jeudi 27 novembre 2014

ben voilà, on y est...

Je m'étais promise de ne surtout pas écrire un article sur la trentaine. Je trouvais que c'était beaucoup trop cliché. Mais ça c'était avant, c'était avant d'être à moins d'une semaine de mes 30 ans.

Qu'est-ce que ça a changé? tout!
Il y en a qui passe au travers de la trentaine comme si de rien n'était, et puis il y a les autres, de mon point de vue, les gens honnêtes, qui se sentent tout de même plus ou moins tourneboulés.
Alors tourneboulé de quelle façon, et à quel point? Cela dépend certainement de la sensibilité de chacun, mais si à 20 ans on ne voit que la vie devant soi, à 30 ans, qui n'est certes pas un âge canonique, c'est l'heure du premier bilan.
La trentaine pour beaucoup, c'est achat d'une maison, bébé, crédit(s), carrière professionnelle, vie amoureuse épanouie... et la liste est longue.
Que ce passe-t-il alors quand la check-list du parfait trentenaire bien dans sa vie, lancé sur les rails du succès, n'a quasiment aucun point de coché? (soupirs)
La première réaction, basique, c'est la déprime. On se dit pourquoi, on se dit "putain 10 ans déjà depuis nos premiers projets d'avenir", on se dit "à 20 ans, c'est pas vraiment comme ça que je voyais ma vie à 30". Alors, on grattouille dans les coins, et on essaye de trouver du positif, histoire de quoi.
Certains ont la check-list bien en main, et ont une vie parfaite, organisée, et pleine d'amour. Je vous confesse aujourd'hui, que ce n'est pas vraiment mon cas. J'ai l'impression de nager en eaux troubles, et les pubs télévisées où on voit des familles à Casto le dimanche, ou celles pour des banques qui parlent d'investissements, et d'argent de côté pour les études de nos futurs enfants me donnent le tournis, voir une petite envie de vomir causée par l'angoisse.
Comment je pourrais penser à mes enfants qui n'existent pas encore, quand j'ai moi-même du mal à sortir la tête de l'eau, à savoir ce que je veux et ce que je pense. Des milliards de projets, mais ne pas savoir par où commencer, des interrogations multiples et des tergiversations, voilà ce qui se croisent dans ma tête présentement. Et puis, il y a les échecs de toute nature qui nous font oublier nos réussites. Un sentiment d'amertume quand on pense à la personne qu'on avait imaginé être à 30 ans et la personne que l'on est réellement.
Et puis, un soupçon de chômage par dessus tout ça, un accident de voiture mal digéré et une phobie de la conduite, vous mélangez le tout, et vous voilà une parfaite trentenaire névrosée.

Qu'est-ce que je vais faire de moi, dois-je m'imaginer à 40 ans pour m'insuffler une dose de motivation (et d'espoir)?

La seule chose dont je suis sûre, c'est que je ne sais rien. Le problème, c'est que je le savais déjà à 20 ans. Même le bilan de mes compétences de vie sent la loose, aidez-moi, je touche le fond! En tapant ces mots, je souris évidemment, ne vous inquiétez pas. Ce qui est bien quand on est au fond, c'est qu'on ne peut que rebondir... c'est bien ce qu'on dit non?

Voilà, je suis une triste trentenaire, sans enfant. Ça, ça ne m'inquiète pas encore même si certains se plaisent à vous le faire remarquer. En effet, l'autre soir, j'étais à une soirée, et une fille plus jeune que moi, et que je connais à peine, me demande si je veux des enfants. Je lui dis "pas pour le moment". Elle me répond "ma grand mère me disait toujours avant l'heure, c'est pas l'heure, après l'heure, c'est plus l'heure. Tu devrais te dépêcher". Connasse cria ma voix intérieure. Ma voix extérieure, plus classe, lui murmura " tu sais, je ne me sens pas encore périmée, j'ai trente ans, pas soixante! tu auras trente ans toi aussi un jour" Elle s'est excusée maladroitement, pensant indignée que la trentaine c'était pour les autres... que tu crois!
Bref, après cette digression, je disais donc, 30 ans, pas d'enfants, pas l'ombre d'un début d'une carrière prometteuse dans la communication, une tonne de CV envoyés, des mails de refus en guise de réponses, quand il y a réponse, une vie amoureuse... , une famille cool mais quand même parfois pénibles, des amis tops, parfois pénibles aussi, mais globalement, c'est sûr, ces derniers sont mes plus belles réussites.

