipe des Marseillais qui voyage autour du globe sur W9. Si cela te permet de te sentir mieux, on acceptera le traditionnel "oui je suis déjà tombé dessus par hasard, mais je n'ai pas tenu plus de 5 min tellement c'était inintéressant" et on feindra évidemment d'y croire!
En tant que bonne chômeuse qui se respecte, et qui colle à tous les stéréotypes qui accompagnent ma situation, la télé est devenu ces derniers mois un membre à part entière de la famille. Et c'est sans honte, bon ok avec un peu de gêne tout de même, que j'avoue être une sorte de cliente régulière de la téléréalité. Mais je regarde Arte aussi, si si, je vous jure!
Bref, stoppons là les justifications excessives qui me donnent un air coupable, et revenons-en à nos moutons.
Donc pour ceux qui vivraient sur mars ou qui n'aurait pas la télévision chez eux - oui ça existe et cela force mon admiration tous les jours - , les marseillais sont une bande de joyeux drilles qui ont toutes une série de compétences avérées ou pas, en fonction des candidats, en tant que serveurs, dj's, gogo danseuses, mannequins, fêtards et j'en passe. Ils ont la vingtaine, et même s'ils ne manient pas tous la langue française correctement, la production de W9 envoie ces attendrissants kékés et cagoles aux quatre coins du monde afin qu'ils réalisent leurs rêves, et qu'ils s'embrouillent entre eux. Et au concept, j'ai envie de dire bravo, et j'irais même plus loin en m'adressant directement à W9 et en leur proposant une nouvelle émission.
W9 si tu m'entends (ou si tu me lis), c'est le moment d'être attentif car j'ai pour toi un concept novateur qui te laissera pantois. Comme tu sais, en ce moment, le temps qui est à ma disposition permet à mon esprit de vagabonder et de trouver de brillantes et géniales idées.
Alors voilà, ferme les yeux (pas pratique pour lire) et projette-toi. Imagine un groupe de trentenaire (il parait que c'est la nouvelle vingtaine). Ils sont tous beaux à leurs manière, dedans, dehors et parfois les deux. Les nanas n'ont pas une allure de vieille prostituée ou de couguar sur le retour, mais plutôt une garde robe stylée et élégante. Exit le fluo, le synthétique, les seins refaits et le string apparent, et vive les perfectos, le liberty, la jolie low-boots, et la jupe crayon. Bon si tu insistes, elles peuvent à l'occaz' faire dépasser une fesse ou un bout de sein.
Pour les garçons, des hommes des vrais, ceux qui sentent l'intelligence et le mâle, musclés mais pas bodybuildés, et même, allez on se lâche, à l'allure de type normaux croisés dans la rue.
Et surtout, tout ce petit monde aurait une parfaite maitrise du Bescherelle et un niveau minimum de culture générale. Non Robinson Crusoé n'est pas un personnage de dessin animé Kim!
Et tu sais quoi W9 en plus de ces allures soignés et d'une visible astuce, toute cette jolie bande seraient composé de diplômés qui galèrent à trouver un taf. Des bacs plus 5 en veux-tu en voilà, des thésards, que du gratins studieux.
Parce que W9, je ne sais pas si tu es au courant, mais on est nombreux à avoir besoin d'un coup de main pour trouver un boulot. Nous aussi on veut parcourir le monde et qu'on nous propose des jobs en or. Alors si tu as endossés le rôle d'agence pour l'emploi pour certain marseillais, n'hésite pas à le faire pour d'autre, c'est ça l'égalité!
Mais toi non plus NRJ 12, tu n'es pas en reste. Je m'adresse aussi à toi. Car toi aussi tu joues les agents pour des personnages issues de téléréalités. Je n'ai pas fais de téléréalité certes, mais si tu veux, je peux te dire que je galère également, et même si tel Mischa je n'ai pas envie de me réinterpréter pâtissière (j'ai des amis qui le font très bien pour moi, n'est-ce pas l'équipe des Ô délices de Brice), j'ai tout de même envie de m'éclater professionnellement et de partir en voyage autour de la planète dans une sublime maison.
Alors voilà mon CV si jamais l'idée vous intéresse. Je suis diplômée de deux masters, un en arts plastiques, l'autre en management culturel. Je galère depuis la fin de mes études à trouver un emploi stable rémunéré convenablement. Entre les CUI/CAE payés au SMIC horaire et les promesses d'avancement se résumant à un CDD classique, on peut pas dire que ça a été le Pérou. Ah j'allais oublier la précarité que j'ai connu, et que je connais encore. La précarité, avec des boulots mal payés et des périodes de chômage longue durée depuis la fin de mes études en 2011. Oui c'est ça, ça fait seulement 4 ans et déjà un beau palmarès. Je gagnais mieux ma vie quand j'étais caissière pendant mes études!
Donc, chères chaines de télévision, sachez que si vous réalisez "Les Anges sur-diplômés" ou "Les Marseillais qualifiés", je suis sûre que vous trouverez votre public et que vous ferez de l'audimat vu le nombre d'entre nous qui galère sévère. Il y a pas de raison, je suis certaine que vous êtes capables de vous
dépasser, et de trouver des supers boulots à de pauvres sur-diplômés
comme nous, les trentenaires de la génération Y.
Pour l'occasion je veux bien employer le mot "kiffer" à toute les sauces, et dire "c'est la chouma frère!" dès que la prod' me le demandera. J'ai grave le mentale pour décrocher tout contrat de chargée de communication que vous me proposerez, en Thaïlande, où j'ai fait mon stage de fin d'études d'ailleurs, à Rio ou dans tout autre pays exotique. Je suis pas difficile.
Je suis même prête à partir en survie sur Kho Lanta comme les marseillais. Et vu que je suis en survie depuis la fin de ma vie étudiante, j'ai de l’entrainement, pas besoin d'appeler Moundir à la rescousse.
