Bonjour à toi ma licorne.
Une question me turlupine aujourd'hui, est-ce que la vie cesse un jour d'être chaotique?
Je voudrais savoir si toi aussi tu vis ta vis comme des montagnes russes émotionnelles? Est-ce que tu as des périodes de bonheur absolu qui sont bousculées par des périodes où rien ne semble tourner rond, où tout est floue et où tout sent le renfermé?
Évidemment, tu détestes ces périodes, alors, les jours où ça pu un peu moins, qu'un rayon de soleil semble pointer le bout de son nez à travers la fenêtre, tu décrètes que le tout à besoin d'un bon coup de balais. Que tu ne vas pas laisser la poussière noire de ta mélancolie s'installer dans tes pensées. Que tu vas aérer tout ça et que dès demain, la vie aura une autre saveur, parce que la vie on en a qu'une, et il faut en profiter.
Plouf. Tout tombe à l'eau dès que cette mauvaise tristesse revient à la charge et te submerge, lorsque tout recommence à aller de travers. Pourtant, je ne crois vraiment pas que j'ai un tempérament dépressif, c'est juste qu'en tant que grande rêveuse, je croyais, qu'avec le temps, tout finirai par être de façon permanente doux et confortable... foutaises!
Une amie à moi m'a dit aujourd'hui que parler de déprime aide à accepter les troubles, et que dire qu'on est dépressive est vraiment trop extrapoler. En somme, utiliser un petit mot pour apprivoiser ses angoisses, et éviter les grands mots pour ne pas couler. Voilà une solution qui me parait raisonnable.
Je crois qu'éviter le déni reste ce qu'il y a de mieux, verbaliser la chose auprès de ces proches est une excellente étape. Voilà, c'est comme affronter son reflet dans le miroir un lendemain de cuite, on a une salle gueule certes, mais sans miroir, le ravalement de façade est impossible.
Est-ce donc ça l'âge adulte, ne pas exiger le bonheur perpétuel, accepter ses phases downs, et se dire que la vie n'est pas une pub Nutella? Lorsque j'étais enfant, je me disais que les familles des séries américaines avaient beaucoup de chance. Rien n'était suffisamment grave pour entamer le moral des troupes, on riait, on pardonnait, on trouvait des solutions. On était rarement triste et lorsque c'était le cas, cela ne durait jamais bien longtemps. Bon s'appelait aussi Brenda, Brandon, Kimberly et Mike, et ça c'était pas vraiment fun, il faut le dire!
Est-ce pour ça que nous avons plus de mal avec la tristesse aujourd'hui? La tristesse est-elle honteuse? Fait-elle de nous des personnes à éviter lorsqu'elle s'empare de nous? Le triste est-il infréquentable? Il l'est peut-être parce qu'il nous renvoie à nos propres faiblesses. Un peu comme dans le film La Plage où le norvégien mordu par un requin est mis à l'écart pour que, surtout, sa douleur ne pollue pas le paradis qui entoure la communauté, et ne sorte pas de l'illusion sablonneuse de leur propre bonheur feint les autres habitants. Mais d'où vient cette maudite tristesse? Tout le monde la connait, tout le monde en est victime. Elle revêt des couleurs différentes pour chacun mais traverse la vie de tous.
Il faut dissocier tristesse et malheur. Le malheur est brutal, on ne peut passer au travers, il ne dépend pas de nous. La tristesse est plus insidieuse. Elle prend naissance au plus profond de nous, et comme un mauvais herpes, ne disparait jamais, reste en sommeil et ressurgi sournoisement à la moindre fatigue, au moindre stress soutenu. Mais comme on ne peut s'en débarrasser, il faudrait l'accepter, comprendre ses origines et la domestiquer comme un chat errant ou un loup qui deviendrai Croc Blanc. Plus facile à dire qu'à faire! Moi perso, mes tristesses, je ne les aime pas beaucoup. Et pourtant, pourquoi pas, je sens que je devrais les accepter pour m'en défaire de manière plus longues.
Accepter d'être parfois triste pour ne plus l'être, voilà qui est intéressant.
Je ne sais pas ce que tu en penses ma licorne, mais n'hésite à m'en faire part. Sur ce, ne soit pas triste, du moins soit le le moins possible.
Bisous à toi et à très vite!
mardi 16 septembre 2014
mercredi 3 septembre 2014
Cher recruteur, l'employé du mois est juste devant toi!
Bonjour à vous.
C'est la rentrée, et il faudrait vivre en ermite dans une caverne pour que cela nous échappe. Car la rentrée est là, omniprésente, dans la publicité, au journal télévisé et dans toute les conversations.
Et bien, moi aussi je fais ma rentrée, et je déclare la saison du blog 2014-2015 ouverte.
Alors après de merveilleuses vacances en Malaisie (qui feront l'objet d'un prochain post), me voilà de retour dans la réalité qui est la notre. Le mois de septembre et toutes les promesses et les bonnes résolution qu'il porte dans son giron, et c'est un sacré giron.
Donc, je ne déroge pas à la règle, cette rentrée 2014 est pour moi pleine de projets, d'envies et tout et tout, mais ce qui arrive en number one sur ma wishlist c'est évidemment trouver du travail! Ben tiens, c'est qu'il faut bien se nourrir, et en plus quotidiennement!
Non, sans rire, de la façon la plus sérieuse qu'il soit, mes vacances m'ont donné l'occasion de réfléchir avec minutie sur mon projet professionnel, et voilà qu'elles ont été mes conclusions:
- Et bien, sans surprise, élever des chèvres en montagne ne fait toujours pas partie de mes envies professionnelles (vous comprenez, j'aime pas la neige!).
- J'aime toujours autant la communication.
- Je veux travailler dans la communication, car je suis faite et douée pour ça (si si, c'est vrai, sans fausse modestie).
- Je veux être communicante quand je serais grande... merde ça c'est presque déjà fait, manque plus qu'une boîte pour le prouver!
- Le metier de conceptrice-rédactrice m'intéresse.
- Le métier de chargée de communication, ou chef de projet est, je le sens bien, aussi fait pour moi!
- Allez, rien que pour toi, si je galère trop, je veux bien être ton assistante, toi communicant de talent que tu es!
Bref, cher recruteur, tu l'auras compris, toi qui rêves de m'embaucher, je suis ton employé de l'année. Je suis ultra-motivée, souriante, drôle (je me sens obligée de le repréciser), organisée et professionnelle jusqu'au bout des ongles. J'aime le travail en équipe, tous planchant sur le même projet, le réalisant de concert, chacun y apportant sa contribution par son domaine de compétence, faisant de ce projet un projet exceptionnel retentissant de succès, succès qu'il n'aurait jamais eu si quelqu'un avait plancher seul dessus.
Sinon, niveau compétences techniques, je maitrise les logiciels de PAO, je parle anglais couramment, je sais mettre en place une stratégie de communication, coordonner un projet, partir d'une demande toute simple d'un client, d'une idée et créer un vrai projet autour. J'ai aussi quelques expérience dans l'événementiel.