Alors voilà, en conclusion, si tu crois qu'à trente ans, tu touches du bout des doigts la stabilité, l'épanouissement personnel et professionnel, ben, y'en a pour qui ça marche, y'en a qui prétende que ça marche, et puis, il y a les autres, ceux qui sont perdus et qui galèrent comme moi. Mais fait rassurant, la trentaine, c'est 10 ans, et d'ici là, on l'espère, on aura le temps d'aller mieux!

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 15 octobre 2014

Où vont les rêves?



J’ai eu des rêves, ils furent nombreux. Je les ai chéris, je les ai espérés, je les ai projetés, et j'ai souhaité avec ardeur qu’ils se réalisent.
J’ai rêvé pour moi, j’ai rêvé pour mon futur, j’ai rêvé ma vie, mais c’était il y a longtemps.
Je voyais ma vie incroyable, je désirais des voyages, des rencontres, des réalisations personnelles, de l’effervescence et des paillettes multicolores. Et puis, les années passent et rien de tout cela ne c’est produit. Alors, comme si c’était inhérent à mon âge grandissant, j’ai arrêté de rêver. Je me suis dit que ce n’était pas pour moi, que j’avais trop raté de choses et que les rêves étaient fait pour les ambitieux. Et regardez moi aujourd’hui, je suis médiocre, je ne mérite pas d’être un rêveur. Je suis vieux, seul, aigri et malade.

Mais que s’est-il passé, où sont-ils allé ? A quel moment je les ai laissés fuir et m’échapper ? Ai-je toujours été lâche ? Car il faut du courage pour rêver et mettre en sourdine la voix des autres, de ceux qui pensent que rêver c’est perdre du temps, que rêver est nocif, que rêver c’est être puéril et immature, loin de la réalité, de la vie des grands.
Car si c’est moi qui leur ai donné naissance au creux de mon imagination, de mon esprit jeune, déterminé et optimiste, je crois aussi que c’est moi qui ai tués mes rêves. Voilà où ils sont. Ils sont morts et leur souvenir flotte doucement sur mes échecs.
Il y a de la poussière de rêves désabusés sur ma paresse, mes opportunités ratées, sur mon égoïsme, sur mes tromperies, mon divorce et le désintérêt que j’ai eu pour mes enfants.
Mes rêves sont morts, et c’est ma faute car j’ai perdu l’enfant idéaliste que j’étais en cours de route, pour faire place à l’adulte insignifiant, complètement intégré dans notre triste société aux rêves biaisés de célébrité, d’individualisme et de pauvres richesse matérielles. Je me suis laissé faire. J’ai longtemps accusé les autres de m’avoir volé mes espoirs, mais en réalité, je suis le seul coupable.

Alors, si toi tu rêves encore, ne fait pas la même erreur que moi. Saches qu’il n’y a pas de date de péremptions sur nos espérances, et que de se tourner vers ses rêves d’enfant joueur, d’adolescent indigné, de jeune adulte avide de découverte, d’homme accompli ou de vieillard paisible, est le meilleur moyen de se sentir vivant et de remettre avec vigueur notre vie sur les rails. Et on sait qu’il n’est jamais trop tard pour remettre sa vie sur ses rails, parce qu’évidemment on en a qu’une.

Moi, j’ai raté mon tour, je meurs, seul avec les fantômes de mes rêves. Mais toi, tu es encore vivant alors, ne cesse pas de rêver, réveille toi et aspire !