Pour le casting, chères W9 et NRJ12, je vous promets un grand nombre de participants, et je vous propose, comme c'est moi qui vous ai soumis l'idée, que vous me réserviez une place de sûre dans vos émissions. Allez trinquons à nos futurs succès, champ' et bises au programme.
PS: au cas où, j'ai pas précisé, mais j'ai un bon tour de poitrine, et en plus, c'est pas des faux!
mardi 24 mars 2015
mardi 10 mars 2015
Chômage et BN
Voilà, je suis au chômage depuis le mois d’août.
Que dire? Du temps, du temps et encore du temps devant moi, et pourtant, tant de perplexité paralysante.
Comment sortir de cet état de néant? Je voudrais arrêter de me plaindre et de me questionner sans fin sur tout un tas de sujets dont je ne trouverais certainement pas la réponses en regardant Un jour une histoire de façon quotidienne! (je caricature légèrement.)
La télé, cette amie qui ne pose jamais de question, qui emplie toujours la pièce d'un ronronnement rassurant, qui s'empare de votre matière grise, la met au repos et le temps d'un instant vous fait oublier vos problèmes. Je me sens comme une alcoolique de la télévision. Il me faut ma dose d'histoires bateau aux happy end quasi systématiques pour me sentir bien. Mais évidemment ça ne dure jamais longtemps, et comme tout bon alcoolique, il me faut un nouveau shot. De cette façon là, les journées passent sans moi.
Et pourtant, la télévision n'est en rien ce que je désire. Je voudrais vivre, vivre plus que de raison, exploser de projets, remplir d'une avidité sans borne mes journées avec de la création tout azimut et tout support.
J'ai fait un constat, le marché du travail ne me veut pas. "Vous avez un profil trop atypique" "Vous êtes une femme de 30 ans, vous voulez des enfants?" " Un Master Recherche en Arts Plastiques? C'est possible la recherche en Arts Plastiques?" Quelques soient les raisons, la finalité est la même, non Mhelaniee, à moins de monter ta boîte, tu ne seras pas chargée de communication.
Voilà une certaine frustration qui se met en place, surtout quand on est sûre qu'on aurait pu faire l'affaire. Les courbettes, c'est pas mon style. La recherche d'emploi, visiblement, c'est pas mon fort. Alors quoi? Ben il y a tout ce temps à tuer, et cette reconversion à trouver.
Incroyable, mais j'ai trouvé: je serais professeur d'Arts Plastiques, cette matière qui me passionne.
Je me suis donc inscrite au CNED, je prends des cours de dessin pour évacuer la rouille de mon crayon, je vais à des ateliers plastiques une fois par mois pour retrouver le modjo des arts. Et puis? Et puis, plus rien.
Certains pensent à de la paresse, mais moi je connais la vérité. Tout ce temps devant moi, tout ce vide et toutes ces journées à organiser. Je me sens comme face à l'Everest mais au moins un million de fois plus élevé. Je me sens comme devant un désert de sel, toute petite et détonnant sur la blancheur du sol, perdue et pas à ma place, désemparée devant toutes ces possibilités de vivre ma vie qui s'offrent à moi. Et puis, il y a toute cette solitude que je ne supporte plus. Cette impression de décalage chronique avec le reste de la population. Je suis comme spectatrice de ma vie qui défile. Et plus je suis seule, moins j'ai envie de voir du monde, de voir ces intrus qui s'inviteraient de manière inopinée à mon frénétique programme télévisé, mes infusions d'après-repas et mes BN.
Mais comment faire pour me réanimer avant que je ne finisse épileptique et obèse? comment faire pour trouver la méthode qui fera que je m'assiérai sans crainte face à mon bureau, face à mon ordinateur ou mes toiles?
Quelqu'un m'a dit que je possédais tous les outils pour sortir de cette impasse. Vraiment? J'aurais aimé qu'il aille plus loin et me les nomme. C'est toujours le flou. Je me débats corps et âme pour sortir de ce mutisme et que ma vie s'anime à nouveau. Je fais une demie heure de vélo d'appartement tous les jours et une demie heure d'abdos. C'est mon dernier rempart avant l'obésité.
Sinon, j'ai du temps, j'ai du temps, j'ai du temps. Voilà mon nouveau lite motive. J'ai ce qu'il y a de plus rare en ma possession, et je ne sais pas l'utiliser correctement. Le temps, c'est la clé et c'est l'angoisse à la fois!
Il faut que je sorte du cercle des goûters BN devant les reines du shopping, que je me laisse envahir par ma créativité que je crains tellement. Je serais cette personne, celle aux milles projets, celle qui avance, celle qui envoie se faire foutre cette putain d’inactivité, celle qui a toujours un truc à dire sur ses projets fous. Parce que le pire dans tout ça, c'est que j'en ai à la pelle des projets, tellement, que je ne sais pas par où commencer.
Alors, voilà, nouvelle résolution, on arrête de rêver et on fait! Je lui ferai la peau à ce flottement dans lequel je suis prise depuis bien trop longtemps. Et puis, j'arrêterais de culpabiliser. Je vais vivre la vie, la vraie.
Bisous à toi mon chaton. Et si toi aussi tu te trouves dans un certain désarroi, écris moi, à nous deux on trouvera peut-être une solution, c'est sûr même!
Que dire? Du temps, du temps et encore du temps devant moi, et pourtant, tant de perplexité paralysante.
Comment sortir de cet état de néant? Je voudrais arrêter de me plaindre et de me questionner sans fin sur tout un tas de sujets dont je ne trouverais certainement pas la réponses en regardant Un jour une histoire de façon quotidienne! (je caricature légèrement.)