Je suis diplomate, car les clients peuvent avoir de très mauvaises idées sans s'en rendre compte, et alors, tout en douceur, je les réoriente sans les brusquer. D'ailleurs, souvent ils m'adorent, et c'est pas une blague.
Bref, employeur de mon cœur, je suis la perle rare que tu as toujours cherché. Je suis la pierre manquant à l'édifice de ton agence de communication, le petit truc en plus qui fait marrer les autres, apporte un esprit de cohésion et en plus bosse bien. Tu m'as rêvé et pourtant, j'existais, là, juste sous ton nez.
Alors, adopte moi, et dis moi où je signe ce magnifique CDI que tu rêves de m'offrir!
Bref, vous l'aurais compris, je cherche du boulot, et pas pour de rire. Je suis ultra-motivée. Donc si vous êtes recruteur en région PACA, n'hésitez pas à me contacter. Si vous avez entendu parler d'un job en région PACA, n'hésitez pas à me contacter. Si vous voulez m'envoyer un gros chèque sans aucune contrepartie, n'hésitez pas à me contacter.
N'hésitez pas à me contacter pour toute information complémentaire ou en vue d'un entretien.
Bisous à toi ma licorne!
https://www.youtube.com/watch?v=rMbATaj7Il8
C'est la rentrée, et il faudrait vivre en ermite dans une caverne pour que cela nous échappe. Car la rentrée est là, omniprésente, dans la publicité, au journal télévisé et dans toute les conversations.
Et bien, moi aussi je fais ma rentrée, et je déclare la saison du blog 2014-2015 ouverte.
Alors après de merveilleuses vacances en Malaisie (qui feront l'objet d'un prochain post), me voilà de retour dans la réalité qui est la notre. Le mois de septembre et toutes les promesses et les bonnes résolution qu'il porte dans son giron, et c'est un sacré giron.
Donc, je ne déroge pas à la règle, cette rentrée 2014 est pour moi pleine de projets, d'envies et tout et tout, mais ce qui arrive en number one sur ma wishlist c'est évidemment trouver du travail! Ben tiens, c'est qu'il faut bien se nourrir, et en plus quotidiennement!
Non, sans rire, de la façon la plus sérieuse qu'il soit, mes vacances m'ont donné l'occasion de réfléchir avec minutie sur mon projet professionnel, et voilà qu'elles ont été mes conclusions:
- Et bien, sans surprise, élever des chèvres en montagne ne fait toujours pas partie de mes envies professionnelles (vous comprenez, j'aime pas la neige!).
- J'aime toujours autant la communication.
- Je veux travailler dans la communication, car je suis faite et douée pour ça (si si, c'est vrai, sans fausse modestie).
- Je veux être communicante quand je serais grande... merde ça c'est presque déjà fait, manque plus qu'une boîte pour le prouver!
- Le metier de conceptrice-rédactrice m'intéresse.
- Le métier de chargée de communication, ou chef de projet est, je le sens bien, aussi fait pour moi!
- Allez, rien que pour toi, si je galère trop, je veux bien être ton assistante, toi communicant de talent que tu es!
Bref, cher recruteur, tu l'auras compris, toi qui rêves de m'embaucher, je suis ton employé de l'année. Je suis ultra-motivée, souriante, drôle (je me sens obligée de le repréciser), organisée et professionnelle jusqu'au bout des ongles. J'aime le travail en équipe, tous planchant sur le même projet, le réalisant de concert, chacun y apportant sa contribution par son domaine de compétence, faisant de ce projet un projet exceptionnel retentissant de succès, succès qu'il n'aurait jamais eu si quelqu'un avait plancher seul dessus.
Sinon, niveau compétences techniques, je maitrise les logiciels de PAO, je parle anglais couramment, je sais mettre en place une stratégie de communication, coordonner un projet, partir d'une demande toute simple d'un client, d'une idée et créer un vrai projet autour. J'ai aussi quelques expérience dans l'événementiel.
Je suis diplomate, car les clients peuvent avoir de très mauvaises idées sans s'en rendre compte, et alors, tout en douceur, je les réoriente sans les brusquer. D'ailleurs, souvent ils m'adorent, et c'est pas une blague.
Bref, employeur de mon cœur, je suis la perle rare que tu as toujours cherché. Je suis la pierre manquant à l'édifice de ton agence de communication, le petit truc en plus qui fait marrer les autres, apporte un esprit de cohésion et en plus bosse bien. Tu m'as rêvé et pourtant, j'existais, là, juste sous ton nez.
Alors, adopte moi, et dis moi où je signe ce magnifique CDI que tu rêves de m'offrir!
Bref, vous l'aurais compris, je cherche du boulot, et pas pour de rire. Je suis ultra-motivée. Donc si vous êtes recruteur en région PACA, n'hésitez pas à me contacter. Si vous avez entendu parler d'un job en région PACA, n'hésitez pas à me contacter. Si vous voulez m'envoyer un gros chèque sans aucune contrepartie, n'hésitez pas à me contacter.
N'hésitez pas à me contacter pour toute information complémentaire ou en vue d'un entretien.
Bisous à toi ma licorne!
https://www.youtube.com/watch?v=rMbATaj7Il8

vendredi 18 juillet 2014
Play and crash
La route. Cette route si usuelle et pourtant incontrôlable.
La route, on la prend tous les jours. Elle est un des outils principaux de notre vie de liberté de déplacements et de mouvements, de notre vie moderne.
La route, en voiture, à vélo, en moto, en camion, elle est un réflexe, une habitude.
Chacun à sa manière de l'arpenter, vite, doucement, à tombeau ouvert.
Tout le monde aime la route, et elle procure à chacun de nous des sentiments forts.
Certains se sentent tout puissants, d'autres sont effrayés, d'autres aiment flâner et prendre leur temps, comme d'instantanés voyageurs méditatifs.
La route, le véhicule, quand on y est seul, on se sent souvent fort, invincible. On aime prendre les routes de campagnes et jouer, le temps d'un instant, certainement comme un exutoire, les pilotes de course d'un trajet.
Mais être pilote ne s'improvise pas toujours. On croit, puisque l'on sent notre véhicule nous obéir au doigt et à l’œil, qu'on le sent vibrer entre nos mains selon notre bon vouloir, on croit que tel un dompteur de lion, on maîtrise la bête. Mais n'oublions pas que même les plus célèbres dompteurs sont vigilants. Ils guettent leurs lions pour ne pas se faire dévorer. Car c'est parfois ce que fait la route, elle nous dévore.
Oui toi automobiliste inconscient, je m'adresse à toi, et je hausse le ton. Tu me fatigues, tu ne penses qu'à toi. Sur la route, il n'y a que toi qui compte. Enfermé dans ta bulle vitrée, tu fais exploser ton égoïsme et tu te crois au dessus de tous. Parce que tu veux que l'on comprenne que toi tu es pressé, ou que toi tu as le temps, et tu imposes ta vitesse et ton imprudence aux autres.