 
Texte écrit pour un concours littéraire.




Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 7 octobre 2014

ça aurait pu être la fin...

Vendredi, une belle journée d'octobre.
Le soleil brille et il fait bon.
Je roule heureuse vers la ville sur cette route qui sent les vacances et la garrigue.
J'ai rendez-vous, je suis dans les temps.
Je ne suis pas pressée, je prends le temps de vivre.
La musique à la radio m'ennivre.
Euphorique, je roule un tout petit peu plus vite que d'habitude.
Euphorique, je fais moins attention que d'habitude.
Et puis, il y a cette courbe, près de la maison carrée que j'adore.
Et puis il y cet utilitaire qui apparait à la fin de la courbe.
Je sors de ma rêverie instantanément. Il roule vite, j'ai peur.
Je frêne de toutes mes forces en essayant de me coller le plus au bord de la route qu'il m'est possible.
Sinon, il va me rentrer dedans c'est sûr.
La roue se prend dans le bord de la route.
La voiture échappe à mon contrôle et part dans tous les sens.
J'essaye de redresser. C'est trop tard, il roule trop vite.
Je me dis que c'est la fin. Que je vais mourir. Putain c'est pas ce que j'avais prévu aujourd'hui.

Je reprends mes esprit. Ma tête tourne.
J'ai l'impression de sortir d'un moment blanc.
Tout bouge, la radio hurle.
Je n'arrive pas à sortir de la voiture.
J'essaye la portière passager, ça ne marche pas.
A travers le pare brise, je vois le camion sur le toit. Ces roues sont arrachées.
Je vois qu'il est en vie, il sort du camion, puis il y retourne.
Il y a quelqu'un d'autre dans le camion? ça y est, j'ai tué quelqu'un.
Pourquoi la portière ne s'ouvre pas!
Je la dévérouille et je me retrouve enfin le dehors.
Le sol est mouillé. La voiture s'est répandu sur le bitume.
La route est jonchée de débris mélangés de voiture et de camion.
Plastique, verre, rétroviseurs en miettes.
Je cris.
Il y a quelqu'un d'autre dans le camion?
Vous allez bien?
Vous allez bien?
Il va bien, il n'y a personne dans le camion.
Je tombe à genoux sur la route, dans les éclats de verre.
Je pleure.
Je me rends compte que je saigne du nez.
Il me rejoint et me relève.
On tient tout les deux sur nos jambes.
Ouf!
Je me retourne.
La voiture n'est plus qu'une moitié de voiture, en équilibre entre le fossé et la route, adossée à la colline. La roue avant conducteur est au niveau de la portière passager arrière. Le dedans de la carrosserie et de sa structure est devenu le dehors. Elle semble comme ouverte en deux.


J'ai bien cru que c'était la fin!


Je voudrais dire à mes parents, à l'homme qui partage ma vie, à mes amis que je les aime.
Un étoile a brillé au dessus de moi ce jour-là.
La vie est un cadeau, ne l'oublions pas.
Je vous aime.

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 16 septembre 2014

Comme un son creux dans la poitrine.

Bonjour à toi ma licorne.

Une question me turlupine aujourd'hui, est-ce que la vie cesse un jour d'être chaotique?
Je voudrais savoir si toi aussi tu vis ta vis comme des montagnes russes émotionnelles? Est-ce que tu as des périodes de bonheur absolu qui sont bousculées par des périodes où rien ne semble tourner rond, où tout est floue et où tout sent le renfermé?
Évidemment, tu détestes ces périodes, alors, les jours où ça pu un peu moins, qu'un rayon de soleil semble pointer le bout de son nez à travers la fenêtre, tu décrètes que le tout à besoin d'un bon coup de balais. Que tu ne vas pas laisser la poussière noire de ta mélancolie s'installer dans tes pensées. Que tu vas aérer tout ça et que dès demain, la vie aura une autre saveur, parce que la vie on en a qu'une, et il faut en profiter.