La télé, cette amie qui ne pose jamais de question, qui emplie toujours la pièce d'un ronronnement rassurant, qui s'empare de votre matière grise, la met au repos et le temps d'un instant vous fait oublier vos problèmes. Je me sens comme une alcoolique de la télévision. Il me faut ma dose d'histoires bateau aux happy end quasi systématiques pour me sentir bien. Mais évidemment ça ne dure jamais longtemps, et comme tout bon alcoolique, il me faut un nouveau shot. De cette façon là, les journées passent sans moi.
Et pourtant, la télévision n'est en rien ce que je désire. Je voudrais vivre, vivre plus que de raison, exploser de projets, remplir d'une avidité sans borne mes journées avec de la création tout azimut et tout support.
J'ai fait un constat, le marché du travail ne me veut pas. "Vous avez un profil trop atypique" "Vous êtes une femme de 30 ans, vous voulez des enfants?" " Un Master Recherche en Arts Plastiques? C'est possible la recherche en Arts Plastiques?" Quelques soient les raisons, la finalité est la même, non Mhelaniee, à moins de monter ta boîte, tu ne seras pas chargée de communication.
Voilà une certaine frustration qui se met en place, surtout quand on est sûre qu'on aurait pu faire l'affaire. Les courbettes, c'est pas mon style. La recherche d'emploi, visiblement, c'est pas mon fort. Alors quoi? Ben il y a tout ce temps à tuer, et cette reconversion à trouver.
Incroyable, mais j'ai trouvé: je serais professeur d'Arts Plastiques, cette matière qui me passionne.
Je me suis donc inscrite au CNED, je prends des cours de dessin pour évacuer la rouille de mon crayon, je vais à des ateliers plastiques une fois par mois pour retrouver le modjo des arts. Et puis? Et puis, plus rien.
Certains pensent à de la paresse, mais moi je connais la vérité. Tout ce temps devant moi, tout ce vide et toutes ces journées à organiser. Je me sens comme face à l'Everest mais au moins un million de fois plus élevé. Je me sens comme devant un désert de sel, toute petite et détonnant sur la blancheur du sol, perdue et pas à ma place, désemparée devant toutes ces possibilités de vivre ma vie qui s'offrent à moi. Et puis, il y a toute cette solitude que je ne supporte plus. Cette impression de décalage chronique avec le reste de la population. Je suis comme spectatrice de ma vie qui défile. Et plus je suis seule, moins j'ai envie de voir du monde, de voir ces intrus qui s'inviteraient de manière inopinée à mon frénétique programme télévisé, mes infusions d'après-repas et mes BN.
Mais comment faire pour me réanimer avant que je ne finisse épileptique et obèse? comment faire pour trouver la méthode qui fera que je m'assiérai sans crainte face à mon bureau, face à mon ordinateur ou mes toiles?
Quelqu'un m'a dit que je possédais tous les outils pour sortir de cette impasse. Vraiment? J'aurais aimé qu'il aille plus loin et me les nomme. C'est toujours le flou. Je me débats corps et âme pour sortir de ce mutisme et que ma vie s'anime à nouveau. Je fais une demie heure de vélo d'appartement tous les jours et une demie heure d'abdos. C'est mon dernier rempart avant l'obésité.
Sinon, j'ai du temps, j'ai du temps, j'ai du temps. Voilà mon nouveau lite motive. J'ai ce qu'il y a de plus rare en ma possession, et je ne sais pas l'utiliser correctement. Le temps, c'est la clé et c'est l'angoisse à la fois!
Il faut que je sorte du cercle des goûters BN devant les reines du shopping, que je me laisse envahir par ma créativité que je crains tellement. Je serais cette personne, celle aux milles projets, celle qui avance, celle qui envoie se faire foutre cette putain d’inactivité, celle qui a toujours un truc à dire sur ses projets fous. Parce que le pire dans tout ça, c'est que j'en ai à la pelle des projets, tellement, que je ne sais pas par où commencer.
Alors, voilà, nouvelle résolution, on arrête de rêver et on fait! Je lui ferai la peau à ce flottement dans lequel je suis prise depuis bien trop longtemps. Et puis, j'arrêterais de culpabiliser. Je vais vivre la vie, la vraie.
Bisous à toi mon chaton. Et si toi aussi tu te trouves dans un certain désarroi, écris moi, à nous deux on trouvera peut-être une solution, c'est sûr même!

mercredi 7 janvier 2015
Pour Charlie...
C'est vers 12h00, en allumant la télévision, que j'ai eu l'impression d'être engloutie dans un film de science fiction. Sur BFM et I Télé tourne la même information en boucle. Fusillade chez Charlie Hebdo, 11 morts, une vingtaine de blessés... Je n'arrive pas à réaliser.
Ma première réaction, la stupeur. Ma deuxième réaction, mais qui et pourquoi? Ma troisième réaction, putain, 11 morts! Ma dernière réaction, la colère.
Mais sérieux, c'est quoi votre problème à vous les terroristes? Peu importe la cause que vous défendez, comment pouvez-vous riposter pas des coups de feu face à des mots. Il faut que vous soyez bien susceptibles et sans honneur pour attaquer des journalistes qui n'ont eu pour seul crime que de s'exprimer. Qu'est-ce qui vous fait peur au point de tuer, pour massacrer à armes inégales des journalistes, dessinateurs, policiers et surtout des êtres humains. Vous n'êtes rien comparé à vos victimes, vous ne savez rien! Vous êtes d'arrogants ignorants qui ne comprenez même pas vos actions et leur portée. Vous vouliez faire passer un message, mais aujourd'hui, tout le monde vous méprise.
Moi j'aimais les dessins de Charlie, leur humour et leur manière de dénoncer avec classe d'ignobles actions.
J'aime Charlie, j'aime la liberté d'expression, j'exècre les armes, la bêtise, la violence, l'injustice et l'inégalité. Comment peut-on détester à ce point la libre expression? Que cherchez-vous? Une voix unique, sans diversité, sans couleurs, une société sans différence, unis dans la haine de l'autre? Triste projet.