Tu roules si vite sur des nationales étroites, tu doubles sur des lignes blanches ou tu ignores les stops, parce que tu es tellement minable dans ta vie de tous les jours qu'il faut que ta conduite, au moins ici sur la route, t'impose aux autres. Mais n'oublie pas qu'au fond tu n'es qu'un pitoyable médiocre et que de ce fait, tu crois par prétention que tu maîtrises la bête, mais tu ne maîtrise rien, même pas ta stupidité.
Alors pour les autres, les respectueux, les vifs, ceux qui n'ont pas besoin d'un gros 4x4 blanc pour exister, et bien ils doivent être vigilants pour deux puisque tu es trop vaniteux pour l'être seulement pour toi!
Toi qui grilles la priorité dans les ronds point avec ta camionnette pourrie ou ta berline hors de prix, puisque tu penses que tu as le droit, que tu es plus important, que tu as plus de valeur que la personne disciplinée conduisant normalement, tu n'es qu'un déchet. Cela ne me dérange pas plus que ça que tu sois une raclure, cela te regarde, ce qui me gêne plus c'est que les rats crevés dans ton genre ont tendance à créer des accidents dans lesquels ils ne sont pas seuls. Tu blesses, tu tues à cause de ta misérable imprudence.
Tu renverses des passants, tu embouties des voitures, tu tues des motards, des adolescents en scooter, des femmes enceintes, des enfants.
Je te méprises irresponsable conducteur foireux. On te donnerait un révolver que ça serait pareil, tu tirerais dans la foule au hasard. Mais j'en ai marre de t'éviter. Je suis fatiguée de ton abjecte désinvolture, de ton manque de respect, de ton agressivité et de tes agressions répétées.
Dans ma vie, les seuls accidents que j'ai eu son à cause de toi. Parce que je n'ai pas réussi à t'éviter malgré tous mes efforts. A cause de toi, il y a sept ans, j'ai fait des tonneaux sur l'autoroute, lancée à 120 kilomètres/heures parce que, ne regardant que toi, tu t'es rabattu sur ma voiture, malgré mes appels de phares, malgré mes coups de klaxon, malgré mon habileté à la conduite. Tu ne t'es pas excusé, tu as voulu faire croire que c'était ma faute, tu l'as clamé sur les lieux de l'accident plutôt que de venir voir si j'allais bien. Fils de pute! Je te souhaite un platane dans les règles, toi seul contre l'arbre, et devine quoi, tu n'as aucune chance de gagner et je m'en réjouie!
Et puis lundi, tu as remis ça. Sans te démonter, alors que comme une pauvre conne bien élevée je me serrais sur la bas côté pour te laisser passer sur cette étroite route de campagne, tu n'as pas ralenti, prétentieux personnage que tu es, tu n'as pas ralenti et tu ne t'es pas serré sur le bas côté. Tu as éclaté mon rétroviseur, et comme j'avais la fenêtre ouverte, les éclats de verre ont lacéré mon bras et mon cou à plusieurs endroit. Tu vois comme tu te sur-estimes, tu crois que tu conduits bien, tu crois que tu es quelqu'un de bien, un bon père, une bonne mère, et pourtant tu t'es enfuies me laissant avec mon sang qui coulait sur mon bras et se rependait sur ma robe.
Je te hais ignoble merde puante. Je voudrais t'éclater la tête avec une batte de baseball.
Le rétroviseur je m'en fiche, tu te serais arrêté et excusé, idiote que je suis, je t'aurais immédiatement pardonné. Mais tu as entendu mes cris, tu as vu mon sang et entendu mes pleurs... tu es quand même parti. Je te souhaite le pire, je te souhaite un ravin, je te souhaite un pont. Je te souhaite de heurter un mur, seul, et que personne ne te vienne en aide dans ta lente agonie.
Je suis épuisé de toi qui mets quotidiennement mes nerfs à l'épreuve et ma vie en danger dès que je sors de chez moi. Chauffard tu es une plaie purulente sur les belles routes que j'aime sillonner avec agilité, prudence et respect. Trois mots que tu ne connais évidemment pas!
Une question. Après un délit de fuite, après avoir causé un accident, le matin, ça se passe comment devant ta glace? Le pire c'est que je suis certaine que tu es satisfait de toi-même, que tu trouves que tu es quelqu'un de formidable prêt à anéantir les autres encore une fois, sujet de ta pathétique ambition typique du vendeur d'assurance raté que l'on trouve dans le cinéma indépendant américain. Le problème c'est que les cons comme toi sont nombreux, et que ni toi ni ton mari ni ta femme, ni tes enfants ne sont à l’abri de tomber, au détour d'une route, sur l'un de tes congénères d'écraseurs de gens! Je te dirais bien de méditer là dessus, mais tu serais bien capable de ne pas te reconnaitre dans ce portrait tant tu es étouffé dans ta gerbante estime de toi.
Je te vomis raclure de bidet, et essaye de ne pas croiser ma route la prochaine fois!
La route, on la prend tous les jours. Elle est un des outils principaux de notre vie de liberté de déplacements et de mouvements, de notre vie moderne.
La route, en voiture, à vélo, en moto, en camion, elle est un réflexe, une habitude.
Chacun à sa manière de l'arpenter, vite, doucement, à tombeau ouvert.
Tout le monde aime la route, et elle procure à chacun de nous des sentiments forts.
Certains se sentent tout puissants, d'autres sont effrayés, d'autres aiment flâner et prendre leur temps, comme d'instantanés voyageurs méditatifs.
La route, le véhicule, quand on y est seul, on se sent souvent fort, invincible. On aime prendre les routes de campagnes et jouer, le temps d'un instant, certainement comme un exutoire, les pilotes de course d'un trajet.
Mais être pilote ne s'improvise pas toujours. On croit, puisque l'on sent notre véhicule nous obéir au doigt et à l’œil, qu'on le sent vibrer entre nos mains selon notre bon vouloir, on croit que tel un dompteur de lion, on maîtrise la bête. Mais n'oublions pas que même les plus célèbres dompteurs sont vigilants. Ils guettent leurs lions pour ne pas se faire dévorer. Car c'est parfois ce que fait la route, elle nous dévore.
Oui toi automobiliste inconscient, je m'adresse à toi, et je hausse le ton. Tu me fatigues, tu ne penses qu'à toi. Sur la route, il n'y a que toi qui compte. Enfermé dans ta bulle vitrée, tu fais exploser ton égoïsme et tu te crois au dessus de tous. Parce que tu veux que l'on comprenne que toi tu es pressé, ou que toi tu as le temps, et tu imposes ta vitesse et ton imprudence aux autres.
Tu roules si vite sur des nationales étroites, tu doubles sur des lignes blanches ou tu ignores les stops, parce que tu es tellement minable dans ta vie de tous les jours qu'il faut que ta conduite, au moins ici sur la route, t'impose aux autres. Mais n'oublie pas qu'au fond tu n'es qu'un pitoyable médiocre et que de ce fait, tu crois par prétention que tu maîtrises la bête, mais tu ne maîtrise rien, même pas ta stupidité.
Alors pour les autres, les respectueux, les vifs, ceux qui n'ont pas besoin d'un gros 4x4 blanc pour exister, et bien ils doivent être vigilants pour deux puisque tu es trop vaniteux pour l'être seulement pour toi!