Plouf. Tout tombe à l'eau dès que cette mauvaise tristesse revient à la charge et te submerge, lorsque tout recommence à aller de travers. Pourtant, je ne crois vraiment pas que j'ai un tempérament dépressif, c'est juste qu'en tant que grande rêveuse, je croyais, qu'avec le temps, tout finirai par être de façon permanente doux et confortable... foutaises!
Une amie à moi m'a dit aujourd'hui que parler de déprime aide à accepter les troubles, et que dire qu'on est dépressive est vraiment trop extrapoler. En somme, utiliser un petit mot pour apprivoiser ses angoisses, et éviter les grands mots pour ne pas couler. Voilà une solution qui me parait raisonnable.
Je crois qu'éviter le déni reste ce qu'il y a de mieux, verbaliser la chose auprès de ces proches est une excellente étape. Voilà, c'est comme affronter son reflet dans le miroir un lendemain de cuite, on a une salle gueule certes, mais sans miroir, le ravalement de façade est impossible.

Est-ce donc ça l'âge adulte, ne pas exiger le bonheur perpétuel, accepter ses phases downs, et se dire que la vie n'est pas une pub Nutella? Lorsque j'étais enfant, je me disais que les familles des séries américaines avaient beaucoup de chance. Rien n'était suffisamment grave pour entamer le moral des troupes, on riait, on pardonnait, on trouvait des solutions. On était rarement triste et lorsque c'était le cas, cela ne durait jamais bien longtemps. Bon s'appelait aussi Brenda, Brandon, Kimberly et Mike, et ça c'était pas vraiment fun, il faut le dire!
Est-ce pour ça que nous avons plus de mal avec la tristesse aujourd'hui? La tristesse est-elle honteuse? Fait-elle de nous des personnes à éviter lorsqu'elle s'empare de nous? Le triste est-il infréquentable? Il l'est peut-être parce qu'il nous renvoie à nos propres faiblesses. Un peu comme dans le film La Plage où le norvégien mordu par un requin est mis à l'écart pour que, surtout, sa douleur ne pollue pas le paradis qui entoure la communauté, et ne sorte pas de l'illusion sablonneuse de leur propre bonheur feint les autres habitants. Mais d'où vient cette maudite tristesse? Tout le monde la connait, tout le monde en est victime. Elle revêt des couleurs différentes pour chacun mais traverse la vie de tous.

Il faut dissocier tristesse et malheur. Le malheur est brutal, on ne peut passer au travers, il ne dépend pas de nous. La tristesse est plus insidieuse. Elle prend naissance au plus profond de nous, et comme un mauvais herpes, ne disparait jamais, reste en sommeil et ressurgi sournoisement à la moindre fatigue, au moindre stress soutenu. Mais comme on ne peut s'en débarrasser, il faudrait l'accepter, comprendre ses origines et la domestiquer comme un chat errant ou un loup qui deviendrai Croc Blanc. Plus facile à dire qu'à faire! Moi perso, mes tristesses, je ne les aime pas beaucoup. Et pourtant, pourquoi pas, je sens que je devrais les accepter pour m'en défaire de manière plus longues.
Accepter d'être parfois triste pour ne plus l'être, voilà qui est intéressant.


Je ne sais pas ce que tu en penses ma licorne, mais n'hésite à m'en faire part. Sur ce, ne soit pas triste, du moins soit le le moins possible.

Bisous à toi et à très vite!



Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 3 septembre 2014

Cher recruteur, l'employé du mois est juste devant toi!

Bonjour à vous.

C'est la rentrée, et il faudrait vivre en ermite dans une caverne pour que cela nous échappe. Car la rentrée est là, omniprésente, dans la publicité, au journal télévisé et dans toute les conversations.
Et bien, moi aussi je fais ma rentrée, et je déclare la saison du blog 2014-2015 ouverte.

Alors après de merveilleuses vacances en Malaisie (qui feront l'objet d'un prochain post), me voilà de retour dans la réalité qui est la notre. Le mois de septembre et toutes les promesses et les bonnes résolution qu'il porte dans son giron, et c'est un sacré giron.