Aujourd'hui, comme à chaque fois qu'un attentat à lieu, l'espèce humaine souffre. Aujourd'hui, j'ai mal pour ce monde qui devient fou. Qui y a-t-il de dramatique à ne pas être d'accord? L'agressivité, la violence et la mort deviennent de communes réponses à tous problèmes. Il faut que les choses changent, il faut que nous dramatisions les actions de violences et les meurtres, il ne faut plus banaliser.
Ce soir je pense aux journalistes de part le monde qui sont menacés ou tués seulement parce qu'ils font leur métier. Je pleure les 11 décédés de l'attentat de Charlie, je pleure les blessés, et pense aux familles. Je pleure la noirceur qui s'est emparé d'aujourd'hui, et je lève ma plume.
A toi Charlie...

mercredi 24 décembre 2014
Noël, la bûche, les rennes et autres complications
En ce 24 décembre, il me semblait opportun de rédiger un article sur les fêtes de noël, on peut dire que c'est de saison!
Personnellement, j'adore noël. On décore le sapin. On fait une overdose de téléfilm genre "La fiancée de Noël", "Identité secrète du Père Noël", "Une maman pour Noël", "Sauvons Noël" et j'en passe. On passe des heures dans les magasins à la recherche du cadeau parfait qui fera naitre un sourir ému sur le visage de celui à qui on le destine. On mange du foie gras, de la dinde et du saumon fumé, et on se promet qu'après les fêtes , on se met au régime!
Mais ce que j'aime par dessus tout, c'est le moment où on se retrouve en famille pour partager gaiment les festivités.
Mais attention cher lecteur, je sais que toi aussi tu vois où je veux en venir, un repas de noël peut vite partir en eau de boudin, en live, en cacahouète, en règlement de compte, en apocalypse! Oui, on a tous connu une fête de noël qui a dégénéré. Tatie Jacqueline choisie l'apéro pour enfin dévoiler à sa mère qu'elle a souffert de son manque d'affection étant petite. Oncle Fernand qui traite son beau-frère de facho et d'étriqué d'esprit. Mamie Jeanne qui traite sa belle-fille de pièce rapportée. Cousin Michel qui choisi justement ce soir là pour faire son coming-out, ce qui ne ravie pas papi André, un homme aux idées arrêtées... Bref, il y aurait d'autres exemples, à chacun d'intégrer à cette longue liste son histoire personnelle.
Ma théorie pour expliquer pourquoi la situation dérappe, c'est que Noël est l'occasion de réunir autour d'une grande tablée, toute la famille qui a rarement l'occasion de se réunir. Et tout ce joli monde en présence de chacun est autant d'occasion d'explosions émotionnelles, de règlements de comptes ou de grandes déclarations. Bizarrement, les grandes déclarations enjouées ne marquent pas autant que le spectacle unique d'une dispute familiale, qui sera toujours l'occasion de formuler ce genre de phrase à posteriori "C'est comme à Noël 94 quand Georges s'en ai pris à maman à propos d'un soit disant vol de Flamby qui a marqué toute son enfance."
Ce soir, mes chers amis, je vais essayer de vous prodiguer quelques conseils afin d'éviter un flop de Noël. Pour que votre réveillon ne soit que douceur et bonne humeur.
1/ Évitez de boire trop de champagne. Si l'alcool peut créer une ambiance de franche camaraderie, il peut aussi vous rendre amer, coléreux et imbécile. Car s'il est drôle de voire tonton Jean-René péter un câble, vous n’êtes en rien à l’abri d'être celui qui met le feu aux poudres, souvenez-vous en!
2/ On évite les grands sujets de fonds du genre "où vais-je, dans quel état j’aire" et autres tergiversations sur votre santé mentale qui alliés à la magie de noël peuvent engendrer rapidement d'irréversibles débordement. Se transformer en pleureur de Noël n'est PAS une bonne idée.
3/ On évite de reparler de vieux conflits de famille comme "ah, tu te rappelle de Noël 94..." Sachez que oui, tout le monde s'en rappelle et prie pour que personne n'ai la bonne idée d'en parler!
4/ On évite évidemment les basiques comme la religion et la politique.
5/ Si Jena-René est mauvais joueur, on oublie tout ce qui est jeux de société, blind test et autres quizz.
6/ On évite de boire trop de champagne (je préfère le répéter)!
7/ On fuit son alcool kryptonithe, celui qui vous transforme en clown triste. Il faut évidemment ce connaître. Par expérience, j'ai remarqué que le wisky, le pastis et le rhum sont souvent cause de décrépitude émotive dans mon entourage.
8/ Si on a des grieffes, contre ses parents, sa soeur, son beau-frère, sa tatie Janine ou sa grand-mère, évitez de choisir le repas de noël pour en parler, une bataille de marrons est si vite arrivée!
9/ Si Jean-René reparle de Noël 94, fourrez-lui un taost au foie gras dans la bouche et riez pour couvrir ses protestations.
10/ Protégez-vous les yeux à chaque ouverture de bouteille de champagne (Je vous jure que cela est une vraie cause d'accident de Noël).
11/ N'arborez pas une mine triste à l'ouverture d'un cadeau pourri, dites que justement vous rêviez qu'on vous offre un éplucheur de pomme!
Bref, je crois que j'ai à peu près fait le tour. Maintenant que vous disposez du guide de l'anti-foirage de réveillon, allez en paix.
Néanmoins ouvrez l’œil et n'hésitez pas à plaquer au sol Jean-René au moindre signe de débordement. Et surtout, n'oubliez pas que vous n'êtes vous aussi pas à l’abri d'être le fauteur de trouble.
Joyeux Noël mes canaris. Et vive le père Noël!