Toi qui grilles la priorité dans les ronds point avec ta camionnette pourrie ou ta berline hors de prix, puisque tu penses que tu as le droit, que tu es plus important, que tu as plus de valeur que la personne disciplinée conduisant normalement, tu n'es qu'un déchet. Cela ne me dérange pas plus que ça que tu sois une raclure, cela te regarde, ce qui me gêne plus c'est que les rats crevés dans ton genre ont tendance à créer des accidents dans lesquels ils ne sont pas seuls. Tu blesses, tu tues à cause de ta misérable imprudence.
Tu renverses des passants, tu embouties des voitures, tu tues des motards, des adolescents en scooter, des femmes enceintes, des enfants.
Je te méprises irresponsable conducteur foireux. On te donnerait un révolver que ça serait pareil, tu tirerais dans la foule au hasard. Mais j'en ai marre de t'éviter. Je suis fatiguée de ton abjecte désinvolture, de ton manque de respect, de ton agressivité et de tes agressions répétées.
Dans ma vie, les seuls accidents que j'ai eu son à cause de toi. Parce que je n'ai pas réussi à t'éviter malgré tous mes efforts. A cause de toi, il y a sept ans, j'ai fait des tonneaux sur l'autoroute, lancée à 120 kilomètres/heures parce que, ne regardant que toi, tu t'es rabattu sur ma voiture, malgré mes appels de phares, malgré mes coups de klaxon, malgré mon habileté à la conduite. Tu ne t'es pas excusé, tu as voulu faire croire que c'était ma faute, tu l'as clamé sur les lieux de l'accident plutôt que de venir voir si j'allais bien. Fils de pute! Je te souhaite un platane dans les règles, toi seul contre l'arbre, et devine quoi, tu n'as aucune chance de gagner et je m'en réjouie!
Et puis lundi, tu as remis ça. Sans te démonter, alors que comme une pauvre conne bien élevée je me serrais sur la bas côté pour te laisser passer sur cette étroite route de campagne, tu n'as pas ralenti, prétentieux personnage que tu es, tu n'as pas ralenti et tu ne t'es pas serré sur le bas côté. Tu as éclaté mon rétroviseur, et comme j'avais la fenêtre ouverte, les éclats de verre ont lacéré mon bras et mon cou à plusieurs endroit. Tu vois comme tu te sur-estimes, tu crois que tu conduits bien, tu crois que tu es quelqu'un de bien, un bon père, une bonne mère, et pourtant tu t'es enfuies me laissant avec mon sang qui coulait sur mon bras et se rependait sur ma robe.
Je te hais ignoble merde puante. Je voudrais t'éclater la tête avec une batte de baseball.
Le rétroviseur je m'en fiche, tu te serais arrêté et excusé, idiote que je suis, je t'aurais immédiatement pardonné. Mais tu as entendu mes cris, tu as vu mon sang et entendu mes pleurs... tu es quand même parti. Je te souhaite le pire, je te souhaite un ravin, je te souhaite un pont. Je te souhaite de heurter un mur, seul, et que personne ne te vienne en aide dans ta lente agonie.
Je suis épuisé de toi qui mets quotidiennement mes nerfs à l'épreuve et ma vie en danger dès que je sors de chez moi. Chauffard tu es une plaie purulente sur les belles routes que j'aime sillonner avec agilité, prudence et respect. Trois mots que tu ne connais évidemment pas!
Une question. Après un délit de fuite, après avoir causé un accident, le matin, ça se passe comment devant ta glace? Le pire c'est que je suis certaine que tu es satisfait de toi-même, que tu trouves que tu es quelqu'un de formidable prêt à anéantir les autres encore une fois, sujet de ta pathétique ambition typique du vendeur d'assurance raté que l'on trouve dans le cinéma indépendant américain. Le problème c'est que les cons comme toi sont nombreux, et que ni toi ni ton mari ni ta femme, ni tes enfants ne sont à l’abri de tomber, au détour d'une route, sur l'un de tes congénères d'écraseurs de gens! Je te dirais bien de méditer là dessus, mais tu serais bien capable de ne pas te reconnaitre dans ce portrait tant tu es étouffé dans ta gerbante estime de toi.
Je te vomis raclure de bidet, et essaye de ne pas croiser ma route la prochaine fois!

lundi 16 juin 2014
What a shame! ... je suis en couple!
Bonjour à toi ma pomme d'amour! Comment te portes-tu aujourd'hui?
Je viens à toi avec un réel sujet de société, je viens vers toi avec ma honte et ma culpabilité, je viens pour t'avouer un inavouable secret... et oui, tu as deviné, je sens ta déception... oui, je suis en couple.
Je ne sais pas si cela tient au positionnement marketing de la célibattante dont le public cible est générateur de profits, ou si c'est une véritable révolution, mais il semblerait que pour être dans l'air du temps, il faut détester les hommes, pensez qu'ils sont indignes de confiance, tenter la relation amoureuse mais très vite constater que l'on est mieux seule, et surtout, détester ses consœurs qui filent le parfait amour en décrétant qu'elles sont niaises, dénuées d'intérêt et forcément esclaves de leur homme. Ben du coup, moi je me sens un peu mal à l'aise de dire que je suis en couple et heureuse de l'être.
Alors je n'ai d'autre choix que de m'interroger, je fais le bilan, je me questionne et me demande si, comme bon nombre de célibattantes l'affirme, je ne suis pas qu'une pauvre idiote qui subit le couple pour ne pas être seule. Je me demande si je ne me suis pas transformée en ménagère des années 50, sans but personnel, errant comme une âme en peine entre le lave-vaisselle et la corbeille à linge, le chiffon à poussière à la main, ne pensant qu'à combler mon homme qui, les célibattantes vous le diront, doit certainement être en train de me tromper avec sa jeune et fringante secrétaire. Oui parce qu'en fait, être en couple pour beaucoup de célibataires épanouies et fières de l'être, c'est ne plus être soi, c'est être encombré d'un poids mort qu'on appelle aussi conjoint, qui nous menotte au pied du lit et pas que pour la bagatelle, qui nous vole nos rêves et notre liberté.
Alors après que ma culpabilité et moi nous ayons fait une réunion au sommet face à ce ramassis de clichés, que j'eus passé au crible tous les désespérants états dans lesquels je suis supposé être à cause de mon compagnon dans cette navrante image du couple que l'alliance des célibattantes célibataires dictatatrices à grossièrement brossé à l'aide d'une balayette à chiotte, nous nous regardons, ma culpabilité et moi, et nous hésitons entre pouffer de rire ou lever les yeux aux ciel.
Mais pourquoi faut-il toujours que l'être humain soit dans un perpétuel clivage? Le noir et le blanc, le bien et le mal, la droite et la gauche, les hommes et les femmes, Tintin et Milou, les célibataires et les gens en couple! Non mon caramel, non, je te le dis, nous ne sommes pas obligés de nous déprécier et de critiquer perpétuellement la différences que l'on assimile trop aisément à l'opposition.