Donc, je ne déroge pas à la règle, cette rentrée 2014 est pour moi pleine de projets, d'envies et tout et tout, mais ce qui arrive en number one sur ma wishlist c'est évidemment trouver du travail! Ben tiens, c'est qu'il faut bien se nourrir, et en plus quotidiennement!
Non, sans rire, de la façon la plus sérieuse qu'il soit, mes vacances m'ont donné l'occasion de réfléchir avec minutie sur mon projet professionnel, et voilà qu'elles ont été mes conclusions:

        - Et bien, sans surprise, élever des chèvres en montagne ne fait toujours pas partie de mes envies professionnelles (vous comprenez, j'aime pas la neige!).

        - J'aime toujours autant la communication.

        - Je veux travailler dans la communication, car je suis faite et douée pour ça (si si, c'est vrai, sans fausse modestie).

        - Je veux être communicante quand je serais grande... merde ça c'est presque déjà fait, manque plus qu'une boîte pour le prouver!

        - Le metier de conceptrice-rédactrice m'intéresse.

        - Le métier de chargée de communication, ou chef de projet est, je le sens bien, aussi fait pour moi!

        - Allez, rien que pour toi, si je galère trop, je veux bien être ton assistante, toi communicant de talent que tu es!

Bref, cher recruteur, tu l'auras compris, toi qui rêves de m'embaucher, je suis ton employé de l'année. Je suis ultra-motivée, souriante, drôle (je me sens obligée de le repréciser), organisée et professionnelle jusqu'au bout des ongles. J'aime le travail en équipe, tous planchant sur le même projet, le réalisant de concert, chacun y apportant sa contribution par son domaine de compétence, faisant de ce projet un projet exceptionnel retentissant de succès, succès qu'il n'aurait jamais eu si quelqu'un avait plancher seul dessus.
Sinon, niveau compétences techniques, je maitrise les logiciels de PAO, je parle anglais couramment, je sais mettre en place une stratégie de communication, coordonner un projet, partir d'une demande toute simple d'un client, d'une idée et créer un vrai projet autour. J'ai aussi quelques expérience dans l'événementiel.
Je suis diplomate, car les clients peuvent avoir de très mauvaises idées sans s'en rendre compte, et alors, tout en douceur, je les réoriente sans les brusquer. D'ailleurs, souvent ils m'adorent, et c'est pas une blague.
Bref, employeur de mon cœur, je suis la perle rare que tu as toujours cherché. Je suis la pierre manquant à l'édifice de ton agence de communication, le petit truc en plus qui fait marrer les autres, apporte un esprit de cohésion et en plus bosse bien. Tu m'as rêvé et pourtant, j'existais, là, juste sous ton nez.

Alors, adopte moi, et dis moi où je signe ce magnifique CDI que tu rêves de m'offrir!

Bref, vous l'aurais compris, je cherche du boulot, et pas pour de rire. Je suis ultra-motivée. Donc si vous êtes recruteur en région PACA, n'hésitez pas à me contacter. Si vous avez entendu parler d'un job en région PACA, n'hésitez pas à me contacter. Si vous voulez m'envoyer un gros chèque sans aucune contrepartie, n'hésitez pas à me contacter.

N'hésitez pas à me contacter pour toute information complémentaire ou en vue d'un entretien.