Personnellement, j'adore noël. On décore le sapin. On fait une overdose de téléfilm genre "La fiancée de Noël", "Identité secrète du Père Noël", "Une maman pour Noël", "Sauvons Noël" et j'en passe. On passe des heures dans les magasins à la recherche du cadeau parfait qui fera naitre un sourir ému sur le visage de celui à qui on le destine. On mange du foie gras, de la dinde et du saumon fumé, et on se promet qu'après les fêtes , on se met au régime!
Mais ce que j'aime par dessus tout, c'est le moment où on se retrouve en famille pour partager gaiment les festivités.
Mais attention cher lecteur, je sais que toi aussi tu vois où je veux en venir, un repas de noël peut vite partir en eau de boudin, en live, en cacahouète, en règlement de compte, en apocalypse! Oui, on a tous connu une fête de noël qui a dégénéré. Tatie Jacqueline choisie l'apéro pour enfin dévoiler à sa mère qu'elle a souffert de son manque d'affection étant petite. Oncle Fernand qui traite son beau-frère de facho et d'étriqué d'esprit. Mamie Jeanne qui traite sa belle-fille de pièce rapportée. Cousin Michel qui choisi justement ce soir là pour faire son coming-out, ce qui ne ravie pas papi André, un homme aux idées arrêtées... Bref, il y aurait d'autres exemples, à chacun d'intégrer à cette longue liste son histoire personnelle.
Ma théorie pour expliquer pourquoi la situation dérappe, c'est que Noël est l'occasion de réunir autour d'une grande tablée, toute la famille qui a rarement l'occasion de se réunir. Et tout ce joli monde en présence de chacun est autant d'occasion d'explosions émotionnelles, de règlements de comptes ou de grandes déclarations. Bizarrement, les grandes déclarations enjouées ne marquent pas autant que le spectacle unique d'une dispute familiale, qui sera toujours l'occasion de formuler ce genre de phrase à posteriori "C'est comme à Noël 94 quand Georges s'en ai pris à maman à propos d'un soit disant vol de Flamby qui a marqué toute son enfance."
Ce soir, mes chers amis, je vais essayer de vous prodiguer quelques conseils afin d'éviter un flop de Noël. Pour que votre réveillon ne soit que douceur et bonne humeur.
1/ Évitez de boire trop de champagne. Si l'alcool peut créer une ambiance de franche camaraderie, il peut aussi vous rendre amer, coléreux et imbécile. Car s'il est drôle de voire tonton Jean-René péter un câble, vous n’êtes en rien à l’abri d'être celui qui met le feu aux poudres, souvenez-vous en!
2/ On évite les grands sujets de fonds du genre "où vais-je, dans quel état j’aire" et autres tergiversations sur votre santé mentale qui alliés à la magie de noël peuvent engendrer rapidement d'irréversibles débordement. Se transformer en pleureur de Noël n'est PAS une bonne idée.
3/ On évite de reparler de vieux conflits de famille comme "ah, tu te rappelle de Noël 94..." Sachez que oui, tout le monde s'en rappelle et prie pour que personne n'ai la bonne idée d'en parler!
4/ On évite évidemment les basiques comme la religion et la politique.
5/ Si Jena-René est mauvais joueur, on oublie tout ce qui est jeux de société, blind test et autres quizz.
6/ On évite de boire trop de champagne (je préfère le répéter)!
7/ On fuit son alcool kryptonithe, celui qui vous transforme en clown triste. Il faut évidemment ce connaître. Par expérience, j'ai remarqué que le wisky, le pastis et le rhum sont souvent cause de décrépitude émotive dans mon entourage.
8/ Si on a des grieffes, contre ses parents, sa soeur, son beau-frère, sa tatie Janine ou sa grand-mère, évitez de choisir le repas de noël pour en parler, une bataille de marrons est si vite arrivée!
9/ Si Jean-René reparle de Noël 94, fourrez-lui un taost au foie gras dans la bouche et riez pour couvrir ses protestations.
10/ Protégez-vous les yeux à chaque ouverture de bouteille de champagne (Je vous jure que cela est une vraie cause d'accident de Noël).
11/ N'arborez pas une mine triste à l'ouverture d'un cadeau pourri, dites que justement vous rêviez qu'on vous offre un éplucheur de pomme!
Bref, je crois que j'ai à peu près fait le tour. Maintenant que vous disposez du guide de l'anti-foirage de réveillon, allez en paix.
Néanmoins ouvrez l’œil et n'hésitez pas à plaquer au sol Jean-René au moindre signe de débordement. Et surtout, n'oubliez pas que vous n'êtes vous aussi pas à l’abri d'être le fauteur de trouble.
Joyeux Noël mes canaris. Et vive le père Noël!

jeudi 27 novembre 2014
ben voilà, on y est...
Je m'étais promise de ne surtout pas écrire un article sur la trentaine. Je trouvais que c'était beaucoup trop cliché. Mais ça c'était avant, c'était avant d'être à moins d'une semaine de mes 30 ans.
Qu'est-ce que ça a changé? tout!
Il y en a qui passe au travers de la trentaine comme si de rien n'était, et puis il y a les autres, de mon point de vue, les gens honnêtes, qui se sentent tout de même plus ou moins tourneboulés.
Alors tourneboulé de quelle façon, et à quel point? Cela dépend certainement de la sensibilité de chacun, mais si à 20 ans on ne voit que la vie devant soi, à 30 ans, qui n'est certes pas un âge canonique, c'est l'heure du premier bilan.
La trentaine pour beaucoup, c'est achat d'une maison, bébé, crédit(s), carrière professionnelle, vie amoureuse épanouie... et la liste est longue.
Que ce passe-t-il alors quand la check-list du parfait trentenaire bien dans sa vie, lancé sur les rails du succès, n'a quasiment aucun point de coché? (soupirs)
La première réaction, basique, c'est la déprime. On se dit pourquoi, on se dit "putain 10 ans déjà depuis nos premiers projets d'avenir", on se dit "à 20 ans, c'est pas vraiment comme ça que je voyais ma vie à 30". Alors, on grattouille dans les coins, et on essaye de trouver du positif, histoire de quoi.