Personnellement, je n'ai absolument rien contre les célibataires, qu'ils soient hommes ou femmes. D'ailleurs, puisque nous en sommes aux confidences, je vais même te livrer un petit secret. J'ai moi-même été célibataire, et même plusieurs fois si tu veux savoir, et même longtemps, jusqu'à deux années consécutives. Oui je l'avoue, j'ai été de l'autre bord. Mais bizarrement, je n'ai jamais détester les gens en couple, je n'ai jamais cloué au piloris mes amies célibataires. Étonnamment, j'aime que les gens soient heureux. Je sais, c'est honteux. A une époque ou l'aigreur, la jalousie et la détestation arbitraire de nos semblables est en vogue, je suis une indécrottable gentille fille, incapable d'envier les gens parce qu'ils ont ce que j'aimerais avoir.
Attention, je vous entends déjà, je ne dis pas que célibataire je me rêvais forcément en couple, car je pense que chaque personne doit kiffer la life grave seule, et se construire seule pour un jour être heureux à deux. J'ai adoré mes soirée de flirt, mes apéros entre copines à dénigrer du mâle, parce que bien entendu, nous les filles, ont est toute un peu langue de pute! Néanmoins, je n'ai jamais jugé une nana parce qu'elle était en couple, en assimilant le couple à une prison sur laquelle tout le monde devrait gerber. Et maintenant je ne dénigre pas les filles célibataires qui n'ont pas d'attache et qui n'en veulent pas.
Je voudrais juste vivre dans un monde de bisounours où tout le monde se respecte.
Pour moi le couple c'est l'agrandissement des perspectives et pas l'enfermement, c'est ne pas vivre que pour soi mais vivre pour nous avec des projets communs, c'est ouvrir son esprit avec l'univers de l'autre, c'est partager ce qu'on aime, c'est rire, c'est pleurer aussi, c'est du bonheur, c'est des disputes, c'est des incompréhensions mais aussi des conversations, c'est la diversité, c'est la vie, c'est le foyer et la famille, c'est le choix, c'est la liberté. C'est ma vision du couple. Ça n'a pas toujours marché, je suis partie. Aujourd'hui ça marche, et je vous assure, même si parfois il y a un peu de niaiserie, il y a surtout beaucoup d'amour et de complicité, c'est tout sauf une prison!
Alors célibattante, écoute moi bien, c'est pas parce que tu n'aime pas le couple qu'il faut en dégouter les autres! Et à trop crier ton dégout, moi je n'entends que ta frustration, alors méfie toi, parce qu'avoir l'air mort de faim n'a jamais fait mordre le poisson à l'hameçon!
Sur ceux, paix et amour mes canards, aimez-vous les uns les autres!
Je viens à toi avec un réel sujet de société, je viens vers toi avec ma honte et ma culpabilité, je viens pour t'avouer un inavouable secret... et oui, tu as deviné, je sens ta déception... oui, je suis en couple.
Je ne sais pas si cela tient au positionnement marketing de la célibattante dont le public cible est générateur de profits, ou si c'est une véritable révolution, mais il semblerait que pour être dans l'air du temps, il faut détester les hommes, pensez qu'ils sont indignes de confiance, tenter la relation amoureuse mais très vite constater que l'on est mieux seule, et surtout, détester ses consœurs qui filent le parfait amour en décrétant qu'elles sont niaises, dénuées d'intérêt et forcément esclaves de leur homme. Ben du coup, moi je me sens un peu mal à l'aise de dire que je suis en couple et heureuse de l'être.
Alors je n'ai d'autre choix que de m'interroger, je fais le bilan, je me questionne et me demande si, comme bon nombre de célibattantes l'affirme, je ne suis pas qu'une pauvre idiote qui subit le couple pour ne pas être seule. Je me demande si je ne me suis pas transformée en ménagère des années 50, sans but personnel, errant comme une âme en peine entre le lave-vaisselle et la corbeille à linge, le chiffon à poussière à la main, ne pensant qu'à combler mon homme qui, les célibattantes vous le diront, doit certainement être en train de me tromper avec sa jeune et fringante secrétaire. Oui parce qu'en fait, être en couple pour beaucoup de célibataires épanouies et fières de l'être, c'est ne plus être soi, c'est être encombré d'un poids mort qu'on appelle aussi conjoint, qui nous menotte au pied du lit et pas que pour la bagatelle, qui nous vole nos rêves et notre liberté.Alors après que ma culpabilité et moi nous ayons fait une réunion au sommet face à ce ramassis de clichés, que j'eus passé au crible tous les désespérants états dans lesquels je suis supposé être à cause de mon compagnon dans cette navrante image du couple que l'alliance des célibattantes célibataires dictatatrices à grossièrement brossé à l'aide d'une balayette à chiotte, nous nous regardons, ma culpabilité et moi, et nous hésitons entre pouffer de rire ou lever les yeux aux ciel.
Mais pourquoi faut-il toujours que l'être humain soit dans un perpétuel clivage? Le noir et le blanc, le bien et le mal, la droite et la gauche, les hommes et les femmes, Tintin et Milou, les célibataires et les gens en couple! Non mon caramel, non, je te le dis, nous ne sommes pas obligés de nous déprécier et de critiquer perpétuellement la différences que l'on assimile trop aisément à l'opposition.
Personnellement, je n'ai absolument rien contre les célibataires, qu'ils soient hommes ou femmes. D'ailleurs, puisque nous en sommes aux confidences, je vais même te livrer un petit secret. J'ai moi-même été célibataire, et même plusieurs fois si tu veux savoir, et même longtemps, jusqu'à deux années consécutives. Oui je l'avoue, j'ai été de l'autre bord. Mais bizarrement, je n'ai jamais détester les gens en couple, je n'ai jamais cloué au piloris mes amies célibataires. Étonnamment, j'aime que les gens soient heureux. Je sais, c'est honteux. A une époque ou l'aigreur, la jalousie et la détestation arbitraire de nos semblables est en vogue, je suis une indécrottable gentille fille, incapable d'envier les gens parce qu'ils ont ce que j'aimerais avoir.
Attention, je vous entends déjà, je ne dis pas que célibataire je me rêvais forcément en couple, car je pense que chaque personne doit kiffer la life grave seule, et se construire seule pour un jour être heureux à deux. J'ai adoré mes soirée de flirt, mes apéros entre copines à dénigrer du mâle, parce que bien entendu, nous les filles, ont est toute un peu langue de pute! Néanmoins, je n'ai jamais jugé une nana parce qu'elle était en couple, en assimilant le couple à une prison sur laquelle tout le monde devrait gerber. Et maintenant je ne dénigre pas les filles célibataires qui n'ont pas d'attache et qui n'en veulent pas.
Je voudrais juste vivre dans un monde de bisounours où tout le monde se respecte.