Bisous à toi ma licorne!

https://www.youtube.com/watch?v=rMbATaj7Il8


Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 18 juillet 2014

Play and crash

La route. Cette route si usuelle et pourtant incontrôlable.
La route, on la prend tous les jours. Elle est un des outils principaux de notre vie de liberté de déplacements et de mouvements, de notre vie moderne.
La route, en voiture, à vélo, en moto, en camion, elle est un réflexe, une habitude.
Chacun à sa manière de l'arpenter, vite, doucement, à tombeau ouvert.
Tout le monde aime la route, et elle procure à chacun de nous des sentiments forts.
Certains se sentent tout puissants, d'autres sont effrayés, d'autres aiment flâner et prendre leur temps, comme d'instantanés voyageurs méditatifs.
La route, le véhicule, quand on y est seul, on se sent souvent fort, invincible. On aime prendre les routes de campagnes et jouer, le temps d'un instant, certainement comme un exutoire, les pilotes de course d'un trajet.
Mais être pilote ne s'improvise pas toujours. On croit, puisque l'on sent notre véhicule nous obéir au doigt et à l’œil, qu'on le sent vibrer entre nos mains selon notre bon vouloir, on croit que tel un dompteur de lion, on maîtrise la bête. Mais n'oublions pas que même les plus célèbres dompteurs sont vigilants. Ils guettent leurs lions pour ne pas se faire dévorer. Car c'est parfois ce que fait la route, elle nous dévore.

Oui toi automobiliste inconscient, je m'adresse à toi, et je hausse le ton. Tu me fatigues, tu ne penses qu'à toi. Sur la route, il n'y a que toi qui compte. Enfermé dans ta bulle vitrée, tu fais exploser ton égoïsme et tu te crois au dessus de tous. Parce que tu veux que l'on comprenne que toi tu es pressé, ou que toi tu as le temps, et tu imposes ta vitesse et ton imprudence aux autres.
Tu roules si vite sur des nationales étroites, tu doubles sur des lignes blanches ou tu ignores les stops, parce que tu es tellement minable dans ta vie de tous les jours qu'il faut que ta conduite, au moins ici sur la route, t'impose aux autres. Mais n'oublie pas qu'au fond tu n'es qu'un pitoyable médiocre et que de ce fait, tu crois par prétention que tu maîtrises la bête, mais tu ne maîtrise rien, même pas ta stupidité.
Alors pour les autres, les respectueux, les vifs, ceux qui n'ont pas besoin d'un gros 4x4 blanc pour exister, et bien ils doivent être vigilants pour deux puisque tu es trop vaniteux pour l'être seulement pour toi!

Toi qui grilles la priorité dans les ronds point avec ta camionnette pourrie ou ta berline hors de prix, puisque tu penses que tu as le droit, que tu es plus important, que tu as plus de valeur que la personne disciplinée conduisant normalement, tu n'es qu'un déchet. Cela ne me dérange pas plus que ça que tu sois une raclure, cela te regarde, ce qui me gêne plus c'est que les rats crevés dans ton genre ont tendance à créer des accidents dans lesquels ils ne sont pas seuls. Tu blesses, tu tues à cause de ta misérable imprudence.
Tu renverses des passants, tu embouties des voitures, tu tues des motards, des adolescents en scooter, des femmes enceintes, des enfants.
Je te méprises irresponsable conducteur foireux. On te donnerait un révolver que ça serait pareil, tu tirerais dans la foule au hasard. Mais j'en ai marre de t'éviter. Je suis fatiguée de ton abjecte désinvolture, de ton manque de respect, de ton agressivité et de tes agressions répétées.