Certains ont la check-list bien en main, et ont une vie parfaite, organisée, et pleine d'amour. Je vous confesse aujourd'hui, que ce n'est pas vraiment mon cas. J'ai l'impression de nager en eaux troubles, et les pubs télévisées où on voit des familles à Casto le dimanche, ou celles pour des banques qui parlent d'investissements, et d'argent de côté pour les études de nos futurs enfants me donnent le tournis, voir une petite envie de vomir causée par l'angoisse.
Comment je pourrais penser à mes enfants qui n'existent pas encore, quand j'ai moi-même du mal à sortir la tête de l'eau, à savoir ce que je veux et ce que je pense. Des milliards de projets, mais ne pas savoir par où commencer, des interrogations multiples et des tergiversations, voilà ce qui se croisent dans ma tête présentement. Et puis, il y a les échecs de toute nature qui nous font oublier nos réussites. Un sentiment d'amertume quand on pense à la personne qu'on avait imaginé être à 30 ans et la personne que l'on est réellement.
Et puis, un soupçon de chômage par dessus tout ça, un accident de voiture mal digéré et une phobie de la conduite, vous mélangez le tout, et vous voilà une parfaite trentenaire névrosée.
Qu'est-ce que je vais faire de moi, dois-je m'imaginer à 40 ans pour m'insuffler une dose de motivation (et d'espoir)?
La seule chose dont je suis sûre, c'est que je ne sais rien. Le problème, c'est que je le savais déjà à 20 ans. Même le bilan de mes compétences de vie sent la loose, aidez-moi, je touche le fond! En tapant ces mots, je souris évidemment, ne vous inquiétez pas. Ce qui est bien quand on est au fond, c'est qu'on ne peut que rebondir... c'est bien ce qu'on dit non?
Voilà, je suis une triste trentenaire, sans enfant. Ça, ça ne m'inquiète pas encore même si certains se plaisent à vous le faire remarquer. En effet, l'autre soir, j'étais à une soirée, et une fille plus jeune que moi, et que je connais à peine, me demande si je veux des enfants. Je lui dis "pas pour le moment". Elle me répond "ma grand mère me disait toujours avant l'heure, c'est pas l'heure, après l'heure, c'est plus l'heure. Tu devrais te dépêcher". Connasse cria ma voix intérieure. Ma voix extérieure, plus classe, lui murmura " tu sais, je ne me sens pas encore périmée, j'ai trente ans, pas soixante! tu auras trente ans toi aussi un jour" Elle s'est excusée maladroitement, pensant indignée que la trentaine c'était pour les autres... que tu crois!
Bref, après cette digression, je disais donc, 30 ans, pas d'enfants, pas l'ombre d'un début d'une carrière prometteuse dans la communication, une tonne de CV envoyés, des mails de refus en guise de réponses, quand il y a réponse, une vie amoureuse... , une famille cool mais quand même parfois pénibles, des amis tops, parfois pénibles aussi, mais globalement, c'est sûr, ces derniers sont mes plus belles réussites.
Alors voilà, en conclusion, si tu crois qu'à trente ans, tu touches du bout des doigts la stabilité, l'épanouissement personnel et professionnel, ben, y'en a pour qui ça marche, y'en a qui prétende que ça marche, et puis, il y a les autres, ceux qui sont perdus et qui galèrent comme moi. Mais fait rassurant, la trentaine, c'est 10 ans, et d'ici là, on l'espère, on aura le temps d'aller mieux!
Qu'est-ce que ça a changé? tout!
Il y en a qui passe au travers de la trentaine comme si de rien n'était, et puis il y a les autres, de mon point de vue, les gens honnêtes, qui se sentent tout de même plus ou moins tourneboulés.
Alors tourneboulé de quelle façon, et à quel point? Cela dépend certainement de la sensibilité de chacun, mais si à 20 ans on ne voit que la vie devant soi, à 30 ans, qui n'est certes pas un âge canonique, c'est l'heure du premier bilan.
La trentaine pour beaucoup, c'est achat d'une maison, bébé, crédit(s), carrière professionnelle, vie amoureuse épanouie... et la liste est longue.
Que ce passe-t-il alors quand la check-list du parfait trentenaire bien dans sa vie, lancé sur les rails du succès, n'a quasiment aucun point de coché? (soupirs)
La première réaction, basique, c'est la déprime. On se dit pourquoi, on se dit "putain 10 ans déjà depuis nos premiers projets d'avenir", on se dit "à 20 ans, c'est pas vraiment comme ça que je voyais ma vie à 30". Alors, on grattouille dans les coins, et on essaye de trouver du positif, histoire de quoi.
Certains ont la check-list bien en main, et ont une vie parfaite, organisée, et pleine d'amour. Je vous confesse aujourd'hui, que ce n'est pas vraiment mon cas. J'ai l'impression de nager en eaux troubles, et les pubs télévisées où on voit des familles à Casto le dimanche, ou celles pour des banques qui parlent d'investissements, et d'argent de côté pour les études de nos futurs enfants me donnent le tournis, voir une petite envie de vomir causée par l'angoisse.
Comment je pourrais penser à mes enfants qui n'existent pas encore, quand j'ai moi-même du mal à sortir la tête de l'eau, à savoir ce que je veux et ce que je pense. Des milliards de projets, mais ne pas savoir par où commencer, des interrogations multiples et des tergiversations, voilà ce qui se croisent dans ma tête présentement. Et puis, il y a les échecs de toute nature qui nous font oublier nos réussites. Un sentiment d'amertume quand on pense à la personne qu'on avait imaginé être à 30 ans et la personne que l'on est réellement.