Pour moi le couple c'est l'agrandissement des perspectives et pas l'enfermement, c'est ne pas vivre que pour soi mais vivre pour nous avec des projets communs, c'est ouvrir son esprit avec l'univers de l'autre, c'est partager ce qu'on aime, c'est rire, c'est pleurer aussi, c'est du bonheur, c'est des disputes, c'est des incompréhensions mais aussi des conversations, c'est la diversité, c'est la vie, c'est le foyer et la famille, c'est le choix, c'est la liberté. C'est ma vision du couple. Ça n'a pas toujours marché, je suis partie. Aujourd'hui ça marche, et je vous assure, même si parfois il y a un peu de niaiserie, il y a surtout beaucoup d'amour et de complicité, c'est tout sauf une prison! Alors célibattante, écoute moi bien, c'est pas parce que tu n'aime pas le couple qu'il faut en dégouter les autres! Et à trop crier ton dégout, moi je n'entends que ta frustration, alors méfie toi, parce qu'avoir l'air mort de faim n'a jamais fait mordre le poisson à l'hameçon!
Sur ceux, paix et amour mes canards, aimez-vous les uns les autres!

mercredi 4 juin 2014
Retour d’une poète disparue
Que le création est difficile lorsqu’on la chérie mais que l’on
n’est pas une régurgitatrice compulsive de création à n’importe quel prix.
Il y a des créatifs qui ne se posent guerre de questions
quant à la qualité de la production. Et il y a les autres, ceux auxquels je m’identifie,
les craintifs, les prises de tête, ceux à la recherche d’une paralysante attente
de perfection plutôt que de sortir de soit le néant, le moyen, le médiocre.
Mais le créatif n’est-il pas le pire juge pour son travail,
dans un sens ou dans un autre. Il y a celui qui s’auto congratule en confondant
attachement à son projet et pertinence. Le nombre d’heures passées ou la
fréquence de présentation ne fait pas la qualité, diantre non !
Et puis, il y a l’insatisfait qui pense que tout ce qu’il
produit n’a d’autre place que dans une décharge publique, ou enfouie à une
distance minimum de 100
mètres sous le niveau de la mer.
Que faire ? Comment trouver le juste équilibre qui nous
permettra de sortir de soi ce qu’on a à exprimer et de le rendre public, à
savoir visible ou audible par une tiers paire d’yeux ou d’oreilles. Je dois
dire que les mêmes questions me reviennent sans cesse et malgré le fait que j’ai
été confronté à plus grave, à plus véridique sur des échelles de vie lambdas,
la création reste pour moi ce qu’il y a de plus primordiale et de plus effrayant
à la fois. Je dirais aussi difficile même si, dans mon cas, la difficulté n’est
pas vraiment centrale, mais plutôt annexe. Elle intervient en second plan,
lorsque la création, le premier geste créatif est lancé, le plus dur étant de
dépasser son angoisse pour, justement, se lancer dans quelque chose. Pour certain,
le fait de se lancer n’est pas le plus paralysant. Ils ont du mal à finir ce qu’ils
ont commencé et livrent un corps à corps à 200 projets en même temps.
Nous pouvons au moins nous accorder sur quelque chose, la
création est génératrice de questionnements, qu’il s’agisse d’une histoire de
shèmes, de gestes ou des contenus esthétiques.
Alors, essayons de sortir de notre coquille, et produisons
du début à la fin sans nous attendre à une automatique réussite. Commençons par
habituer nos corps et esprits aux conditions de créativité afin de développer
certains réflexes, puis trions nos productions, affinons-les. Gardons à l’esprit
que l’accident est lui-même créatif, et s’il ne l’est pas, nous ne sommes pas
obligé d’aimer tous ce qui sort de nous. Savoir ce que l’on n’aime pas est déjà
un grand pas !

mercredi 29 janvier 2014
Tel un Jedi, moi aussi je maitrise la force!
Bonjour à toi mon canard joli.
Tout d'abord, je te souhaite une bonne et heureuse année. En effet, j'ai encore 2 jours devant moi pour te faire mes vœux mais je me suis dit que même si j'étais encore large, je n'avais que trop tardé. J'espère que ton année sera merveilleuse, que tes projets, résolutions et autres belles idées se réaliseront. Je te souhaite l'amour, le bonheur et surtout, la santé.
Je sais, tu penses que seul les vieillards ne pensent qu'à la santé. D'ailleurs quand tatie Jacqueline te bavait sur la joue en une bise sonore pour t'adresser ses voeux et qu'elle te souhaitait la santé, tu trouvais ça bizarre et pas nécessaire, merde, tu avais 13 ans, que pouvait-il t'arriver, au pire avoir un nouvel appareil dentaire. Et pourtant, ma licorne, j'ai appris récemment à quel point ce vœu est le plus beau que l'on puisse t'adresser, les gens qui t'apprécie réellement sont ceux qui te le souhaiteront (bon d'accord, Nicole la sécrétaire du bureau est juste une adepte de la maxime de tatie Jacqueline et n'en a pas vraiment quelque chose à carrer de ta santé ... mais ça fait tout de même plaisir!).
Bref, tout ça pour dire? Et bien pour te dire que ma santé ne se porte pas vraiment comme un charme depuis quelques mois. Certains penseront que mon mal est bénin, certes, je ne suis pas atteinte d'un cancer, mais tout de même ma douleur est là, et loin d'être anodine.
J'ai une hernie discale depuis plus de 6 mois et la souffrance qui en découle est odieuse et permanente. C'est tout mon nerf sciatique qui est enflammé, du haut de la fesse jusqu'à la cheville. Ma jambe me semble étrangère et me donne la sensation d'être trop petite pour moi puisqu'elle ne veut pas se tendre.
Je boite, et à 29 ans, c'est très dure à encaisser.
Marcher pour moi est devenu une épreuve, me déplier, un calvaire. J'ai du mal à rester debout, j'ai du mal à rester assise, la nuit, je suis réveillée par la douleur à chaque fois que je fais un mouvement, et en découle une terrible fatigue et une irritabilité accrue.
Il n'y a pas une minute de la journée où je n'ai pas mal, où je n'ai pas envie de m'arracher la jambe pour l'offrir à un cannibale me disant que je préfère être cul-de-jatte que de continuer à souffrir.
Je te le dis, et non sans émotion, en pesant mes mots et en ayant en tête la véritable signification de cette phrase : j'ai mal!
Lorsque je ris trop fort, ça me tire en une brûlure électrique, j'ai trop mal, et cela me coupe toute envie de m’esclaffer. Lorsque je suis en colère, je ne peux pas quitter la pièce d'un pas énervé. Vu à l'allure à laquelle je marche, la dispute serait terminée bien avant que j'atteigne la porte.
C'est la première fois que je décris ma douleur de cette manière, que je la verbalise ainsi. C'est assez étrange. Bien qu'omniprésente, je l'avais poussé loin de moi. Oui, je ne fais que la pousser loin de moi, je me moque d'elle, je rie d'elle, je lui fais croire qu'elle ne m'atteint pas, qu'elle n'est rien pour moi, que si elle croit qu'elle m'incommode, elle se fourre le doigt dans l'oeil et jusqu'au coude.