Dans ma vie, les seuls accidents que j'ai eu son à cause de toi. Parce que je n'ai pas réussi à t'éviter malgré tous mes efforts. A cause de toi, il y a sept ans, j'ai fait des tonneaux sur l'autoroute, lancée à 120 kilomètres/heures parce que, ne regardant que toi, tu t'es rabattu sur ma voiture, malgré mes appels de phares, malgré mes coups de klaxon, malgré mon habileté à la conduite. Tu ne t'es pas excusé, tu as voulu faire croire que c'était ma faute, tu l'as clamé sur les lieux de l'accident plutôt que de venir voir si j'allais bien. Fils de pute! Je te souhaite un platane dans les règles, toi seul contre l'arbre, et devine quoi, tu n'as aucune chance de gagner et je m'en réjouie!
Et puis lundi, tu as remis ça. Sans te démonter, alors que comme une pauvre conne bien élevée je me serrais sur la bas côté pour te laisser passer sur cette étroite route de campagne, tu n'as pas ralenti, prétentieux personnage que tu es, tu n'as pas ralenti et tu ne t'es pas serré sur le bas côté. Tu as éclaté mon rétroviseur, et comme j'avais la fenêtre ouverte, les éclats de verre ont lacéré mon bras et mon cou à plusieurs endroit. Tu vois comme tu te sur-estimes, tu crois que tu conduits bien, tu crois que tu es quelqu'un de bien, un bon père, une bonne mère, et pourtant tu t'es enfuies me laissant avec mon sang qui coulait sur mon bras et se rependait sur ma robe.
Je te hais ignoble merde puante. Je voudrais t'éclater la tête avec une batte de baseball.
Le rétroviseur je m'en fiche, tu te serais arrêté et excusé, idiote que je suis, je t'aurais immédiatement pardonné. Mais tu as entendu mes cris, tu as vu mon sang et entendu mes pleurs... tu es quand même parti. Je te souhaite le pire, je te souhaite un ravin, je te souhaite un pont. Je te souhaite de heurter un mur, seul, et que personne ne te vienne en aide dans ta lente agonie.
Je suis épuisé de toi qui mets quotidiennement mes nerfs à l'épreuve et ma vie en danger dès que je sors de chez moi. Chauffard tu es une plaie purulente sur les belles routes que j'aime sillonner avec agilité, prudence et respect. Trois mots que tu ne connais évidemment pas!

Une question. Après un délit de fuite, après avoir causé un accident, le matin, ça se passe comment devant ta glace? Le pire c'est que je suis certaine que tu es satisfait de toi-même, que tu trouves que tu es quelqu'un de formidable prêt à anéantir les autres encore une fois, sujet de ta pathétique ambition typique du vendeur d'assurance raté que l'on trouve dans le cinéma indépendant américain. Le problème c'est que les cons comme toi sont nombreux, et que ni toi ni ton mari ni ta femme, ni tes enfants ne sont à l’abri de tomber, au détour d'une route, sur l'un de tes congénères d'écraseurs de gens! Je te dirais bien de méditer là dessus, mais tu serais bien capable de ne pas te reconnaitre dans ce portrait tant tu es étouffé dans ta gerbante estime de toi.

Je te vomis raclure de bidet, et essaye de ne pas croiser ma route la prochaine fois!




Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 16 juin 2014

What a shame! ... je suis en couple!

Bonjour à toi ma pomme d'amour! Comment te portes-tu aujourd'hui?

Je viens à toi avec un réel sujet de société, je viens vers toi avec ma honte et ma culpabilité, je viens  pour t'avouer un inavouable secret... et oui, tu as deviné, je sens ta déception... oui, je suis en couple.

Je ne sais pas si cela tient au positionnement marketing de la célibattante dont le public cible est générateur de profits, ou si c'est une véritable révolution, mais il semblerait que pour être dans l'air du temps, il faut détester les hommes, pensez qu'ils sont indignes de confiance, tenter la relation amoureuse mais très vite constater que l'on est mieux seule, et surtout, détester ses consœurs qui filent le parfait amour en décrétant qu'elles sont niaises, dénuées d'intérêt et forcément esclaves de leur homme. Ben du coup, moi je me sens un peu mal à l'aise de dire que je suis en couple et heureuse de l'être.