Et puis, un soupçon de chômage par dessus tout ça, un accident de voiture mal digéré et une phobie de la conduite, vous mélangez le tout, et vous voilà une parfaite trentenaire névrosée.
Qu'est-ce que je vais faire de moi, dois-je m'imaginer à 40 ans pour m'insuffler une dose de motivation (et d'espoir)?
La seule chose dont je suis sûre, c'est que je ne sais rien. Le problème, c'est que je le savais déjà à 20 ans. Même le bilan de mes compétences de vie sent la loose, aidez-moi, je touche le fond! En tapant ces mots, je souris évidemment, ne vous inquiétez pas. Ce qui est bien quand on est au fond, c'est qu'on ne peut que rebondir... c'est bien ce qu'on dit non?
Voilà, je suis une triste trentenaire, sans enfant. Ça, ça ne m'inquiète pas encore même si certains se plaisent à vous le faire remarquer. En effet, l'autre soir, j'étais à une soirée, et une fille plus jeune que moi, et que je connais à peine, me demande si je veux des enfants. Je lui dis "pas pour le moment". Elle me répond "ma grand mère me disait toujours avant l'heure, c'est pas l'heure, après l'heure, c'est plus l'heure. Tu devrais te dépêcher". Connasse cria ma voix intérieure. Ma voix extérieure, plus classe, lui murmura " tu sais, je ne me sens pas encore périmée, j'ai trente ans, pas soixante! tu auras trente ans toi aussi un jour" Elle s'est excusée maladroitement, pensant indignée que la trentaine c'était pour les autres... que tu crois!
Bref, après cette digression, je disais donc, 30 ans, pas d'enfants, pas l'ombre d'un début d'une carrière prometteuse dans la communication, une tonne de CV envoyés, des mails de refus en guise de réponses, quand il y a réponse, une vie amoureuse... , une famille cool mais quand même parfois pénibles, des amis tops, parfois pénibles aussi, mais globalement, c'est sûr, ces derniers sont mes plus belles réussites.
Alors voilà, en conclusion, si tu crois qu'à trente ans, tu touches du bout des doigts la stabilité, l'épanouissement personnel et professionnel, ben, y'en a pour qui ça marche, y'en a qui prétende que ça marche, et puis, il y a les autres, ceux qui sont perdus et qui galèrent comme moi. Mais fait rassurant, la trentaine, c'est 10 ans, et d'ici là, on l'espère, on aura le temps d'aller mieux!

mercredi 15 octobre 2014
Où vont les rêves?
J’ai eu des rêves, ils furent nombreux. Je les ai chéris, je
les ai espérés, je les ai projetés, et j'ai souhaité avec ardeur qu’ils se réalisent.
J’ai rêvé pour moi, j’ai rêvé pour mon futur, j’ai rêvé ma
vie, mais c’était il y a longtemps.
Je voyais ma vie incroyable, je désirais des voyages, des
rencontres, des réalisations personnelles, de l’effervescence et des paillettes
multicolores. Et puis, les années passent et rien de tout cela ne c’est
produit. Alors, comme si c’était inhérent à mon âge grandissant, j’ai arrêté de
rêver. Je me suis dit que ce n’était pas pour moi, que j’avais trop raté de
choses et que les rêves étaient fait pour les ambitieux. Et regardez moi
aujourd’hui, je suis médiocre, je ne mérite pas d’être un rêveur. Je suis
vieux, seul, aigri et malade.
Mais que s’est-il passé, où sont-ils allé ? A quel moment je les ai laissés fuir et m’échapper ? Ai-je toujours été lâche ? Car il faut du courage pour rêver et mettre en sourdine la voix des autres, de ceux qui pensent que rêver c’est perdre du temps, que rêver est nocif, que rêver c’est être puéril et immature, loin de la réalité, de la vie des grands.
Car si c’est moi qui leur ai donné naissance au creux de mon
imagination, de mon esprit jeune, déterminé et optimiste, je crois aussi que
c’est moi qui ai tués mes rêves. Voilà où ils sont. Ils sont morts et leur
souvenir flotte doucement sur mes échecs.
Il y a de la poussière de rêves désabusés sur ma paresse,
mes opportunités ratées, sur mon égoïsme, sur mes tromperies, mon divorce et le
désintérêt que j’ai eu pour mes enfants.
Mes rêves sont morts, et c’est ma faute car j’ai perdu l’enfant idéaliste que j’étais en cours de route, pour faire place à l’adulte insignifiant, complètement intégré dans notre triste société aux rêves biaisés de célébrité, d’individualisme et de pauvres richesse matérielles. Je me suis laissé faire. J’ai longtemps accusé les autres de m’avoir volé mes espoirs, mais en réalité, je suis le seul coupable.
Mes rêves sont morts, et c’est ma faute car j’ai perdu l’enfant idéaliste que j’étais en cours de route, pour faire place à l’adulte insignifiant, complètement intégré dans notre triste société aux rêves biaisés de célébrité, d’individualisme et de pauvres richesse matérielles. Je me suis laissé faire. J’ai longtemps accusé les autres de m’avoir volé mes espoirs, mais en réalité, je suis le seul coupable.
Alors, si toi tu rêves encore, ne fait pas la même erreur que moi. Saches qu’il n’y a pas de date de péremptions sur nos espérances, et que de se tourner vers ses rêves d’enfant joueur, d’adolescent indigné, de jeune adulte avide de découverte, d’homme accompli ou de vieillard paisible, est le meilleur moyen de se sentir vivant et de remettre avec vigueur notre vie sur les rails. Et on sait qu’il n’est jamais trop tard pour remettre sa vie sur ses rails, parce qu’évidemment on en a qu’une.
Moi, j’ai raté mon tour, je meurs, seul avec les fantômes de mes rêves. Mais toi, tu es encore vivant alors, ne cesse pas de rêver, réveille toi et aspire !