Il y a un moment où elle m'a fait craqué, où elle m'a fait pleuré, mais depuis, j'ai décrété qu'elle ne gagnerait pas. Mais la vicieuse est insidieuse. Parfois, elle fait mine de se retirer pour revenir plus forte et plus aigüe le lendemain, vous clouant au sol comme une grosse patate. Vous vous sentez comme un amas de quelque chose, mais non comme un corps dynamique possédant des muscles, des articulations, des veines et un cœur qui bat. Vous êtes une chose trainante et rampante.
Je sais que je suis tout ça, que je ne possède plus ma démarche sexy, que j'ai plus l'air d'un orang-outan possédé par une limace mixomateuse (c'est vous dire!). Mais peu importe, je garderais ma tête jusqu'au bout, je l'ai décidé.
Depuis que j'ai pris cette décision, depuis déjà quelques mois, je n'ai craqué qu'une seule fois. J'étais dans la piscine avec ma kiné en plein séance de balnéothérapie et j'ai éprouvé, l'espace d'un instant, la sensation d'avoir retrouvé ma jambe. Je n'ai pu retenir mes larmes.
Mais je suis tel un guerrier Jedi, je maitrise la force, j'essaye de ne surtout pas basculer du côté obscure. J'apprends à ne plus m'arrêter de rire quand ma jambe me rappelle à l'ordre dans un tiraillement irradiant, je vaincrais le mal, c'est moi qui vous le dis, et sans vanité aucune, c'est juste que les choses ont été décidées comme ça.
En tout cas, cette douleur m'a permis de me renforcer un peu plus. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Je prends beaucoup plus de recul sur les choses. Je rie des geignards chroniques qui se targuent d'être des survivants alors qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'est la douleur contre laquelle on ne peut rien, celle qui à décidé de s'établir, celle qu'on ne provoque pas, celle qu'on ne s'invente pas pour se donner une consistance qu'on ne possède pas et que l'on ne possèdera jamais tant notre âme est creuse.
Même moi qui souffre tous les jours, sans me culpabiliser, je me dis que d'autres ne se relèvent pas de ce qui leur arrive, poignardés par la vie à cause d'une maladie contre laquelle on ne peut rien. Et puis, je me dis que même si ma vie n'est pas parfaite à de nombreux égards, même si ma douleur me perd parfois un peu dans ses méandres et me fait me poser des questions sur ce que j'attends de la vie, j'ai quand même de la chance.
Merci à ceux qui me soutiennent, ma famille, mon chéri, mes amis qui réalisent ce que je vis (ce qui n'est pas le cas de tous, mais en même temps il est difficile de se représenter ce que je souffre, même moi je n'y arrive pas toujours car je m'amuse à minimiser ma douleur et je sens que ça l'énerve la garce!), merci à tous et promis, je ne basculerais pas du côté obscure de la force, je suis un Jedi, un vrai!
Bonne et heureuse année 2014, qui, c'est sûr, sera grandiose!
Tout d'abord, je te souhaite une bonne et heureuse année. En effet, j'ai encore 2 jours devant moi pour te faire mes vœux mais je me suis dit que même si j'étais encore large, je n'avais que trop tardé. J'espère que ton année sera merveilleuse, que tes projets, résolutions et autres belles idées se réaliseront. Je te souhaite l'amour, le bonheur et surtout, la santé.
Je sais, tu penses que seul les vieillards ne pensent qu'à la santé. D'ailleurs quand tatie Jacqueline te bavait sur la joue en une bise sonore pour t'adresser ses voeux et qu'elle te souhaitait la santé, tu trouvais ça bizarre et pas nécessaire, merde, tu avais 13 ans, que pouvait-il t'arriver, au pire avoir un nouvel appareil dentaire. Et pourtant, ma licorne, j'ai appris récemment à quel point ce vœu est le plus beau que l'on puisse t'adresser, les gens qui t'apprécie réellement sont ceux qui te le souhaiteront (bon d'accord, Nicole la sécrétaire du bureau est juste une adepte de la maxime de tatie Jacqueline et n'en a pas vraiment quelque chose à carrer de ta santé ... mais ça fait tout de même plaisir!).
Bref, tout ça pour dire? Et bien pour te dire que ma santé ne se porte pas vraiment comme un charme depuis quelques mois. Certains penseront que mon mal est bénin, certes, je ne suis pas atteinte d'un cancer, mais tout de même ma douleur est là, et loin d'être anodine.
J'ai une hernie discale depuis plus de 6 mois et la souffrance qui en découle est odieuse et permanente. C'est tout mon nerf sciatique qui est enflammé, du haut de la fesse jusqu'à la cheville. Ma jambe me semble étrangère et me donne la sensation d'être trop petite pour moi puisqu'elle ne veut pas se tendre.
Je boite, et à 29 ans, c'est très dure à encaisser.
Marcher pour moi est devenu une épreuve, me déplier, un calvaire. J'ai du mal à rester debout, j'ai du mal à rester assise, la nuit, je suis réveillée par la douleur à chaque fois que je fais un mouvement, et en découle une terrible fatigue et une irritabilité accrue.
Il n'y a pas une minute de la journée où je n'ai pas mal, où je n'ai pas envie de m'arracher la jambe pour l'offrir à un cannibale me disant que je préfère être cul-de-jatte que de continuer à souffrir.
Je te le dis, et non sans émotion, en pesant mes mots et en ayant en tête la véritable signification de cette phrase : j'ai mal!
Lorsque je ris trop fort, ça me tire en une brûlure électrique, j'ai trop mal, et cela me coupe toute envie de m’esclaffer. Lorsque je suis en colère, je ne peux pas quitter la pièce d'un pas énervé. Vu à l'allure à laquelle je marche, la dispute serait terminée bien avant que j'atteigne la porte.
C'est la première fois que je décris ma douleur de cette manière, que je la verbalise ainsi. C'est assez étrange. Bien qu'omniprésente, je l'avais poussé loin de moi. Oui, je ne fais que la pousser loin de moi, je me moque d'elle, je rie d'elle, je lui fais croire qu'elle ne m'atteint pas, qu'elle n'est rien pour moi, que si elle croit qu'elle m'incommode, elle se fourre le doigt dans l'oeil et jusqu'au coude.
Il y a un moment où elle m'a fait craqué, où elle m'a fait pleuré, mais depuis, j'ai décrété qu'elle ne gagnerait pas. Mais la vicieuse est insidieuse. Parfois, elle fait mine de se retirer pour revenir plus forte et plus aigüe le lendemain, vous clouant au sol comme une grosse patate. Vous vous sentez comme un amas de quelque chose, mais non comme un corps dynamique possédant des muscles, des articulations, des veines et un cœur qui bat. Vous êtes une chose trainante et rampante.
Je sais que je suis tout ça, que je ne possède plus ma démarche sexy, que j'ai plus l'air d'un orang-outan possédé par une limace mixomateuse (c'est vous dire!). Mais peu importe, je garderais ma tête jusqu'au bout, je l'ai décidé.
Depuis que j'ai pris cette décision, depuis déjà quelques mois, je n'ai craqué qu'une seule fois. J'étais dans la piscine avec ma kiné en plein séance de balnéothérapie et j'ai éprouvé, l'espace d'un instant, la sensation d'avoir retrouvé ma jambe. Je n'ai pu retenir mes larmes.