Alors je n'ai d'autre choix que de m'interroger, je fais le bilan, je me questionne et me demande si, comme bon nombre de célibattantes l'affirme, je ne suis pas qu'une pauvre idiote qui subit le couple pour ne pas être seule. Je me demande si je ne me suis pas transformée en ménagère des années 50, sans but personnel, errant comme une âme en peine entre le lave-vaisselle et la corbeille à linge, le chiffon à poussière à la main, ne pensant qu'à combler mon homme qui, les célibattantes vous le diront, doit certainement être en train de me tromper avec sa jeune et fringante secrétaire. Oui parce qu'en fait, être en couple pour beaucoup de célibataires épanouies et fières de l'être, c'est ne plus être soi, c'est être encombré d'un poids mort qu'on appelle aussi conjoint, qui nous menotte au pied du lit et pas que pour la bagatelle, qui nous vole nos rêves et notre liberté.
Alors après que ma culpabilité et moi nous ayons fait une réunion au sommet face à ce ramassis de clichés, que j'eus passé au crible tous les désespérants états dans lesquels je suis supposé être à cause de mon compagnon dans cette navrante image du couple que l'alliance des célibattantes célibataires dictatatrices à grossièrement brossé à l'aide d'une balayette à chiotte, nous nous regardons, ma culpabilité et moi, et nous hésitons entre pouffer de rire ou lever les yeux aux ciel.
Mais pourquoi faut-il toujours que l'être humain soit dans un perpétuel clivage? Le noir et le blanc, le bien et le mal, la droite et la gauche, les hommes et les femmes, Tintin et Milou, les célibataires et les gens en couple! Non mon caramel, non, je te le dis, nous ne sommes pas obligés de nous déprécier et de critiquer perpétuellement la différences que l'on assimile trop aisément à l'opposition.

Personnellement, je n'ai absolument rien contre les célibataires, qu'ils soient hommes ou femmes. D'ailleurs, puisque nous en sommes aux confidences, je vais même te livrer un petit secret. J'ai moi-même été célibataire, et même plusieurs fois si tu veux savoir, et même longtemps, jusqu'à deux années consécutives. Oui je l'avoue, j'ai été de l'autre bord. Mais bizarrement, je n'ai jamais détester les gens en couple, je n'ai jamais cloué au piloris mes amies célibataires. Étonnamment, j'aime que les gens soient heureux. Je sais, c'est honteux. A une époque ou l'aigreur, la jalousie et la détestation arbitraire de nos semblables est en vogue, je suis une indécrottable gentille fille, incapable d'envier les gens parce qu'ils ont ce que j'aimerais avoir.
Attention, je vous entends déjà, je ne dis pas que célibataire je me rêvais forcément en couple, car je pense que chaque personne doit kiffer la life grave seule, et se construire seule pour un jour être heureux à deux. J'ai adoré mes soirée de flirt, mes apéros entre copines à dénigrer du mâle, parce que bien entendu, nous les filles, ont est toute un peu langue de pute! Néanmoins, je n'ai jamais jugé une nana parce qu'elle était en couple, en assimilant le couple à une prison sur laquelle tout le monde devrait gerber. Et maintenant je ne dénigre pas les filles célibataires qui n'ont pas d'attache et qui n'en veulent pas.
Je voudrais juste vivre dans un monde de bisounours où tout le monde se respecte.

Pour moi le couple c'est l'agrandissement des perspectives et pas l'enfermement, c'est ne pas vivre que pour soi mais vivre pour nous avec des projets communs, c'est ouvrir son esprit avec l'univers de l'autre, c'est partager ce qu'on aime, c'est rire, c'est pleurer aussi, c'est du bonheur, c'est des disputes, c'est des incompréhensions mais aussi des conversations, c'est la diversité, c'est la vie, c'est le foyer et la famille, c'est le choix, c'est la liberté. C'est ma vision du couple. Ça n'a pas toujours marché, je suis partie. Aujourd'hui ça marche, et je vous assure, même si parfois il y a un peu de niaiserie, il y a surtout beaucoup d'amour et de complicité, c'est tout sauf une prison!

Alors célibattante, écoute moi bien, c'est pas parce que tu n'aime pas le couple qu'il faut en dégouter les autres! Et à trop crier ton dégout, moi je n'entends que ta frustration, alors méfie toi, parce qu'avoir l'air mort de faim n'a jamais fait mordre le poisson à l'hameçon!

Sur ceux, paix et amour mes canards, aimez-vous les uns les autres!






Rendez-vous sur Hellocoton !