Texte écrit pour un concours littéraire.

mardi 7 octobre 2014
ça aurait pu être la fin...
Vendredi, une belle journée d'octobre.
Le soleil brille et il fait bon.
Je roule heureuse vers la ville sur cette route qui sent les vacances et la garrigue.
J'ai rendez-vous, je suis dans les temps.
Je ne suis pas pressée, je prends le temps de vivre.
La musique à la radio m'ennivre.
Euphorique, je roule un tout petit peu plus vite que d'habitude.
Euphorique, je fais moins attention que d'habitude.
Et puis, il y a cette courbe, près de la maison carrée que j'adore.
Et puis il y cet utilitaire qui apparait à la fin de la courbe.
Je sors de ma rêverie instantanément. Il roule vite, j'ai peur.
Je frêne de toutes mes forces en essayant de me coller le plus au bord de la route qu'il m'est possible.
Sinon, il va me rentrer dedans c'est sûr.
La roue se prend dans le bord de la route.
La voiture échappe à mon contrôle et part dans tous les sens.
J'essaye de redresser. C'est trop tard, il roule trop vite.
Je me dis que c'est la fin. Que je vais mourir. Putain c'est pas ce que j'avais prévu aujourd'hui.
Je reprends mes esprit. Ma tête tourne.
J'ai l'impression de sortir d'un moment blanc.
Tout bouge, la radio hurle.
Je n'arrive pas à sortir de la voiture.
J'essaye la portière passager, ça ne marche pas.
A travers le pare brise, je vois le camion sur le toit. Ces roues sont arrachées.
Je vois qu'il est en vie, il sort du camion, puis il y retourne.
Il y a quelqu'un d'autre dans le camion? ça y est, j'ai tué quelqu'un.
Pourquoi la portière ne s'ouvre pas!
Je la dévérouille et je me retrouve enfin le dehors.
Le sol est mouillé. La voiture s'est répandu sur le bitume.
La route est jonchée de débris mélangés de voiture et de camion.
Plastique, verre, rétroviseurs en miettes.
Je cris.
Il y a quelqu'un d'autre dans le camion?
Vous allez bien?
Vous allez bien?
Il va bien, il n'y a personne dans le camion.
Je tombe à genoux sur la route, dans les éclats de verre.
Je pleure.
Je me rends compte que je saigne du nez.
Il me rejoint et me relève.
On tient tout les deux sur nos jambes.
Ouf!
Je me retourne.
La voiture n'est plus qu'une moitié de voiture, en équilibre entre le fossé et la route, adossée à la colline. La roue avant conducteur est au niveau de la portière passager arrière. Le dedans de la carrosserie et de sa structure est devenu le dehors. Elle semble comme ouverte en deux.
J'ai bien cru que c'était la fin!
Je voudrais dire à mes parents, à l'homme qui partage ma vie, à mes amis que je les aime.
Un étoile a brillé au dessus de moi ce jour-là.
La vie est un cadeau, ne l'oublions pas.
Je vous aime.
Le soleil brille et il fait bon.
Je roule heureuse vers la ville sur cette route qui sent les vacances et la garrigue.
J'ai rendez-vous, je suis dans les temps.
Je ne suis pas pressée, je prends le temps de vivre.
La musique à la radio m'ennivre.
Euphorique, je roule un tout petit peu plus vite que d'habitude.
Euphorique, je fais moins attention que d'habitude.
Et puis, il y a cette courbe, près de la maison carrée que j'adore.
Et puis il y cet utilitaire qui apparait à la fin de la courbe.
Je sors de ma rêverie instantanément. Il roule vite, j'ai peur.
Je frêne de toutes mes forces en essayant de me coller le plus au bord de la route qu'il m'est possible.
Sinon, il va me rentrer dedans c'est sûr.
La roue se prend dans le bord de la route.
La voiture échappe à mon contrôle et part dans tous les sens.
J'essaye de redresser. C'est trop tard, il roule trop vite.
Je me dis que c'est la fin. Que je vais mourir. Putain c'est pas ce que j'avais prévu aujourd'hui.
Je reprends mes esprit. Ma tête tourne.
J'ai l'impression de sortir d'un moment blanc.
Tout bouge, la radio hurle.
Je n'arrive pas à sortir de la voiture.
J'essaye la portière passager, ça ne marche pas.
A travers le pare brise, je vois le camion sur le toit. Ces roues sont arrachées.
Je vois qu'il est en vie, il sort du camion, puis il y retourne.
Il y a quelqu'un d'autre dans le camion? ça y est, j'ai tué quelqu'un.
Pourquoi la portière ne s'ouvre pas!
Je la dévérouille et je me retrouve enfin le dehors.
Le sol est mouillé. La voiture s'est répandu sur le bitume.
La route est jonchée de débris mélangés de voiture et de camion.
Plastique, verre, rétroviseurs en miettes.
Je cris.
Il y a quelqu'un d'autre dans le camion?
Vous allez bien?
Vous allez bien?
Il va bien, il n'y a personne dans le camion.
Je tombe à genoux sur la route, dans les éclats de verre.
Je pleure.
Je me rends compte que je saigne du nez.
Il me rejoint et me relève.
On tient tout les deux sur nos jambes.
Ouf!
Je me retourne.
La voiture n'est plus qu'une moitié de voiture, en équilibre entre le fossé et la route, adossée à la colline. La roue avant conducteur est au niveau de la portière passager arrière. Le dedans de la carrosserie et de sa structure est devenu le dehors. Elle semble comme ouverte en deux.
J'ai bien cru que c'était la fin!
Je voudrais dire à mes parents, à l'homme qui partage ma vie, à mes amis que je les aime.
Un étoile a brillé au dessus de moi ce jour-là.
La vie est un cadeau, ne l'oublions pas.
Je vous aime.

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