Mais je suis tel un guerrier Jedi, je maitrise la force, j'essaye de ne surtout pas basculer du côté obscure. J'apprends à ne plus m'arrêter de rire quand ma jambe me rappelle à l'ordre dans un tiraillement irradiant, je vaincrais le mal, c'est moi qui vous le dis, et sans vanité aucune, c'est juste que les choses ont été décidées comme ça.
En tout cas, cette douleur m'a permis de me renforcer un peu plus. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Je prends beaucoup plus de recul sur les choses. Je rie des geignards chroniques qui se targuent d'être des survivants alors qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'est la douleur contre laquelle on ne peut rien, celle qui à décidé de s'établir, celle qu'on ne provoque pas, celle qu'on ne s'invente pas pour se donner une consistance qu'on ne possède pas et que l'on ne possèdera jamais tant notre âme est creuse.
Même moi qui souffre tous les jours, sans me culpabiliser, je me dis que d'autres ne se relèvent pas de ce qui leur arrive, poignardés par la vie à cause d'une maladie contre laquelle on ne peut rien. Et puis, je me dis que même si ma vie n'est pas parfaite à de nombreux égards, même si ma douleur me perd parfois un peu dans ses méandres et me fait me poser des questions sur ce que j'attends de la vie, j'ai quand même de la chance.
Merci à ceux qui me soutiennent, ma famille, mon chéri, mes amis qui réalisent ce que je vis (ce qui n'est pas le cas de tous, mais en même temps il est difficile de se représenter ce que je souffre, même moi je n'y arrive pas toujours car je m'amuse à minimiser ma douleur et je sens que ça l'énerve la garce!), merci à tous et promis, je ne basculerais pas du côté obscure de la force, je suis un Jedi, un vrai!
Bonne et heureuse année 2014, qui, c'est sûr, sera grandiose!

mardi 3 décembre 2013
Qu'est-ce qui nous retient?
Parler des choses, voilà donc la mission que je m'étais fixée. Après une réflexion permanente qui semble habiter mon cerveau en ce moment, et refusant de tourner en rond, je me suis demandé quel tournant je voulais que ma vie prenne.
Boom! la question était lancée, ou plutôt devrais-je dire, LA question! Si certain parle de leur trentaine approchante comme un fait majeur déstabilisant, la mienne ne me stresse pas. Preuve en est que j'ai fêté mon 29ème anniversaire et que j'adore toujours autant mon anniversaire, donc, de ce côté là au moins, pas de névroses. Non, moi je souffre plutôt d'une angoisse générale liée au fait de faire un grand saut dans la vie, nager le crawl, plonger, barboter avec insouciance dans le bain bouillonnant qu'est le vaste monde, sans se poser de question. J'analyse tout et trop, et je crois que j'ai une peur chronique de décevoir. Du coup, même si je me suis assez souvent considérée comme une rebelle qui n'a peur de personne, ce qui est vrai, je crois que ma plus grande peur nait face à moi-même et aux possibles que je peux m'offrir.
Tu vois, c'est comme si parfois, je voulais hurler et tout envoyer promener, changer de vie, complètement, changer de boulot, devenir artiste, partir en méditation dans un ashram en Inde et monter sur le dos d'un lama...
L'autre jour, j'ai eu une petite dispute avec cher et tendre, et dans l'énervement, j'ai fait un truc dingue, j'ai poussé la table basse, et un verre de vin est tombé et s'est brisé en mille morceaux propulsant du vin rouge un peu partout sur le sol et sur les murs. Et bien, bizarrement, si j'ai été tout d'abord surprise et indigné par ma réaction, un peu honteuse de ce petit accès de colère inconsidéré, en moi, j'ai tout de même ressenti un truc génial. J'avais extériorisé, et j'avais brisé un truc. C'était comme si je m'étais délesté d'un poids énorme, comme si j'avais laissé sur le bord du chemin un peu de la colère qui m'habite. J'ai même envisagé d'acheter des assiettes uniquement pour les jeter par terre!Ce que je veux dire avec tout ça, c'est juste que je me demande si en fait, parfois, on est pas le propre responsable de la frustration que la vie peut nous faire ressentir.
Est-ce qu'on ne s'auto-bride pas par moment? Alors, évidemment, notre responsabilité dans tout ça est légèrement conditionnée par notre éducation, notre culture, nos proches. Mais, une fois qu'on a compris tout ça, est-ce que l'on ne peut pas enfin se réinventer comme on le souhaite?
Quelques fois, je vois ou je rencontre des gens qui sont d'éternels optimistes et qui on toujours l'air heureux. Comme s'ils savaient doser la vie et leur réactions par rapport à elle. Ils relativisent, ils aiment, ils respirent la joie de vivre. Mais comment font-ils? Y aurait-il une recette secrète du bonheur que je ne possède pas? J'ai aussi rencontré d'autres personnes qui ne se posent jamais de questions. Ils n'ont pas d'argent à la fin du mois, c'est pas grave. Ils n'ont que 200 euros sur leur compte en banque et ils veulent partir faire le tour du monde, ils le font sans réfléchir. Ils picorent tout ce qu'il y a autour d'eux sans réfléchir aux conséquences, se créant ainsi une vie à leur image, décrétant que les galères ne sont pas grave, que demain est un autre jour, vivant l'instant présent. Mais moi, la pseudo-cool-rebelle, je n'arrive pas à me détacher du côté angoissant de la vie. Alors, qu'est-ce qui me retient?
Suis-je trop entière, trop soucieuse de l'avenir, trop ancrée dans la réalité, plus que je n'ose me l'avouer, étant, paradoxalement, et par moment une rêveuse. Je crois que j'ai changé, et trop vite pour m'y habituer. Je suis devenue trop sérieuse, pas assez rieuse, trop indignée et trop affectée par la tournure que prend le monde et par les responsabilités qui sont inhérentes à mon âge avançant. Et puis, avec tous ces trentenaires dépressifs qui ont l'impression qu'à trente ans on est bon à jeter à la poubelle, adulescents qui vieillissent mal, ben moi, même si je suis indignée par le fait que je les écoute, j'ai l'impression qu'ils m'entrainent dans leur spirale démoniaque.Mais merde, 30 ans, c'est cool, on est pas encore mort bordel. Aujourd'hui, si t'es pas un prodige du violon à 8 ans, ou un surdoué des math à 12, on te dit que tu es incroyablement insipide et que ta vie ne sera jamais drôle. Et ben fuck, je ne veux plus que de stupides discours sur le jeunisme ambiant parviennent à m'atteindre. Je ne veux pas brimer ma vie, et je voudrais décider que si je veux, je peux, encore une fois recommencer. Je veux me souvenir de la petite fille que j'étais, celle qui ne comprenait pas que certaines personnes éprouvaient des difficultés à rire 30 minutes par jour. Je veux agir et n'avoir peur de rien.
C'est une affaire à suivre, pas simple à mettre en place. Mais si on décidait de croire que rien n'est impossible, et qu'on verra bien. Demain, quoi qu'il arrive, le soleil se lèvera!

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